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Le rire de Rabelais au XIXe siècle. Histoire d'un malentendu
Fougère Marie-Ange
EUD
20,00 €
Épuisé
EAN :9782915611151
Après le traumatisme causé au légendaire esprit français par la terreur, le XIXe siècle est soucieux de redonner sa place au rire. Aussi croit-il bon d'invoquer la figure d'un des grands maîtres : Rabelais. Cet intérêt ne se dément pas au fil des années : écrivains, critiques, journalistes, mais aussi illustrateurs et caricaturistes, tous s'intéressent à lui, qu'il s'agisse de l'éditer, de le commenter ou encore de l'imiter. Toutefois, Rabelais décourage les lecteurs par sa langue comme par le foisonnement de son œuvre. Prévaut donc le plus souvent l'idée que l'on se fait de lui. Surtout, Rabelais est convoqué par le XIXe siècle pour conforter la tradition supposée du rire français et ainsi restaurer l'identité nationale. Cela suppose que l'on tronque, que l'on émascule son œuvre pour en faire ce que l'on veut qu'elle soit. Étudier, sous l'angle du rire, la réception de Rabelais à cette période revient donc à mettre au jour un malentendu qui en dit long sur les aspirations, les regrets et les fantasmes qui furent ceux du XIXe siècle lui-même.
Résumé : Ce volume propose un article sur chacune des oeuvres inscrites au programme de l'agrégation (externe et interne) de Lettres 2023 : la littérature française du Moyen Age au XXe siècle - Anthologie d'Eustache Deschamps, La Mariane, La Mort de Sénèque, Osman de Tristan L'Hermite, La Religieuse de Diderot, Les Pleurs de Marceline Desbordes-Valmore et Le Temps retrouvé de Marcel Proust ; les deux questions de littérature comparée - "Théâtres de l'amour et de la mémoire" et "Fictions animales" ; enfin le cinéma - Tout sur ma mère de Pedro Almodovar. Chaque article, rédigé par un spécialiste de l'oeuvre ou de la question, développe un point essentiel à la compréhension des enjeux littéraires propres à chacune. Le volume offre donc un panorama complet et d'excellence sur le programme. Il constitue un outil indispensable pour la préparation du concours de l'agrégation de Lettres 2023.
Au XIXe siècle, les "Humanités" restent le parcours académique obligé de la culture bourgeoise et de l'honnête homme. Une telle hégémonie se voit toutefois, au fil du siècle, de plus en plus malmenée et les humanités raillées comme les reliques d'un temps révolu : leur ridicule le disputerait à leur innocuité. En outre elles servent à leur tour à ridiculiser gouvernements et figures en vue qui se réclament de citations et modèles antiques. Convoquant la littérature, l'histoire culturelle, la mythocritique, l'histoire de l'art et la culture médiatique, le présent ouvrage montre comment l'usage ridicule des "humanités" révèle les travers et aspirations de la société bourgeoise du XIXe siècle.
Ce volume propose aux candidats un article sur chacune des oeuvres inscrites au programme des agrégations (externe et interne) de Lettres 2026 : - la littérature française du Moyen Age au XXIe siècle : Cligès de Chrétien de Troyes, Pantagruel de François Rabelais, Turcaret et Crespin d'Alain-René Lesage, Ourika, Edouard, Olivier ou le secret de Claire de Duras, Les poèmes antiques et modernes et Les Poèmes philosophiques d'Alfred de Vigny, Quelque chose noir de Jacques Roubaud. - les deux questions de littératures comparées, "Poésies américaines : peuples, langues et mémoires" et "Vertiges biographiques (textes et images)" ; - le cinéma : "Barry Lyndon de Stanley Kubrick" Chaque article est rédigé par un spécialiste de l'auteur ou de la question et développe un point essentiel à la compréhension des enjeux des oeuvres étudiées. Par l'exhaustivité et le sérieux de son contenu, ce volume constitue un outil indispensable pour la préparation du concours des agrégations de lettres 2026.
Premier ouvrage consacré à Alfred Capus, figure emblématique de la Belle Epoque qui incarnait une forme d'esprit, une ironie souriante représentant l'esprit français par excellence. Alfred Capus (1857-1922), totalement oublié aujourd'hui, fut une gloire de la Belle Epoque. Il fut d'abord un chroniqueur apprécié pour son ironie souriante et sa fantaisie, puis un romancier, mais c'est au théâtre qu'il triompha : La Veine rencontra, en 1901, un énorme succès et fit de lui le dramaturge à la mode, célébré pour à la fois sa légèreté pleine d'esprit et son observation lucide des moeurs contemporaines. Elu à l'Académie française en 1914, rédacteur en chef au Figaro de 1914 à 1920, il fut salué, à sa mort en1922, comme l'incarnation de l'esprit français. Cet ouvrage souhaite rendre justice à écrivain ignoré par l'histoire littéraire, en restituant les grandes lignes de sa vie et de sa carrière, mais aussi à replacer ses écrits, chroniques et pièces de théâtre en particulier, dans le champ littéraire de leur époque.
La mort accidentelle d'Albert Camus, l'intellectuel solitaire et solidaire, le 4 janvier 1960 à Villeblevin (Yonne), a sidéré le monde entier. Quand on évoque Albert Camus, icône de la littérature française, ce sont les écrits du romancier, L'Etranger, La Peste, La Chute que l'on cite spontanément. Mais il était aussi dramaturge, éditorialiste de génie, essayiste, philosophe et citoyen du monde, ne se dérobant jamais face à un combat pour condamner toutes les formes de totalitarismes et l'horreur nazie. L'Algérie, son pays d'origine, fait partie intégrante de sa vie et de son oeuvre. L'originalité du présent essai est de retracer la trajectoire exceptionnelle d'un gamin pauvre du quartier Belcourt à Alger au Prix Nobel de littérature. Mais au-delà d'une simple biographie, ce texte cerne une production littéraire qui reste un témoignage essentiel sur les bouleversements du XXe siècle et sur des faits qui sont encore de notre temps. Dans un monde absurde, l'être humain doit faire au mieux pour accomplir sa destinée d'Homme.
Le musée d'archéologie des années 1950, avec de beaux objets présentés dans des vitrines savamment éclairées, est sur le point de disparaître du paysage culturel. Et tandis que l'archéologie se diversifie et se ramifie en plusieurs spécialités qui tentent de se rapprocher des sciences exactes, par leurs méthodes comme par leur extrême focalisation, les musées, qui se sont tous plus ou moins convertis au rythme annuel de la succession des expositions temporaires, découvrent le rôle essentiel des médiations. Qu'est-ce que la (ou les) médiation (s) ? Quel tableau peut-on en dresser aujourd'hui ? En quoi les médiations modifient-elles les missions des musées ? Un déplacement essentiel s'est produit : si le travail de recherche archéologique et sa diffusion continuent d'être prioritaires, le public est dorénavant une préoccupation essentielle. Il est placé au centre d'un musée qui se transforme ; à sa mission première d'institution chargée de mettre en valeur des vestiges, le musée ajoute une dimension nouvelle de dispositif de communication. Cet ouvrage, le premier du genre, présente un panorama complet des différentes catégories de médiations à l'oeuvre dans le champ de l'archéologie. Qu'elles soient une préoccupation des archéologues eux-mêmes, qu'elles relèvent de l'activité professionnelle des médiateurs ou bien encore qu'elles se déroulent spontanément au sein du public, les formes et les types de médiation sont nombreux et variés. L'ouvrage en dresse un tableau très suggestif.