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L'amour en saison sèche. 2e édition revue et corrigée
Foote Shelby ; Carmignani Paul
ULM
20,00 €
Épuisé
EAN :9782728807758
L'âpre "saison sèche" de l'histoire du Sud des Etats-Unis - de la fin de la guerre de Sécession (1865) à la Seconde Guerre mondiale - sert de toile de fond à cette double chronique, sociale et familiale. Celle de l'inexorable décadence des familles patriciennes du Vieux Sud vouées à disparaître sous l'assaut conjugué du progrès et de la modernité. Le conflit entre le Nord et le Sud se rejoue sur le mode mineur et tragicomique d'un combat singulier entre le major Barcroft, vieille baderne sudiste frustrée de gloire guerrière, et un jeune arriviste venu de l'Ohio dont l'ambition et la vitalité n'ont d'égale que l'absence de scrupules. Enjeu de l'affrontement : la fille cadette du major, Amanda, que Harley Drew trouve fort à son goût "vue de dot". Entrent alors en lice une redoutable femme fatale, Amy Carruthers, Lilith des temps modernes, et son mari, Jeff, un pathétique pervers polymorphe. Une nouvelle relation triangulaire se noue, qui relance pour chaque protagoniste la dynamique du désir. Il ne restera - comme il se doit - qu'un seul vainqueur et maintes victimes : les représentants du Sud d'antan avec leurs illusions, mais aussi et surtout l'Amour, contraint de se replier devant la convoitise et la luxure. Les belles vertus sudistes se sont consumées sur le bûcher des vanités. Servi par son écriture puissante, d'une brutalité toute moderne, et par son humour désespérant, L'Amour en saison sèche s'inscrit dans la "Grande Tradition" de la création romanesque : Dickens, Balzac, Flaubert, James, Proust (l'écrivain fétiche de Foote) et, naturellement, Faulkner.
Résumé : Street Corner Society fait partie du petit nombre des classiques de la sociologie mondiale. Mais si la description saisissante que fait William Foote Whyte de la vie d'un quartier italien de Boston dans les années 1930 a connu un succès durable aux États-Unis, ce n'est pas seulement parce qu'il s'agit d'un modèle pour les recherches d'ethnologie urbaine. Reconnu bien au-delà des cercles universitaires, Street Corner Society est en effet de ces livres qui font passer un souffle d'air frais dans le territoire austère des sciences sociales. A l'écoute des humeurs de la rue, écrit dans une langue exempte de tout jargon et proche de la meilleure prose journalistique, cette fascinante immersion dans la vie d'un quartier, de ses sous-cultures et de ses systèmes d'allégeance a bouleversé les images convenues de la pauvreté urbaine et de l'identité communautaire. Référence majeure pour quiconque affronte les problèmes de l'observation participante en sociologie, Street Corner Society constitue également une lecture délectable pour le profane et un portrait savoureux de la comédie humaine dans sa version italo-américaine.
Foote Shelby ; Coindreau Maurice Edgar ; Belkiri-D
A cinquante ans passés, Luther Eustis, pauvre agriculteur blanc du Mississipi, abandonne femme et enfants pour s'enfuir sur une île déserte du lac Bristol avec une "fille facile" de dix-huit ans, Beulah. Pentecôtiste et puritain, Eustis, qui ne se sépare jamais de sa Bible, se livre à une tentative dérisoire de retour à l'innocence originelle. Mais il sait bien qu'au fond il se perd. Bientôt il découvre les instincts vicieux de Beulah, lorsqu'elle séduit le fils sourd-muet d'une femme monstrueuse, poilue et musclée comme un homme, qui vit au bord du lac. Eustis étrangle alors sa maîtresse et jette le cadavre à l'eau, lesté de blocs de ciment. A quelques temps de là, le cadavre remonte à la surface. Retrouvé et arrêté, Eustis affiche une parfaite indifférence à l'égard des événements. Tout est entre les mains de Dieu. Son avocat plaide la folie et lui évite la chaise électrique. Il sera condamné à la réclusion perpétuelle. Le récit commence par le procès d'Eustis et, au fil des chapitres, tous les protagonistes du drame, prenant la parole à tour de rôle, commentent les faits chacun à sa manière. Nous entendons les versions d'Eustis et de Beulah, mais aussi celles du sourd-muet, de la femme à barbe, de l'épouse d'Eustis, du policier, du journaliste, de l'avocat, etc. Par un tour de force magistral, l'histoire, exposée tout entière dès le début, ne cesse de s'approfondir sans qu'aucun fait nouveau ne vienne bouleverser les données premières. Et nous comprenons peu à peu que le crime d'Eustis concerne toute la communauté et même tout le Sud: sa civilisation imprégnée de la Bible, sa pauvreté, sa résignation, ses croyances obscurantistes, le cloisonnement affectifs de ses membres.
