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Design & crime
Foster Hal ; Jaquet Christophe
AMSTERDAM
14,20 €
Épuisé
EAN :9782350960418
Compte-rendu polémique des rapports incestueux qu'entretiennent la culture et le capitalisme contemporains, cet ouvrage s'intéresse plus particulièrement aux évolutions récentes du statut culturel du design et de l'architecture, ainsi que de l'art et de la critique, en Occident. Avec l'avènement de l'économie post-fordiste, de ses produits ciblés et de ses marchés de niche, nous vivons dans un circuit sans fin de production et de consommation. Dans ce nouvel ordre des choses, l'étalage ou l'exposition (display) joue un rôle essentiel, ainsi que le design et l'architecture. Certaines des idées de la culture critique ont en revanche perdu de leur force et de leur substance. A tel point qu'on peut se demander si le "sujet construit" du postmodernisme n'est pas devenu le "sujet design" du consumérisme. Et si le champ étendu de l'art de l'après-guerre ne s'est pas transformé en espace administré du design contemporain. S'attacher à montrer le lien entre les formes culturelles et discursives, d'une part, et les forces sociales et technologiques, de l'autre - et les périodiser afin de souligner les singularités d'ordre politique propres au monde d'aujourd'hui - est la principale ambition de ce livre. Mais au-delà des possibilités critiques du temps présent, c'est bien "une insatiable prédilection pour l'alternative", qu'il s'agit de promouvoir. Biographie de l'auteur Célèbre critique et théoricien d'art, éditeur de la revue October, Hal Foster enseigne l'histoire de l'art moderne à l'université de Princeton. Son livre Le Retour du réel. Situation actuelle de l'avant-garde, a été traduit en français aux éditions La Lettre volée.
Foster Hal ; Cantraine Yves ; Pierobon Frank ; Van
L'auteur étudie de manière circonstanciée la mise en place d'un nouveau paradigme centré sur le "retour du réel" dans l'art de la fin du XXe siècle comme contrepoint aussi bien au minimalisme et au conceptualisme dominants durant les années 1970 qu'au simulationnisme postmoderne des années 1980. C'est également l'occasion pour l'auteur de réfléchir à la posture "ethnographique" de l'artiste et faire le point sur les rapports entre les avant-gardes historiques et la néo-avant-garde. Cette lecture critique, qui confronte pratiques artistiques et théories de l'art, se veut aussi prise de position contre l'emprise croissante d'une critique d'art trop facilement encline à ne voir dans l'art contemporain que répétitions et pastiches. Hal Foster propose une ambitieuse fresque historique et politique de cet art engagé dans les enjeux de son temps.
Résumé : Quand un homme tente l'extraordinaire expérience de la vie animale Charles Foster, vétérinaire et professeur à Oxford, a voulu savoir ce que cela faisait d'être un animal sauvage. Dans ce livre, il nous raconte comment il s'y est pris : tour à tour vivant dans un terrier en se nourrissant de vers de terre, chassant dans les eaux glacées des rivières pour soulager une faim insatiable, courant à travers les bois poursuivi par une meute de chiens, accomplissant un itinéraire mystérieux et olfactif dans les rue de Londres, et suivant d'infatigables oiseaux migrateurs. Qu'est-ce qui nous différencie d'un animal ?... Si Charles Foster n'est pas capable de voler ou de ressentir la panique d'un cerf à bout de souffle, il sait néanmoins que lorsque nous échouons à comprendre véritablement l'autre, cela nous apprend toujours quelque chose sur nous-mêmes. Une sérieuse expérimentation racontée avec toute la profondeur requise - ce qui n'empêche pas l'humour. Arnaud Gonzague, L'Obs. Un livre merveilleux. Christilla Pellé-Douël, Psychologies Magazine. Traduit de l'anglais par Thierry Piélat.
Durant près de 35 ans, Harold Foster a écrit et dessiné Prince Valiant pour les Funnies, les pages dominicales des journaux américains. Trésor de l'Age d'Or aux Etats-Unis, oeuvre fondatrice de la bande dessinée mondiale, unanimement reconnu comme le plus grand Sunday Strip d'aventures jamais réalisé, Prince Valiant a fait l'objet de différentes intégrales au cours des dernières décennies. Cette nouvelle édition, utilisant les techniques les plus modernes de copie et de correction des couleurs, rend enfin pleinement justice à la magnificence de ses dessins. Ce volume regroupe l'intégralité des deux premières années de parution de Prince Valiant, une interview d'Hal Foster accompagnée de photos et d'illustrations rares, ainsi qu'une biographie écrite par Brian M. Kane, un spécialiste de l'auteur. Un chef-d'oeuvre éternel, indispensable à tout passionné de bande dessinée.
Attention à vos désirs, ils pourraient bien se réaliser sous une forme cauchemardesque - telle est selon Hal Foster la morale qui domine notre époque. Design et crime, reprenant un siècle après le titre de la célèbre diatribe de l'architecte Adolf Loos ("Ornement et crime"), part de ce constat : que la postmodernité a bien accompli le rêve moderne d'une dissolution de l'art dans la vie, mais sous la forme aliénée d'une "indistinction" entre l'art et le design - entendons, entre l'oeuvre et la forme-marchandise. Ce qu'il advient alors de la culture quand elle se trouve ainsi placée sous le signe du marketing et du spectaculaire est précisément l'objet de ce livre. Interrogeant tour à tour l'architecture, le musée, l'histoire de l'art, la critique et l'esthétique contemporaine, Hal Foster procède par repérages des antinomies propres à la culture postmoderne (art noble et culture populaire, provocation et compromission, exposition et réification, spectralité et traumatisme). La force de son livre est moins de prétendre les résoudre que de montrer qu'elles conditionnent les modalités du discours critique, les catégories par lesquelles nous pensons le présent. Il ne s'agit pas de "réanimer le cadavre" (celui de la modernité), mais de diagnostiquer le vivant, fût-il mal en point...
