Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Tentations de l'éthique. Petit traité de la bien-maltraitance suivi de Dire mourir, portrait d'homme
Fournier Emmanuel ; Mino Jean-Christophe
ECLAT
18,00 €
Épuisé
EAN :9782841626502
La question de l'éthique est au coeur de la pratique médicale et elle prend une dimension particulière en milieu hospitalier où elle engage aussi les autorités qui répondent du service public. Depuis quelques années, le vocabulaire de l'éthique s'est 'enrichi' de nouveaux termes (résilience, bientraitance, empowerment...) liés à des injonctions qui, dans les faits, traduisent des générosités ambivalentes et posent de difficiles questions d'obéissance et de responsabilité. Ce mouvement semble aller de pair avec la contrainte économique et gestionnaire croissante qui pèse sur notre système de santé, où s'ébattent des individus empowermentés ou résilients et où la bientraitance labellisée prend la forme d'une bien-maltraitance. A la suite de ses écrits sur le langage et le cerveau, Emmanuel Fournier, professeur de médecine et d'éthique à la Pitié-Salpêtrière, dresse un portrait au scalpel de ces bouleversements, et propose une réflexion philosophique à la fois critique et constructive pour dépasser les tentations équivoques de l'éthique et aider chacun à aborder autrement les questions posées par le soin. Le texte est suivi de Dire mourir, un recueil de paroles de patients en soins palliatifs qui figuraient déjà dans Les mots des derniers soins (Belles Lettres, 2008), coécrit avec Jean-Christophe Mino. Emmanuel Fournier (1959), philosophe, poète et professeur de médecine, a disparu brutalement en avril 2022. Il a publié à l'éclat plusieurs ouvrages, depuis Croire devoir penser (1996) ou Insouciances du cerveau (2016), jusqu'à sa Philosophie infinitive (2014). Il est aussi l'auteur des Mots des derniers soins (2008), La fabrique du visage (2010) ou Transplanter (2015).
Brugère Fabienne ; Fournier Emmanuel ; Frattini Ma
Que signifie " prendre soin " ? La médecine se présente avant tout comme une activité curative dont le but est de guérir. Cette conception est mise à l'épreuve par le développement de maladies incurables (maladies chroniques, dégénératives, génétiques ou orphelines, cancers, etc.) qui réoriente le sens de la médecine et suggère d'autres modèles de soin, de relations entre soignants et patients. Venues du monde anglo-saxon, les philosophies du care participent de ce renouvellement qui met le " prendre soin " au coeur de la vie relationnelle. La pandémie de Covid-19 a rendu visibles ces " travailleurs de l'ombre " qui non seulement assurent les traitements médicaux, mais sont aussi attentifs aux multiples besoins des patients.
Un petit livre précieux, très simplement écrit et en même temps profond. Il est conçu à deux voix, où se suivent deux itinéraires, deux expériences d'Ouessant, à la fois différentes et proches, s'enrichissant l'une l'autre de leur récit. Chacun raconte pourquoi il a choisi Ouessant, pourquoi il y est revenu régulièrement depuis quarante ans, au point de s'y établir la moitié de l'année. En quoi l'île les a-t-elle aidés et portés, ailleurs, dans leur vie ? Et d'abord, qu'est-ce que l'idée d'île ? Au-delà peut-être de ces expériences personnelles, pourquoi le lieu de l'île est-il important dans l'imaginaire ? Françoise Péron y répond en géographe, mais aussi en femme de la terre et en poète des lieux. Emmanuel Fournier, en philosophe, en homme des rivages et en semeur de vents. Chacun met ses pas dans l'île de l'autre. Dans cette confrontation de la géographie et de la philosophie, c'est aussi un peu d'Ouessant qui se révèle ou s'évade.
Résumé : La langue n'est pas tout, mais si ça cloche avec la langue, comment cela pourrait-il aller ailleurs ? Eventre quelques phrases et enfonce-toi avec les verbes dans la chair même de nos inquiétudes. Tu verras les questions qui se trament, tout ce que nous machinons avec trois fois rien, si nous avons besoin de plus, s'il y a de quoi rire, jouir ou souffrir.
