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L'amour de la non-philosophie. Une initiation
Fontaine Patrick
KIME
20,30 €
Épuisé
EAN :9782841742356
Ce livre s'adresse à quiconque s'est un jour interrogé sur la pensée et n'y a pas vu concrétisée la consolation promise. Cette initiation fournit enfin le sens de la philosophie, qui est d'être amoureuse de la non-philosophie. Elle invite quiconque se présente comme homme ordinaire à " s'" écrire dans des textes où ce n'est plus la philosophie qui fait loi. Comment écrire des textes non-philosophiques ? De quel droit ? Comment s'y prendre ? On conteste le plus souvent à François Laruelle le droit de penser une extériorité de la philosophie et de travailler scientifiquement à cette hypothèse. Nous répondons ici que l'hypothèse de la non-philosophie est nécessaire et légitime. Nous prétendons que, de ce qu'elle manifeste, la philosophie n'a pas de sens. Il est insensé d'être une science qui se cherche en cherchant son objet, qui cherche l'absolu pour être science de l'absolu. Elle demeure incompréhensible si on s'obstine à ne pas la prendre au sérieux, à prétendre que l'effort de synthèse totale constitue la science absolue. Elle prend tout son sens si nous la prenons enfin au sérieux, si nous comprenons qu'elle se dispose pour un destin inavoué. Son destin est d'offrir l'objet cherché. La philosophie donne ce qu'elle n'a pas à quelqu'un qui n'en veut pas. Cette offrande est un acte amoureux. C'est le sens de la philosophie : être amoureuse de son extériorité. D'inspiration lacanienne, ce livre, qui se veut une initiation à la pensée de François Laruelle dans ce qu'elle a de plus bouleversant, confirme la légitimité d'une production de textes qui expérimentent la matière philosophique. L'écriture n'est plus la position ou la pose du philosophe exposant sa pensée ou son système. Elle est la représentation du rapport amoureux, l'expression d'une philosophie amoureuse du sujet transcendantal qui, à cette occasion, traduit sa condition d'" homme ordinaire ", solitude d'être sans essence ni existence philosophiques. L'homme ordinaire ne doit rien à la philosophie, c'est elle qui lui doit tout.
Les mouvements de capitaux sont tels qu'il n'est plus possible à un État et même à l'ensemble des États industrialisés de les contrôler. Le système financier est intégré à l'échelle mondiale et nous sommes pratiquement face à un vaste et unique marché international des capitaux. En proposant une description des différents types d'opérations financières internationales, cet ouvrage donne les outils nécessaires à la compréhension des marchés financiers internationaux.
Comment distinguer Socrate et Platon, comment distinguer Platon de Socrate?... Entre un auteur absent et un sophiste contradictoire... entre une démarche et une pensée qui se succèdent, se chevauchent, ou se repoussent... entre un disciple incroyablement modeste, qui s'efface derrière son maître, et le même, effroyablement orgueilleux qui le manipule... Au-delà des décisions des commentateurs, il faut reposer la question, et apercevoir que le disciple met l'identité de son maître au service du citoyen. Platon n'insère rien entre l'homme et sa pensée, rien entre le citoyen et la Cité, rien entre le lecteur et le texte, ni opinion, ni idéologie, ni scepticisme, ni dogmatisme,... seulement Socrate. Ce personnage tient le dialogue comme espace politique, où il reçoit toute pensée. C'est à l'homme alors de se dire lui-même, afin de suspendre la prospérité absolue du malheur, qui n'a pas d'autre cause qu'un défaut d'identité. Afin de combler ce défaut et d'établir la Cité juste, Platon affirme sans idéalisme la causalité radicale du bien. A l'opposé de ce que fera la philosophie après lui, il ne prend pas la parole et il laisse dans le dialogue l'existence humaine se signifier. Le sens de l'homme c'est ce que l'homme dit de lui-même: l'homme est radicalement bon, nul n'est méchant volontairement, mais le malheur est absolu. Platon, autrement dit, n'impose rien à l'homme et, par postulat politique du bien, le rend maître de sa pensée.
Trois vies, trois destins se croisent et entament une quête identitaire et une catharsis au travers d'un fait historique, le coup d'Etat de Pinochet au Chili en 1973 et le régime totalitaire qui a terrorisé la population chilienne pendant dix-sept ans." Clarisse est contrainte de fuir au Chili, à Santiago. Pour la première fois après quarante-deux ans d'exil, Marta retourne à Santiago. Au coeur de l'été austral, elles découvriront que celui qui les réunit, au seizième étage, sur le toit d'un des immeubles massifs de la capitale, est " La Fouine brune ". De quel ennemi est-il question ? Comment vont-elles se retrouver à déterrer un pan, toujours à vif, de l'histoire récente du Chili ? Pile et Face s'est façonné à partir de témoignages recueillis en Belgique et au Chili, de séjours à Santiago et dans le désert d'Atacama, de lectures et de films. Le passé et le présent s'articulent autour de faits et de vécus.