Brève histoire du néolibéralisme retrace un processus de redistribution des richesses, une "accumulation par dépossession". La financiarisation, l'extension de la concurrence, les privatisations et les politiques fiscales des États redirigent les richesses du bas vers le haut de la hiérarchie sociale. Les néolibéraux se moquent de l'enrichissement collectif. Ils lui préfèrent celui de quelques-uns, dont ils font partie. Plaider en faveur d'un "socialisme libéral" n'a aucun sens. Le néolibéralisme n'est pas une pensée du bien commun. Et pourtant, c'est de cette conception de l'action publique que nous sommes aujourd'hui à la fois héritiers et prisonniers. Le néolibéralisme s'est transformé en institutions. Ces dernières ont produit des dispositifs d'intervention publique, construits sur la durée, qui façonnent des manières d'agir et de penser. À commencer par cette quasi-règle de nos sociétés contemporaines, selon laquelle le marché serait le meilleur outil de satisfaction des besoins humains. Formulée de la sorte, la proposition étonne peut-être. Elle est pourtant le principal pilier de l'édifice. Celui que David Harvey nous invite, en priorité, à abattre.
Comment, au milieu du XIXe siècle, Paris a-t-elle pu devenir l'incarnation urbaine de la modernité ? Pour répondre à cette question, David Harvey a exploré les mutations connues par la ville à cette époque : transformation physique, avec les grands projets d'Haussmann, qui remplace le plan médiéval par les grands boulevards ; transformation économique, avec une nouvelle forme de capitalisme dominée par les puissances financières et industrielles ; transformation culturelle, avec l'irruption de ce qu'on appellera plus tard le modernisme ; transformation sociale, avec l'émergence de violents antagonismes de classes qui atteignent leur paroxysme dans les révolutions de 1848 et de 1871. En présentant la ville moderne comme le produit instable de forces hétérogènes et contradictoires, David Harvey nous offre une image vivante du fonctionnement de Paris ainsi qu'une vision panoramique de la période décisive que fut le Second Empire. Mais cette analyse de la ville moderne est aussi l'occasion d'une réflexion magistrale sur la ville contemporaine - sur la part de la population dans l'urbanisation, sur son accès aux ressources, en somme sur le "droit à la ville".
En ce début de XXIe siècle, vingt ans après la chute des vieilles bastilles, à Berlin puis en Afrique du Sud, des murs sont construits frénétiquement aux quatre coins du monde: en Palestine, entre le Mexique et les Etats-Unis, l'Inde et le Pakistan, l'Arabie Saoudite et l'Irak, l'Afrique du Sud et le Zimbabwe, la Thaïlande et la Malaisie, l'Ouzbékistan et la Kirghizie... Sans compter tous les murs intérieurs, gated communities et autres checkpoints qui partitionnent et régulent les espaces nationaux. Alors que le XXe siècle avait prétendu se clore sur la promesse d'une ère d'échanges et de prospérité, des tensions nouvelles sont apparues, entre la fermeture et l'ouverture, l'universalisation et la stratification. Et ce monde qui se pensait en termes de flux et de circulations n'a depuis cessé de mettre en place des filtres et des dispositifs, largement dématérialisés, de surveillance et de contrôle. Dans ce contexte, que peuvent bien signifier ces murs terriblement concrets, d'acier et de béton, grillagés ou couverts de barbelés, sortes de survivances d'un autre âge? S'ils se révèlent largement inefficaces sur le plan fonctionnel, leur pouvoir discursif, symbolique et théâtral est incontestable: ils fonctionnent comme les icônes d'un pouvoir souverain et d'une nation préservée. Mais là où l'interprétation dominante en déduit que ces murs sont les symptômes d'États-nations renforcés, Wendy Brown y décèle au contraire un déclin avancé de la souveraineté étatique. Et selon elle, celle-ci se redistribue au profit d'autres entités désormais plus puissantes: le capital et la religion.
L'objectif ici poursuivi est de reproblématiser la pensée de Spinoza en la prenant, non de front et dans son envergure manifeste, mais en quelque sorte par la bande, grâce au biais que fournit un point crucial, l'alternative entre sagesse et ignorance, où se croisent sans se confondre un certain nombre d'enjeux fondamentaux qui concernent l'ontologie, l'éthique et la politique. Cela conduit à s'intéresser à des notions comme celles de "don" et d'"ingenium", que Spinoza emploie sans les thématiser mais qui jouent un rôle non négligeable dans le déroulement de sa réflexion. Réfléchir sur l'usage de ces notions permet de projeter sur la doctrine de Spinoza une lumière transversale, qui en fait ressortir certains aspects à première vue inattendus. Sont ainsi mis en relief des enjeux de pensée et des problèmes qu'un abord plus structuré et plus englobant, unifiant et synthétique de la philosophie élaborée par Spinoza tendrait à minorer ou à rejeter, alors que, s'ils n'y détiennent effectivement qu'une position latérale, ils y font saillie, ils surprennent, ils interpellent : par là ils stimulent la réflexion, ce qui justifie qu'on s'emploie à fixer sur eux l'attention.