Résumé : Depuis quelques années, avec le développement de la neuroscience, de la neuroimagerie, la neuropsychologie, on accorde une place toujours plus grande au cerveau, qui régenterait non seulement notre pensée, mais aussi nos émotions, nos doutes, nos amours, etc. , au point que ce n'est plus tant l'humain qui pense, est ému, doute, aime etc. , mais la "matière cérébrale", promue au rang d'ordonnatrice de nos vies et de nos espérances. La médecine neuroenthousiaste emboîte le pas et dresse une carte du cerveau qui ressemble de plus en plus à la carte du T endre d'une Melle de Scudéry devenue neurologienne. Après Creuser la cervelle, E. Fournier dresse un réquisitoire sans appel contre ce nouvel ordre cérébral qui nous prépare un monde d'écervelés à la merci des Pères Ubu de la neuroquelquechose.
Yona Friedman est né à Budapest en 1923. Il vit et travaille à Paris depuis 1948. Il a publié de nombreux livres, parmi lesquels: L'Architecture mobile (Casterman, 1970), Pour une architecture scientifique (Belfond, 1971), L'Univers erratique (PUF, 1994). Ses Utopies réalisables, publiées pour la première fois en 1975, ont été rééditées aux édifions de l'éclat en 2000.
Dans les traditions philosophiques occidentales, c'est à la critique développée par la pensée marxiste que l'on doit de pouvoir aborder l'oeuvre de Moses Hess (1812-1875). Pourtant, le "rabbin des communistes", comme on l'a appelé, fut l'un des penseurs du XIXe siècle qui questionna au plus près les conditions de la liberté et de l'égalité sociales, en même temps qu'il ouvrit la voie à l'idée d'un foyer juif en Palestine, où cette liberté et cette égalité se seraient pleinement épanouies. Dans les études juives, la philosophie de Moses Hess est rarement évoquée, si l'on excepte quelques commentaires qui font de lui ce "communiste et sioniste, qui joua un rôle décisif dans le premier mouvement et inventa virtuellement le second". Le livre de Jean-Louis Bertocchi veut porter un éclairage nouveau sur cette oeuvre pionnière et singulière à bien des égards, dont le coeur est bel et bien la discussion serrée, "en accord divergeant", de la pensée de Spinoza, lu attentivement par Marx lui-même, et qui, dans le ciel d'un humanisme juif émancipé et émancipateur, dessine une constellation en perpétuel mouvement, où scintillent tour à tour philosophie, communisme et sionisme.
Résumé : Les Chatons des Sagesses des Prophètes (Fusûs al-Hikam) est le livre le plus célèbre d'ibn 'Arabi (1165-1240), qui dit l'avoir reçu de la main du prophète dans une vision en songe. Il y décrit les nombreuses 'semblantes' qui reconduisent à l'unité divine, où viennent s'enchasser les dires les grands prophètes, depuis Adam jusqu'à Muhammad, en passant par Idris et Abraham, Ismael et Jacob, Ezra et Jésus, Job et Jean, Moïse et Khâlid, embrassant dans un même geste 27 prophéties issues des trois monothéismes et se concluant par un hymne au féminin d'une étonnante modernité. Plusieurs fois publié, les Chatons des sagesses paraît ici non seulement dans une version intégrale, mais traduit sur la base d'un manuscrit autographe du plus proche disciple d'ibn 'Arabi, Sadr al-clin Qunawi, signé de la main de l'auteur. Le texte introduit à une pensée parmi les plus riches de l'islam spirituel, dont "l'influence fut d'une portée considérable" comme l'a écrit Henry Corbin, même si le soufisme d'ibn 'Arabi, qui privilégie l'imaginaire sur les intelligences, et considère que la divinité est trop vaste et trop sublime pour être enfermée dans un seul dogme, suscita autant d'enthousiasmes que d'anathèmes au sein de l'orthodoxie musulmane.
Depuis la parution de Eichmann à Jérusalem de Hannah Arendt en 1962, le concept central du livre, la « banalité du mal », a fait l?objet de très nombreuses polémiques et discussions, dont les pièces sont données en appendice de ce volume. Mais aujourd?hui, à l?occasion du 50ème anniversaire du procès Eichmann, des historiens, des psychiatres, des écrivains et des philosophes engagent un débat posthume avec l?auteur du « reportage», autour des destins de ce concept, qui a permis de méditer les écrits et dires des exécuteurs et des rescapés, mais n?a pas résolu l?énigme de cette banalisation des bourreaux, qui a transformé ces criminels exterminateurs en « hommes ordinaires ». Comment la banalisation de la « banalité du mal » a-t-elle joué contre le sens de la formule est au coeur de la discussion contemporaine.