Foote Shelby ; Fillion Jane ; Aubert Marie-Carolin
Résumé : Septembre 1957 est une date importante de l'histoire des luttes raciales aux Etats-Unis : malgré la promulgation d'une loi déclarant inconstitutionnelle la ségrégation scolaire, le gouverneur de l'Arkansas, Orval Faubus, brave les forces de l'ordre et la volonté du président Eisenhower en interdisant à neuf jeunes élèves noirs l'entrée de leur collège de Little Rock. Pendant ce temps, à Memphis, trois apprentis gangsters que l'on pourrait qualifier de pieds nickelés, planifient et mettent à exécution un projet dont l'ironie est criante : ils sont blancs, mais le jeune garçon qu'ils vont enlever vient d'une famille aisée de la bourgeoise noire, les Wiggins. Sur fond d'émeutes retransmises par la télé, nous voyons Podjo, joueur invétéré et stratège du trio, Rufus l'abruti obsédé sexuel et sa copine l'aguicheuse et gentille Reeny, louer une maison isolée, séquestrer le petit Teddy et réclamer la rançon. Malgré la nullité patente des ravisseurs, nous ne sommes pas si rassurés que ça sur le sort de l'enfant.
Résumé : Immense romancier américain, dans la lignée de William Faulkner, Shelby Foote est un auteur encore assez méconnu en France. Un de ses livres les plus importants en Amérique s'appelle "Shiloh", épopée miniature qui raconte la guerre de Sécession en 200 pages à travers la voix de soldats ou lieutenants des deux camps. Chaque chapitre est ciselé à la perfection, explorant la nature humaine, l'absurdité des combats, l'étrange ivresse de la cause et la détresse inévitable devant le spectacle de la violence et la mort. Tous les paradoxes à l'oeuvre dans une guerre. On pense à James Lee Burke, à William March... "Shiloh" est traduit pour la première fois en français.
Tous les combats politiques de Simone Weil (dans le syndicalisme ouvrier, aux côtés des Républicains en Espagne, à Londres auprès de la France libre) se sont accompagnés d'une intense activité d'écriture, à la fois tentative d'agir sur la conjoncture politique et travail moral d'accommodation avec le monde. Cette écriture est à l'image d'un engagement impossible et nécessaire: sans illusion mais imposé par l'expérience du déracinement, en particulier dans l'épreuve de la guerre. Les lectures présentées ici, centrées sur les années 1937-1943, suivent les différentes formes que prend une oeuvre écrite au contact du malheur, une écriture en guerre, déchirée et critique.
Qu'elle s'appuie sur l'ornement, la peinture corporelle, le masque ou le pictogramme, la mémoire des peuples "sans écriture" a toujours paru labile, désordonnée, vouée à l'échec. Les "supports mnémoniques" dont parlent les historiens de l'écriture à propos de ces traditions sont régulièrement décrits connue des tentatives avortées de reproduire la forme extérieure d'un objet, ou des moyens graphiques simples d'exprimer des concepts élémentaires. Ce livre nous présente les résultats d'une vaste enquête anthropologique menée en Amérique indienne et en Océanie. Il analyse nombre de ces dispositifs visuels, tout en étudiant les contextes d'énonciation rituelle qu'ils impliquent et démontre une tout autre hypothèse: il existe une voie de la représentation chimérique par laquelle s'inventent des arts de la mémoire non occidentaux. Rien d'imitatif dans ces "supports mnémoniques" dont la forme mobilise le regard et invite à les décrypter. Ils sont les témoins visuels d'une série d'opérations mentales condensées en images efficaces, intenses et fragmentaires à la fois. Un nouveau champ de recherche s'ouvre grâce à l'étude de ces traditions iconographiques et orales qui concerne l'histoire des arts autant que l'ensemble des sciences sociales - une anthropologie de la mémoire.