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Place de la Sorbonne N° 9, mai 2019
Fourcaut Laurent
SUP
20,00 €
Épuisé
EAN :9791023106442
L' "Invitée" , Claude Debon, l'une des meilleurs spécialistes de Guillaume Apollinaire, fait le point sur la situation, cent ans après la mort du poète, d'une oeuvre dont la modernité semble inépuisable. "L'Entretien" permet à Bruno Doucey, poète et éditeur qui a su en peu d'années donner à sa maison une belle expansion, de retracer son parcours et d'exprimer sa détermination et ses convictions en matière d'édition de poésie. La "Poésie contemporaine de langue française" propose des textes d'auteurs confirmés, mais donne aussi la parole à de jeunes poètes. "Langues du monde" continue son tour d'horizon des poésies étrangères : une certaine poésie italienne d'aujourd'hui que le lecteur peut y découvrir, dans le cadre d'un échange original entre Place de la Sorbonne et la revue italienne Atelier. Il nous donne à voir la vitalité d'une poésie pour qui le monde extérieur, l'histoire, mais aussi bien sûr le lyrisme intime et la diversité des formes existent résolument. "Contrepoints" est consacré à des oeuvres photographiques de Luc Georges, "une série de photographies issue d'une année de rencontres avec les habitants de la Cité ouvrière de Mulhouse" . Les commentaires de Gérard Berthomieu dans "Vis-à-vis" portent sur des textes d'Antoine Emaz, né en 1955, auteur d'une oeuvre de tout premier plan. Quant à la rubrique "Echos" , elle se compose de deux volets : l'un, dû à Jacques Le Gall, excellent connaisseur du poète, propose une riche synthèse sur la vie et l'oeuvre de Francis Jammes, qui naquit en 1868, voici cent cinquante ans ; l'autre, signé de Bénédicte Gorrillot, analyse avec minutie la nature du rapport de Christian Prigent à Homère dans son livre Commencement (1989). L' "Invitée" , Claude Debon, l'une des meilleurs spécialistes de Guillaume Apollinaire, fait le point sur la situation, cent ans après la mort du poète, d'une oeuvre dont la modernité semble inépuisable. "L'Entretien" permet à Bruno Doucey, poète et éditeur qui a su en peu d'années donner à sa maison une belle expansion, de retracer son parcours et d'exprimer sa détermination et ses convictions en matière d'édition de poésie. La "Poésie contemporaine de langue française" propose des textes d'auteurs confirmés, mais donne aussi la parole à de jeunes poètes. "Langues du monde" continue son tour d'horizon des poésies étrangères : une certaine poésie italienne d'aujourd'hui que le lecteur peut y découvrir, dans le cadre d'un échange original entre Place de la Sorbonne et la revue italienne Atelier. Il nous donne à voir la vitalité d'une poésie pour qui le monde extérieur, l'histoire, mais aussi bien sûr le lyrisme intime et la diversité des formes existent résolument. "Contrepoints" est consacré à des oeuvres photographiques de Luc Georges, "une série de photographies issue d'une année de rencontres avec les habitants de la Cité ouvrière de Mulhouse" . Les commentaires de Gérard Berthomieu dans "Vis-à-vis" portent sur des textes d'Antoine Emaz, né en 1955, auteur d'une oeuvre de tout premier plan. Quant à la rubrique "Echos" , elle se compose de deux volets : l'un, dû à Jacques Le Gall, excellent connaisseur du poète, propose une riche synthèse sur la vie et l'oeuvre de Francis Jammes, qui naquit en 1868, voici cent cinquante ans ; l'autre, signé de Bénédicte Gorrillot, analyse avec minutie la nature du rapport de Christian Prigent à Homère dans son livre Commencement (1989).
Disparu en mars 2004, Claude Nougaro laisse une oeuvre véritable. Auteur-interprète de ses chansons, il est aussi un poète à part entière. Ses textes, dont les premiers furent écrits dans les années cinquante, s'alimentent à une puissance de désir qui l'apparente à des artistes comme Victor Hugo ou Picasso. Ce livre s'attache à décrire les structures de l'imaginaire d'un univers poétique généreux et baroque, dont la mélancolie est combattue par une énergie puisée au sentiment profond d'une appartenance cosmique. La principale de ces structures donne son titre à l'ouvrage. Elle consiste en ceci que l'oeuvre de Nougaro se laisse globalement définir, du début à la fin, comme une entreprise pour conférer la forme adéquate aux forces du bas — forces du corps, des parias, du désir. Cette structure caractérise donc aussi la poétique de l'artiste : la plasticité sensuelle du travail des mots, le tissage serré, amoureux, des métaphores permettent l'émergence de formes textuelles régénérées, où haut et bas, matière et âme se conjoignent, formes dans lesquelles la bête trouve alors à prendre allègrement figure, le monstre — qui n'était monstrueux que d'être informe, privé de l'exutoire de formes — se dénouant ainsi en ange.
