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Le Cameroun. Jardin sacré de la débrouillardise
Fodouop Kengne ; Mainet Guy ; Desse René-Paul
L'HARMATTAN
42,00 €
Épuisé
EAN :9782343069944
Au Cameroun, la population fait montre d'un esprit de débrouillardise à toute épreuve. Dans ce pays, où trouver un emploi dans la fonction publique ou dans le secteur d'économie moderne privé relève de l'exploit, et où la pauvreté persiste et signe, des millions de citadins et de ruraux se démènent comme de beaux diables pour tirer leur épingle du jeu. Ils sont contraints, par la force des choses, à se battre bec et ongles pour assurer leur survie avec comme principale solution, la débrouillardise à la camerounaise, c'est-à-dire la quête effrénée d'opportunités, bonnes ou mauvaises. Dos au mur, chefs de famille, femmes, jeunes, adultes, analphabètes et diplômés tentent de "se forger" une source de revenu, de construire un toit, de manger, de trouver de l'eau, de se déplacer, de s'instruire, de se soigner, etc. Même, certaines catégories sociales qu'on aurait crues à l'abri du besoin, comme les enseignants, les employés de banque, les douaniers, les forces de l'ordre et autres fonctionnaires doivent pratiquer une seconde activité ou user de basses manoeuvres, voire d'expédients, pour arriver à leurs fins. Le Cameroun émergent, dont le pouvoir en place situe l'avènement à l'horizon 2035, ne sera pas, que l'on sache, un pays encore soumis à l'emprise voire au règne d'une débrouillardise sans bornes. Son avenir économique ne peut pas se construire sur l'empressement chaleureux et bavard des vendeurs à la sauvette dans les rues, les acrobaties des "mototaxistes" dans la circulation urbaine, les manèges des prostituées le long des trottoirs, les détournements de fonds publics, le bricolage politique, encore moins les "coups fumants" des feymen. Même si certaines d'entre elles expriment un réel dynamisme de la part de couches entières de la population, ces multiples pratiques qui perdurent, ne constituent pas le gage d'une transformation en profondeur du Cameroun et de son accession, dans une vingtaine d'années, au statut de pays émergent.
Le développement est au coeur des discours des gouvernements et des institutions internationales en Afrique. Après les espoirs envolés des années 1960 et 1970, dites justement du "développement", le virage libéral des plans d'ajustement structurel dans les années 1980 et 1990, et alors que les pays émergents prennent une place importante sur la scène internationale, "développer" reste d'actualité dans la plupart des pays d'Afrique. C'est dire si cet ouvrage aborde un sujet fondamental. Le Cameroun est un pays doté de multiples atouts naturels et humains favorables à son développement. Exploités et utilisés à bon escient, ces atouts en feraient un pays qui pourrait garantir à ses habitants de meilleures conditions de nutrition, de logement, de déplacement, d'éducation, de santé et de loisirs. Mais, plus de cinquante ans après son accession à l'indépendance politique, le Cameroun réunit encore les caractéristiques d'un pays sous-développé. Si certaines des causes de cette situation relèvent du contexte international, les plus nombreuses et les plus dommageables sont d'origine interne. Il faudra recourir à des stratégies hardies pour les surmonter, faute de quoi le projet du gouvernement en place de faire du Cameroun un pays émergent à l'horizon 2035 ne se traduira pas dans les faits. Le Cameroun accédera à un véritable développement si ses dirigeants politiques et ses citoyens renoncent au tribalisme et privilégient l'intérêt général, si l'Etat applique les règles de droit et de justice, instaure la reconnaissance du mérite, l'égalité des chances pour tous et la démocratie conduisant à l'alternance au pouvoir politique et associe le peuple à la mise en oeuvre des projets qui engagent son avenir, si les intellectuels camerounais de l'intérieur s'impliquent résolument dans la lutte contre les multiples maux dont souffre leur pays, et si la diversité ethnique y devient un facteur d'entraide et de partage et non de division.
Apparu au Cameroun dans les premières années du protectorat franco-britannique sur ce pays, le marché de la friperie vestimentaire n'a cessé de s'y développer, en dépit de l'attitude ambiguë du Gouvernement et de l'hostilité d'une partie de la population à son égard. Une fois la frontière franchie, les vêtements d'occasion que les entreprises d'importation acquièrent à peu de frais, généralement en Europe Occidentale et en Amérique du Nord, y sont vendus à travers des circuits commerciaux complexes et pas toujours pavés de bonnes intentions. A l'heure actuelle, le marché de la friperie vestimentaire y mobilise une foule nombreuse et diversifiée d'agents économiques à qui il fournit un emploi, donc un moyen de vivre. En outre, il y met à la disposition de l'écrasante majorité des ruraux et des citadins, une gamme étendue de vêtements à des prix qui correspondent à leurs possibilités financières. C'est dire qu'une suppression du marché de la friperie vestimentaire comme certaines voix le réclament depuis plusieurs années, y aurait des conséquences désastreuses pour des millions d'individus.
Dans le but de jeter les bases de la constitution d'un fonds d'archives et de connaissances inédit sur la chefferie de Bandjoun, le Comité exécutif d'organisation de la huitième édition du festival Msem Todjom s'est engagé à produire un livre investi d'une double mission : dresser, à partir des énoncés précis et des images éloquentes, la rétrospective de l'évènement et fournir, à travers des articles scientifiques fouillés, de quoi en savoir plus sur le passé et le présent artistiques, culturels et économiques du groupement Bandjoun. Sa première partie est consacrée à la rétrospective de la huitième édition du festival Msem Todjom, qui s'est déroulée sur le territoire de la chefferie de Bandjoun du 9 au 16 novembre 2019, sur le thème "Le groupement Bandjoun, son passé et son présent artistiques, culturels et économiques". Sa seconde partie est constituée d'articles élaborés par des spécialistes relevant d'horizons disciplinaires diversifiés, à partir de patientes recherches documentaires et de terrain et de l'expérience vécue.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.