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Christian Prigent, contre le réel, tout contre
Fourcaut Laurent
SUP
10,90 €
Épuisé
EAN :9791023107241
Un des tout premiers essais sur l'oeuvre de Christian Prigent, un des écrivains d'avant-garde majeurs de ce temps, fondateur de la revue TXT, à la fois poète, romancier, essayiste, critique d'art et performeur. Ce livre est un des tout premiers essais sur l'oeuvre de Christian Prigent, né en 1945, un des écrivains d'avant-garde majeurs de ce temps, fondateur de la revue TXT, dans la mouvance de Tel Quel, à la fois poète, romancier, essayiste, critique d'art et performeur. Les dix chapitres rassemblés ici présentent autant d'études d'oeuvres parmi les plus significatives de l'auteur, dans les domaines de la poésie et du roman. Professeur émérite, Laurent Fourcaut s'est attaché à situer l'écrivain dans la littérature contemporaine, en héritier des auteurs dont il s'est réclamé : Lucrèce, Rabelais, Rimbaud, Jarry, Bataille, Ponge, Denis Roche... Il a également entrepris de définir une écriture puissante qui tire son énergie d'un rythme branché sur le corps et qui défait les formules et représentations enkystées dans la langue pour qu'émerge le plus de réel (biographique, social et politique) possible. L'ouvrage présente aussi une bibliographie complète, tant de l'oeuvre foisonnante de Prigent que de ce qui a été écrit à son sujet.
La phrase de Rabelais (Gargantua, chapitre XVI) - inversion scandaleuse, provocatrice, subversive, du dicton " Si n'étaient messieurs les clercs [les gens d'église], nous vivrions comme bêtes. A " - cette phrase mise en épigraphe donne son titre à ce livre et en programme le propos. Il s'agit en effet non seulement de dénoncer la réduction croissante des espaces laissés aux animaux et la disparition plus ou moins avancée de quantité d'entre eux, mais d'opposer, à la dignité des bêtes qui vivent de plain-pied avec le réel, intouchées qu'elles sont par le langage, la prolifération désastreuse d'une humanité que la course absurde à l'argent de quelques-uns abâtardit en même temps qu'elle détruit la nature et exténue la terre.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Place de la Sorbonne, revue de poésie contemporaine de Sorbonne Université, fait paraître son dixième numéro. On y trouve des textes de création, tant de poésies étrangères (un passionnant dossier sur des réécritures européennes contemporaines de poètes symbolistes français) que de poésie française et francophone, dans un esprit d’ouverture à tous les courants qui traversent la poésie actuelle. Mais aussi de nombreuses études sur la création poétique vivante (Michel Deguy, Christophe Tarkos, poésie et pensée). Un entretien avec Jacques Roubaud permet de faire le bilan d’une des oeuvres majeures d’aujourd’hui. Des hommages sont rendus aux poètes récemment disparus : Marie-Claire-Bancquart, Antoine Emaz, Lorand Gaspard, John Giorno, Emmanuel Hocquard, ainsi qu’un grand critique, Jean-Pierre Richard. La rubrique «Contrepoints» donne à admirer quelques oeuvres fascinantes de Nadia Guerroui. Ce numéro peut être considéré comme une contribution essentielle à une meilleure connaissance de la poésie contemporaine.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "
Le progrès technique est-il issu du seul esprit de scientifiques, ou le résultat d'un encouragement politique ? La "révolution scientifique" à l'oeuvre entre le XVIe et le XVIIIe siècle donne lieu à un foisonnement sans précédent d'innovations scientifiques et techniques, mettant en scène un fructueux dialogue entre science(s) et pouvoir(s). L'ouvrage propose des mises au point historiographiques sur des thèmes encore peu explorés : débats autour de l'attraction magnétique, naissance de la médecine du travail, intervention royale dans la recherche d'une méthode de calcul des longitudes, ingénierie des aménagements portuaires...