Place de la Sorbonne, revue de poésie contemporaine de Sorbonne Université, fait paraître son dixième numéro. On y trouve des textes de création, tant de poésies étrangères (un passionnant dossier sur des réécritures européennes contemporaines de poètes symbolistes français) que de poésie française et francophone, dans un esprit d’ouverture à tous les courants qui traversent la poésie actuelle. Mais aussi de nombreuses études sur la création poétique vivante (Michel Deguy, Christophe Tarkos, poésie et pensée). Un entretien avec Jacques Roubaud permet de faire le bilan d’une des oeuvres majeures d’aujourd’hui. Des hommages sont rendus aux poètes récemment disparus : Marie-Claire-Bancquart, Antoine Emaz, Lorand Gaspard, John Giorno, Emmanuel Hocquard, ainsi qu’un grand critique, Jean-Pierre Richard. La rubrique «Contrepoints» donne à admirer quelques oeuvres fascinantes de Nadia Guerroui. Ce numéro peut être considéré comme une contribution essentielle à une meilleure connaissance de la poésie contemporaine.
Un des tout premiers essais sur l'oeuvre de Christian Prigent, un des écrivains d'avant-garde majeurs de ce temps, fondateur de la revue TXT, à la fois poète, romancier, essayiste, critique d'art et performeur. Ce livre est un des tout premiers essais sur l'oeuvre de Christian Prigent, né en 1945, un des écrivains d'avant-garde majeurs de ce temps, fondateur de la revue TXT, dans la mouvance de Tel Quel, à la fois poète, romancier, essayiste, critique d'art et performeur. Les dix chapitres rassemblés ici présentent autant d'études d'oeuvres parmi les plus significatives de l'auteur, dans les domaines de la poésie et du roman. Professeur émérite, Laurent Fourcaut s'est attaché à situer l'écrivain dans la littérature contemporaine, en héritier des auteurs dont il s'est réclamé : Lucrèce, Rabelais, Rimbaud, Jarry, Bataille, Ponge, Denis Roche... Il a également entrepris de définir une écriture puissante qui tire son énergie d'un rythme branché sur le corps et qui défait les formules et représentations enkystées dans la langue pour qu'émerge le plus de réel (biographique, social et politique) possible. L'ouvrage présente aussi une bibliographie complète, tant de l'oeuvre foisonnante de Prigent que de ce qui a été écrit à son sujet.
Le progrès technique est-il issu du seul esprit de scientifiques, ou le résultat d'un encouragement politique ? La "révolution scientifique" à l'oeuvre entre le XVIe et le XVIIIe siècle donne lieu à un foisonnement sans précédent d'innovations scientifiques et techniques, mettant en scène un fructueux dialogue entre science(s) et pouvoir(s). L'ouvrage propose des mises au point historiographiques sur des thèmes encore peu explorés : débats autour de l'attraction magnétique, naissance de la médecine du travail, intervention royale dans la recherche d'une méthode de calcul des longitudes, ingénierie des aménagements portuaires...
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "
Tabeaud Martine ; Browaeys Xavier ; des Gachons An
Des centaines d'aquarelles. Un seul et même motif : le ciel de la Champagne. André des Gachons (1871-1951), artiste peintre, météorologue bénévole, a saisi presque chaque jour, pendant près de quarante ans, des instantanés du paysage céleste. Il les a associés à des relevés météorologiques. A l'état de l'air, il a ajouté un tableau du ciel, dont les couleurs et les formes changeantes devaient permettre de prévoir le temps du lendemain. Au temps de la Grande Guerre, ces oeuvres sont des documents de premier ordre, lorsqu'on les met en regard des témoignages des soldats et des officiers, qui étaient dans la boue des tranchées, les nacelles des ballons, à bord des avions ou derrière les canons. La "météo" était l'une de leurs préoccupations quotidiennes. Chaque jour, André des Gachons a donné des couleurs au temps. Il nous a laissé des ciels de Champagne qui entrent ainsi dans l'histoire de la guerre 1914-1918.