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Tourbillon
Foote Shelby ; Coindreau Maurice Edgar ; Belkiri-D
GALLIMARD
9,81 €
Épuisé
EAN :9782070298433
A cinquante ans passés, Luther Eustis, pauvre agriculteur blanc du Mississipi, abandonne femme et enfants pour s'enfuir sur une île déserte du lac Bristol avec une "fille facile" de dix-huit ans, Beulah. Pentecôtiste et puritain, Eustis, qui ne se sépare jamais de sa Bible, se livre à une tentative dérisoire de retour à l'innocence originelle. Mais il sait bien qu'au fond il se perd. Bientôt il découvre les instincts vicieux de Beulah, lorsqu'elle séduit le fils sourd-muet d'une femme monstrueuse, poilue et musclée comme un homme, qui vit au bord du lac. Eustis étrangle alors sa maîtresse et jette le cadavre à l'eau, lesté de blocs de ciment. A quelques temps de là, le cadavre remonte à la surface. Retrouvé et arrêté, Eustis affiche une parfaite indifférence à l'égard des événements. Tout est entre les mains de Dieu. Son avocat plaide la folie et lui évite la chaise électrique. Il sera condamné à la réclusion perpétuelle. Le récit commence par le procès d'Eustis et, au fil des chapitres, tous les protagonistes du drame, prenant la parole à tour de rôle, commentent les faits chacun à sa manière. Nous entendons les versions d'Eustis et de Beulah, mais aussi celles du sourd-muet, de la femme à barbe, de l'épouse d'Eustis, du policier, du journaliste, de l'avocat, etc. Par un tour de force magistral, l'histoire, exposée tout entière dès le début, ne cesse de s'approfondir sans qu'aucun fait nouveau ne vienne bouleverser les données premières. Et nous comprenons peu à peu que le crime d'Eustis concerne toute la communauté et même tout le Sud: sa civilisation imprégnée de la Bible, sa pauvreté, sa résignation, ses croyances obscurantistes, le cloisonnement affectifs de ses membres.
Résumé : Immense romancier américain, dans la lignée de William Faulkner, Shelby Foote reste un auteur méconnu en France. "Shiloh", l'un de ses livres les plus importants, est une épopée miniature qui raconte la guerre de Sécession en 200 pages à travers la voix de soldats ou lieutenants des deux camps. Chaque chapitre est ciselé à la perfection, explorant la nature humaine, l'absurdité des combats, l'étrange ivresse de la cause et la détresse inévitable devant le spectacle de la violence et la mort. Tous les paradoxes à l'oeuvre dans une guerre. On pense à James Lee Burke, mais aussi à Eric Vuillard pour cet art de raconter à hauteur d'homme un grand moment de l'histoire américaine.
Foote Shelby ; Fillion Jane ; Aubert Marie-Carolin
Résumé : Septembre 1957 est une date importante de l'histoire des luttes raciales aux Etats-Unis : malgré la promulgation d'une loi déclarant inconstitutionnelle la ségrégation scolaire, le gouverneur de l'Arkansas, Orval Faubus, brave les forces de l'ordre et la volonté du président Eisenhower en interdisant à neuf jeunes élèves noirs l'entrée de leur collège de Little Rock. Pendant ce temps, à Memphis, trois apprentis gangsters que l'on pourrait qualifier de pieds nickelés, planifient et mettent à exécution un projet dont l'ironie est criante : ils sont blancs, mais le jeune garçon qu'ils vont enlever vient d'une famille aisée de la bourgeoise noire, les Wiggins. Sur fond d'émeutes retransmises par la télé, nous voyons Podjo, joueur invétéré et stratège du trio, Rufus l'abruti obsédé sexuel et sa copine l'aguicheuse et gentille Reeny, louer une maison isolée, séquestrer le petit Teddy et réclamer la rançon. Malgré la nullité patente des ravisseurs, nous ne sommes pas si rassurés que ça sur le sort de l'enfant.
Résumé : Un recueil de récits qui classe Shelby Foote dans la grande lignée des écrivains sudistes. L'action couvre un siècle et demi de notre ère, en un voyage à rebours, en remontant le passé comme on remonte le cours d'un fleuve : le Mississippi, lent, énorme, jaune et boueux, qui traverse Jordan County.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.