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Le Monde Global... Le Monde métissé ?
Fodouop Clément
PUBLIBOOK
24,70 €
Épuisé
EAN :9782342008579
Plus loin, ailleurs... Il y a quelques siècles de cela, les hommes ont commencé à suivre ce double horizon. De la sorte et dans le même temps, ils ont aboli nombre de frontières et se sont confrontés à l'Autre, engendrant une histoire faite de violence, d'asservissement, de rejet, de sang et de discriminations. Des faits que l'on veut croire en régression après la fin de l'esclavage, la chute des colonies, les indépendances, à l'heure où les sociétés du Nord s'avèrent de plus en plus multiculturelles, où les combats contre le racisme et les ségrégations ont remporté de grandes victoires. Alors, peut-on déjà prédire la fin de la difficile histoire de l'intolérance ou bien les progrès sont-ils encore et toujours à accentuer ? Qu'en est-il ainsi de l'existence d'un immigré aujourd'hui ? Et qu'en est-il de l'intégration, de la "race", du métissage ? Voici quelques-unes des problématiques que tente de mettre en relief ce texte hybride de Clément Fodouop. Hybride car empruntant aussi bien au genre de l'essai qu'à celui de la biographie, oscillant ainsi entre grande et petite histoires pour dresser un panorama contemporain et critique de nos sociétés qui n'ont peut-être pas absolument, totalement, effectué leur ouverture.
Au Cameroun, la population fait montre d'un esprit de débrouillardise à toute épreuve. Dans ce pays, où trouver un emploi dans la fonction publique ou dans le secteur d'économie moderne privé relève de l'exploit, et où la pauvreté persiste et signe, des millions de citadins et de ruraux se démènent comme de beaux diables pour tirer leur épingle du jeu. Ils sont contraints, par la force des choses, à se battre bec et ongles pour assurer leur survie avec comme principale solution, la débrouillardise à la camerounaise, c'est-à-dire la quête effrénée d'opportunités, bonnes ou mauvaises. Dos au mur, chefs de famille, femmes, jeunes, adultes, analphabètes et diplômés tentent de "se forger" une source de revenu, de construire un toit, de manger, de trouver de l'eau, de se déplacer, de s'instruire, de se soigner, etc. Même, certaines catégories sociales qu'on aurait crues à l'abri du besoin, comme les enseignants, les employés de banque, les douaniers, les forces de l'ordre et autres fonctionnaires doivent pratiquer une seconde activité ou user de basses manoeuvres, voire d'expédients, pour arriver à leurs fins. Le Cameroun émergent, dont le pouvoir en place situe l'avènement à l'horizon 2035, ne sera pas, que l'on sache, un pays encore soumis à l'emprise voire au règne d'une débrouillardise sans bornes. Son avenir économique ne peut pas se construire sur l'empressement chaleureux et bavard des vendeurs à la sauvette dans les rues, les acrobaties des "mototaxistes" dans la circulation urbaine, les manèges des prostituées le long des trottoirs, les détournements de fonds publics, le bricolage politique, encore moins les "coups fumants" des feymen. Même si certaines d'entre elles expriment un réel dynamisme de la part de couches entières de la population, ces multiples pratiques qui perdurent, ne constituent pas le gage d'une transformation en profondeur du Cameroun et de son accession, dans une vingtaine d'années, au statut de pays émergent.
Dans le but de jeter les bases de la constitution d'un fonds d'archives et de connaissances inédit sur la chefferie de Bandjoun, le Comité exécutif d'organisation de la huitième édition du festival Msem Todjom s'est engagé à produire un livre investi d'une double mission : dresser, à partir des énoncés précis et des images éloquentes, la rétrospective de l'évènement et fournir, à travers des articles scientifiques fouillés, de quoi en savoir plus sur le passé et le présent artistiques, culturels et économiques du groupement Bandjoun. Sa première partie est consacrée à la rétrospective de la huitième édition du festival Msem Todjom, qui s'est déroulée sur le territoire de la chefferie de Bandjoun du 9 au 16 novembre 2019, sur le thème "Le groupement Bandjoun, son passé et son présent artistiques, culturels et économiques". Sa seconde partie est constituée d'articles élaborés par des spécialistes relevant d'horizons disciplinaires diversifiés, à partir de patientes recherches documentaires et de terrain et de l'expérience vécue.