Dans un monde assailli par des crises écologiques, sanitaires et politiques sans précédent, 'Le Dernier Souffle de Gaïa' de Patrice dévoile une épopée poignante où le destin de l'humanité est sur le fil du rasoir. Ce récit de science-fiction s'entrelace habilement avec des thèmes actuels, créant un tissu narratif riche et complexe. Les héros de cette saga, des individus ordinaires aux prises avec des défis extraordinaires, se lancent dans une quête désespérée pour trouver des solutions face à une série de catastrophes qui menacent l'existence même de notre planète. Confrontés à la réalité brute d'un monde au bord du gouffre, ils se retrouvent face à un destin qui semble inévitable. Cependant, au coeur de cette lutte pour la survie, un élément surnaturel émerge, offrant un espoir inattendu. Ce roman captivant explore la notion d'une intervention divine ou d'une force mystérieuse, seule capable de sauver Gaïa, la Mère Terre, de son ultime agonie.
L'idéologie américaine repose sur un principe : chacun peut réussir dans ce pays s'il s'en donne la peine. Cette assertion a inspiré un concept : le rêve américain. Cependant, comme dans tout autre pays, seule une minorité connaît le succès. Si l'essentiel du cinéma américain fait l'apologie des Etats-Unis, il existe un faible pourcentage de cinéastes qui ont choisi, dès la naissance du parlant au moins, d'offrir une image beaucoup plus sombre de leur pays. Ainsi est né un personnage paradoxalement très américain, le loser, celui qui, pour avoir cru au rêve, paye le plus souvent sa conviction au prix de sa déchéance et même de sa vie. En réalité, le loser est le produit de trois données : l'histoire, qui repose sur un quasi-génocide et sur l'esclavage ; le calvinisme, qui fait de l'élection divine le moteur de toute existence ; le capitalisme qui privilégie absolument la réussite économique au détriment de la loi sociale. Avec plus ou moins de constance, tous les genres cinématographiques ont montré des personnages de losers, mettant ainsi en évidence une véritable sociologie des laissés-pour-compte. Ce faisant, le cinéma américain, montrant les tares d'une société productrice d'individus trahis par l'illusion à laquelle elle incite à croire, démontre à la fois que l'Amérique n'est pas l'Eden dans lequel les Pèlerins ont pensé pénétrer, et qu'elle est condamnée, comme le loser, à l'échec, parce qu'elle contient dans ses fondements les tares qui auront raison d'elle.
Faye Emmanuel ; Lassègue Jean ; Rastier François ;
Bien au-delà de la seule philosophie, le débat à Davos en 1929 entre Cassirer et Heidegger a marqué l'histoire des idées. Il a même donné naissance à des récits passablement légendaires qui négligeaient le contexte historique précis. Un nouveau regard s'impose, à la lumière des oeuvres publiées depuis lors. Les vingt-cinq tomes de l'édition allemande de référence de Cassirer ne sont disponibles que depuis 2007. S'y s'ajoutent les dix-sept tomes du Nachlass depuis 2017. Des 102 volumes de la Gesamtausgabe de Heidegger, édition de référence mais sans garantie scientifique, moins d'une dizaine reste programmée, mais d'ores et déjà la publication des cinq premiers volumes des Cahiers noirs a permis d'engager une relecture critique de l'ensemble. C'est donc à présent seulement que l'on peut véritablement évaluer les projets contrastés des deux auteurs. Leurs enjeux intéressent notamment le statut de la rationalité et des sciences, en particulier celles de la culture, aussi bien que le statut de la technique parmi les formes symboliques. Et tout autant, l'opposition entre la démocratie et la théologie politique ; entre la légitimité du cosmopolitisme et l'ontologie identitaire ; enfin, entre la possibilité même d'une éthique ou son rejet de principe. Tous ces thèmes contradictoires exigent aujourd'hui une révision critique, non seulement rétrospective, mais aussi ancrée dans le présent. Car au-delà même de la philosophie, des courants de pensée et des forces politiques en Europe et dans le monde poursuivent ces deux voies qui s'opposent aujourd'hui.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.
A l'occasion du centenaire Proust, la maladie personnelle de Marcel Proust est venue occuper la scène biographique sans toujours apercevoir toute la dimension idiosyncrasique de l'oeuvre. Car l'asthme dont souffre Marcel Proust comme une maladie chronique est redoublé ici par celui du Narrateur : son corps souffre autant de la maladie d'amour que de la maladie physique, à moins que la première n'ait déclenché la seconde. Pour cela le thème de la maladie est essentiel car il vient manifester le temps dans le corps ; il met aussi en péril la permanence du moi au point d'apercevoir qu'il n'était constitué que du temps passé, incorporé. Notre étude nous conduira ainsi d'une critique de la médecine comme science du corps objet à l'avènement du thème de la guérison. L'écriture de A la recherche du temps perdu comme métamorphose de toute maladie, facilite cette conversion du vécu intime de l'amour en vécu phénoménologique dégageant l'essence de l'amour. Forme d'exorcisme, l'écriture permet à tout un chacun de se reconnaître. Le narrateur nous ressemble puisque son récit nous touche en atteignant la condition commune, celle de la souffrance.