Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le marché de la friperie vestimentaire au Cameroun
Fodouop Kengne
L'HARMATTAN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782747598255
Apparu au Cameroun dans les premières années du protectorat franco-britannique sur ce pays, le marché de la friperie vestimentaire n'a cessé de s'y développer, en dépit de l'attitude ambiguë du Gouvernement et de l'hostilité d'une partie de la population à son égard. Une fois la frontière franchie, les vêtements d'occasion que les entreprises d'importation acquièrent à peu de frais, généralement en Europe Occidentale et en Amérique du Nord, y sont vendus à travers des circuits commerciaux complexes et pas toujours pavés de bonnes intentions. A l'heure actuelle, le marché de la friperie vestimentaire y mobilise une foule nombreuse et diversifiée d'agents économiques à qui il fournit un emploi, donc un moyen de vivre. En outre, il y met à la disposition de l'écrasante majorité des ruraux et des citadins, une gamme étendue de vêtements à des prix qui correspondent à leurs possibilités financières. C'est dire qu'une suppression du marché de la friperie vestimentaire comme certaines voix le réclament depuis plusieurs années, y aurait des conséquences désastreuses pour des millions d'individus.
Dans le but de jeter les bases de la constitution d'un fonds d'archives et de connaissances inédit sur la chefferie de Bandjoun, le Comité exécutif d'organisation de la huitième édition du festival Msem Todjom s'est engagé à produire un livre investi d'une double mission : dresser, à partir des énoncés précis et des images éloquentes, la rétrospective de l'évènement et fournir, à travers des articles scientifiques fouillés, de quoi en savoir plus sur le passé et le présent artistiques, culturels et économiques du groupement Bandjoun. Sa première partie est consacrée à la rétrospective de la huitième édition du festival Msem Todjom, qui s'est déroulée sur le territoire de la chefferie de Bandjoun du 9 au 16 novembre 2019, sur le thème "Le groupement Bandjoun, son passé et son présent artistiques, culturels et économiques". Sa seconde partie est constituée d'articles élaborés par des spécialistes relevant d'horizons disciplinaires diversifiés, à partir de patientes recherches documentaires et de terrain et de l'expérience vécue.
Le développement est au coeur des discours des gouvernements et des institutions internationales en Afrique. Après les espoirs envolés des années 1960 et 1970, dites justement du "développement", le virage libéral des plans d'ajustement structurel dans les années 1980 et 1990, et alors que les pays émergents prennent une place importante sur la scène internationale, "développer" reste d'actualité dans la plupart des pays d'Afrique. C'est dire si cet ouvrage aborde un sujet fondamental. Le Cameroun est un pays doté de multiples atouts naturels et humains favorables à son développement. Exploités et utilisés à bon escient, ces atouts en feraient un pays qui pourrait garantir à ses habitants de meilleures conditions de nutrition, de logement, de déplacement, d'éducation, de santé et de loisirs. Mais, plus de cinquante ans après son accession à l'indépendance politique, le Cameroun réunit encore les caractéristiques d'un pays sous-développé. Si certaines des causes de cette situation relèvent du contexte international, les plus nombreuses et les plus dommageables sont d'origine interne. Il faudra recourir à des stratégies hardies pour les surmonter, faute de quoi le projet du gouvernement en place de faire du Cameroun un pays émergent à l'horizon 2035 ne se traduira pas dans les faits. Le Cameroun accédera à un véritable développement si ses dirigeants politiques et ses citoyens renoncent au tribalisme et privilégient l'intérêt général, si l'Etat applique les règles de droit et de justice, instaure la reconnaissance du mérite, l'égalité des chances pour tous et la démocratie conduisant à l'alternance au pouvoir politique et associe le peuple à la mise en oeuvre des projets qui engagent son avenir, si les intellectuels camerounais de l'intérieur s'impliquent résolument dans la lutte contre les multiples maux dont souffre leur pays, et si la diversité ethnique y devient un facteur d'entraide et de partage et non de division.
Situé entre le Nigeria à l'ouest, la République centrafricaine à l'est, le Tchad au nord-est, le Congo Brazzaville, le Gabon et la Guinée équatoriale au sud et l'océan Atlantique au sud-ouest, le Cameroun se trouve être, sur plusieurs plans, un pays exceptionnel en Afrique. En effet, au fil des années, il s'est forgé une série de marques propres qui le distinguent nettement des autres pays du continent africain et qui fondent, pour ainsi dire, son exception plurielle. Celle-ci relève du milieu biophysique, du statut colonial et du processus de décolonisation du Cameroun, mais aussi de ses paysages démographique, social et linguistique. Elle relève aussi de son armature urbaine et de ses relations internationales. Elle relève enfin de son palmarès en football de compétition et de son expérience démocratique. Ce livre vise donc à fournir une solide base d'analyse pour mieux appréhender et comprendre ce pays. Les 13 textes qui le composent ont été établis avec objectivité et une grande rigueur scientifique, par 14 auteurs issus de 8 horizons disciplinaires: la géographie, l'histoire, la sociologie, la démographie, la géopolitique, les sciences du langage, celles de l'information et celles de la communication.
Résumé : Plus loin, ailleurs... Il y a quelques siècles de cela, les hommes ont commencé à suivre ce double horizon. De la sorte et dans le même temps, ils ont aboli nombre de frontières et se sont confrontés à l'Autre, engendrant une histoire faite de violence, d'asservissement, de rejet, de sang et de discriminations. Des faits que l'on veut croire en régression après la fin de l'esclavage, la chute des colonies, les indépendances, à l'heure où les sociétés du Nord s'avèrent de plus en plus multiculturelles, où les combats contre le racisme et les ségrégations ont remporté de grandes victoires. Alors, peut-on déjà prédire la fin de la difficile histoire de l'intolérance ou bien les progrès sont-ils encore et toujours à accentuer ? Qu'en est-il ainsi de l'existence d'un immigré aujourd'hui ? Et qu'en est-il de l'intégration, de la "race", du métissage ? Voici quelques-unes des problématiques que tente de mettre en relief ce texte hybride de Clément Fodouop. Hybride car empruntant aussi bien au genre de l'essai qu'à celui de la biographie, oscillant ainsi entre grande et petite histoires pour dresser un panorama contemporain et critique de nos sociétés qui n'ont peut-être pas absolument, totalement, effectué leur ouverture.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.