Apparu au Cameroun dans les premières années du protectorat franco-britannique sur ce pays, le marché de la friperie vestimentaire n'a cessé de s'y développer, en dépit de l'attitude ambiguë du Gouvernement et de l'hostilité d'une partie de la population à son égard. Une fois la frontière franchie, les vêtements d'occasion que les entreprises d'importation acquièrent à peu de frais, généralement en Europe Occidentale et en Amérique du Nord, y sont vendus à travers des circuits commerciaux complexes et pas toujours pavés de bonnes intentions. A l'heure actuelle, le marché de la friperie vestimentaire y mobilise une foule nombreuse et diversifiée d'agents économiques à qui il fournit un emploi, donc un moyen de vivre. En outre, il y met à la disposition de l'écrasante majorité des ruraux et des citadins, une gamme étendue de vêtements à des prix qui correspondent à leurs possibilités financières. C'est dire qu'une suppression du marché de la friperie vestimentaire comme certaines voix le réclament depuis plusieurs années, y aurait des conséquences désastreuses pour des millions d'individus.
A l'été 1960, j'étais le nageur le plus rapide du monde. L'année précédente, j'avais remporté sept titres nationaux et internationaux dans les épreuves du 100 mètres, du 110 yards et du 200 mètres/220-yards nage libre et, au cours des six mois précédents, j'avais établi onze records nationaux individuels. Aucun nageur n'était considéré comme ayant plus de chances de se qualifier dans l'équipe américaine qui allait concourir aux Jeux olympiques de Rome en août 1960, et il était de notoriété publique que j'étais presque sûr d'être médaillé d'or au 100 mètres nage libre. Mais le destin me réservait une très déplaisante surprise...
Pourquoi les noms d'habitants s'écrivent-ils tantôt avec une majuscule, tantôt avec une minuscule ? Que retenir de façon non intuitive sur l'accentuation des lettres capitales et sur la cédille en français ? Quelle est cette tendance normale à l'écrit dans plusieurs langues, mais considérée comme abusive en français standard ? Pourquoi certaines abréviations n'exigent-elles pas de point abréviatif ? Quelles valeurs guident le choix de la virgule dans les productions écrites ? Qu'en est-il des titres de fonction ou de l'abréviation des déterminants ordinaux ? Quelles habitudes relèveraient de la norme endogène du français au Gabon ? Ainsi se déclinent quelques thèmes de cette étude inspirée de formes non standard, issues de vingt-trois archives du baccalauréat général gabonais, sessions 2020 et 2021. "Oser se relire de façon avertie" , pour rectifier ses erreurs et assumer des choix d'écriture, rappeler certaines conventions orthotypographiques et grammaticales françaises, tel est le défi de cet ouvrage. Apprenants, formateurs, éditeurs, administratifs, hommes de média, écrivains, francophones et non francophones, pourront en faire un vademecum original.
La douceur après l'enfer. Des mots pour des maux qui ont su apaiser les douleurs de l'auteure touchée par la dépression. Souvent écrits avec sensibilité, ils sont devenus une bouée de secours et chargés de positivité au fil des pages. L'auteure signe ici un formidable espoir où tout le monde se retrouve et trouve toute l'élévation de l'âme. A l'âge de 25 ans, la dépression bipolaire m'a atteint, et c'est sous forme de poésie que les mots me sont parvenus, comme s'ils étaient "accouchés" de ma douleur, mais toujours écrits avec optimisme.