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Alfred Capus ou le sourire de la Belle Epoque
Fougère Marie-Ange
EUD
16,00 €
Épuisé
EAN :9782364414549
Premier ouvrage consacré à Alfred Capus, figure emblématique de la Belle Epoque qui incarnait une forme d'esprit, une ironie souriante représentant l'esprit français par excellence. Alfred Capus (1857-1922), totalement oublié aujourd'hui, fut une gloire de la Belle Epoque. Il fut d'abord un chroniqueur apprécié pour son ironie souriante et sa fantaisie, puis un romancier, mais c'est au théâtre qu'il triompha : La Veine rencontra, en 1901, un énorme succès et fit de lui le dramaturge à la mode, célébré pour à la fois sa légèreté pleine d'esprit et son observation lucide des moeurs contemporaines. Elu à l'Académie française en 1914, rédacteur en chef au Figaro de 1914 à 1920, il fut salué, à sa mort en1922, comme l'incarnation de l'esprit français. Cet ouvrage souhaite rendre justice à écrivain ignoré par l'histoire littéraire, en restituant les grandes lignes de sa vie et de sa carrière, mais aussi à replacer ses écrits, chroniques et pièces de théâtre en particulier, dans le champ littéraire de leur époque.
Les Contes cruels effectuent un va-et-vient constant entre le réel qu'ils dénigrent en paraissant l'encenser et l'absolu auquel ils renvoient en semblant s'en moquer : l'un présuppose l'autre. Le "malaise salutaire de l'écriture" dont parlait Roland Barthes à propos de Flaubert, Villiers l'obtient par cette impossible synthèse : dans ses contes, il présente en même temps - tel est le Janus de la modernité - une face grave et une face sardonique. La dédicace de L'Eve future, "Aux rêveurs, aux railleurs", aurait donc eu tout aussi bien sa place au début des Contes cruels, comme, d'ailleurs, au fronton de toute l'oeuvre d'un poète qui "ironis[a] son rêve quand la vie le dégoûtait même du rêve"". Marie-Ange Voisin-Fougère.
Résumé : En face de la pauvre boutique du père Baudu se dresse dans toute son arrogance le Bonheur des Dames, nouveau temple de la consommation féminine, dirigé par l'ambitieux Octave Mouret qui est prêt à tout pour faire prospérer son affaire. C'est alors sous le regard fasciné de la jeune provinciale Denise, bien décidée à travailler au Bonheur, que va se jouer la bataille du commerce moderne... Dénonciation des excès du système capitaliste, le onzième volume de la série des Rougon-Macquart, où fourmillent les descriptions des expositions aguicheuses et des étalages à faire rêver le chaland, est aussi le grand roman zolien du désir et de la joie.
Après le traumatisme causé au légendaire esprit français par la terreur, le XIXe siècle est soucieux de redonner sa place au rire. Aussi croit-il bon d'invoquer la figure d'un des grands maîtres : Rabelais. Cet intérêt ne se dément pas au fil des années : écrivains, critiques, journalistes, mais aussi illustrateurs et caricaturistes, tous s'intéressent à lui, qu'il s'agisse de l'éditer, de le commenter ou encore de l'imiter. Toutefois, Rabelais décourage les lecteurs par sa langue comme par le foisonnement de son œuvre. Prévaut donc le plus souvent l'idée que l'on se fait de lui. Surtout, Rabelais est convoqué par le XIXe siècle pour conforter la tradition supposée du rire français et ainsi restaurer l'identité nationale. Cela suppose que l'on tronque, que l'on émascule son œuvre pour en faire ce que l'on veut qu'elle soit. Étudier, sous l'angle du rire, la réception de Rabelais à cette période revient donc à mettre au jour un malentendu qui en dit long sur les aspirations, les regrets et les fantasmes qui furent ceux du XIXe siècle lui-même.
Ce volume propose un article sur chacune des oeuvres inscrites au programme de l'agrégation (externe et interne) de lettres 2025 : la littérature française du Moyen Age au XXe siècle - Le bestiaire d'amour et la Response du Bestiaire de Richard de Fournival, Les angoisses douloureuses qui procèdent d'amour d'Hélisenne de Crenne, Le Menteur suivi de La suite du Menteur et La Place Royale de Corneille, De la littérature de Germaine de Staël, Les poèmes antiques et modernes - Les Poèmes philosophiques d'Alfred de Vigny, Dans la solitude des champs de coton et Combat de nègre et de chiens suivi des Carnets de Bernard-Marie Koltès ; les deux questions de littérature comparée - "Romans du "réalisme magique"" et "Poésies américaines : peuples, langues et mémoires" ; enfin le cinéma - Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma. Chaque article, rédigé par un spécialiste de l'oeuvre ou de la question, développe un point essentiel à la compréhension des enjeux littéraires et esthétiques propres à chacune. Le volume offre donc un panorama complet et d'excellence sur le programme. Il constitue un outil indispensable pour la préparation du concours des agrégations de lettres 2025.
La psychomécanique du langage, fondée par G Guillaume (1883-1960), a longtemps suscité des études consacrées à l'histoire des langues (en particulier du français), et a parfois été tenue pour une linguistique fondamentalement diachronique. Cependant, aucune synthèse n'avait encore été consacrée à l'exposition des conceptions guillaumiennes de la diachronie et du changement linguistique. La linguistique diachronique suscitant un regain d'intérêt sans cesse croissant, c'est cette lacune que le présent ouvrage vise à combler, en réunissant l'ensemble des propositions théoriques de Guillaume relatives à la diachronie. S'il présente la diachronie telle qu'elle est développée dans le cadre conceptuel de la psychomécanique du langage, l'ouvrage vise également à confronter cette théorie aux propositions du paradigme du changement linguistique, et à mesurer ainsi les points d'accord et les singularités de chacune de ces deux approches de l'histoire de la langue.