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L'échappée indienne
Foch Elisabeth ; Costa Hugues
REY
30,00 €
Épuisé
EAN :9782848760087
Bouleversant destin que celui de Hugues Costa, jeune « cacique » du concours d?entrée à l?École normale supérieure, qui s?éloigne de la rue d?Ulm pour voyager et photographier l?Inde. Au bout de huit mois, après des milliers de kilomètres parcourus et six mille clichés pris, il meurt d?une hépatite virale à Delhi, en mars 1981. Il a vingt-trois ans. Il ne verra jamais ses photographies. Élisabeth Foch, s?appuyant sur le journal de voyage de Hugues Costa, a revisité la fulgurance des derniers instants de cette vie. Arpentant par l?écriture ces lieux qu?elle connaît et qu?a parcourus le jeune photographe ? des hauteurs du Ladakh aux bords du Gange ?, elle s?attache avec poésie et humour à décrire les surprises et les complexités de la civilisation indienne. Qu?il s?agisse des millions de divinités ou des « délices ferroviaires » qui attendent tout bourlingueur; des cérémonies bouddhistes sur le toit du monde ou du marché aux chameaux de Pushkar; des temples au « délire de marbre » à un trajet en rickshaw, aucun aspect qui se présente au voyageur est insignifiant. Entre carnet de voyage, rêverie littéraire et flânerie visuelle, reprenant à son compte la démarche de Nicolas Bouvier selon laquelle « Le voyage pose les bonnes questions sans fournir toutes les réponses », ce très beau texte offre une approche originale d?un monde qui ne cesse d?émerveiller et d?étonner, et éclaire « à la lumière de l?Inde » les photographies splendides que cet ouvrage révèle.
Résumé : Les maisons ont leur propre vie qui n'a que faire de la nôtre. Le jour où l'on s'en aperçoit, il est trop tard. " La maison ", celle que l'on croyait sienne, inébranlable, fidèle, a pris le large. On se partage les miettes qu'elle a contenues. Les grosses d'abord, puis les toutes petites, insignifiantes en apparence. On les garde ou l'on s'en sépare, qu'importe. Elles vous révèlent toutes que le souvenir seul vous appartient et qu'une maison vous habite plus longtemps que vous ne l'avez jamais habitée. Une petite leçon de choses.
La marche, les montagnes, celles de Oaxaca, ses couleurs et ses odeurs, une nature si bouleversante lorsque l'on vient d'une culture occidentale. J'ai décidé d'y voyager pour quelques mois, pas seulement pour voir cette terre, mais pour la comprendre, pour m'en imprégner... Un petit carnet de poche, de l'encre de chine, et un pinceau, ou juste un stylo bic parfois, le matos rudimentaire pour pouvoir voyager avec dans la poche, de quoi "croquer" un cadrage plaisant ! C'est aussi ce que j'apprécie dans la miniature, le sens du détail, d'un travail minutieux, de la maîtrise, du raffinement, d'une forme de grandiose" finalement ! Je pense au travail incroyable du photographe Masao Yamamoto par exemple... Il y a la marche, encore, ces moments de partage avec mon pè re, il m'emmène un jour se balader du côté de Prapic où je commence à peindre mes premiers cailloux. Et le voyage retour, avec de petits cailloux en poche pour terminer le travail, la tête pleine d'inspiration.
Le récit saisissant de l'innocence corrompue. Une prestigieuse université féminine de la Nouvelle-Angleterre dans les années 75. On conteste plus que jamais les valeurs bourgeoises sur fond de drogues, de cigarettes, d'art et de poésie. Gillian Brauer, vingt ans, brillante étudiante de troisième année, voudrait briller encore davantage aux yeux de Andre Harrow, son charismatique professeur de littérature, qui a décidé de faire écrire et lire en classe à ses élèves leur journal intime. Il n'octroie ses compliments qu'aux confessions les plus osées, ce qui génère surenchères malsaines et incidents ravageurs parmi des filles survoltées, avides de retenir l'attention ? et plus ? du maître. Tentatives de suicide, incendies inexpliqués, anorexie, somnifères, tous les éléments d'un drame annoncé sont réunis avec, dans un rôle d'une épaisseur glauque, la mystérieuse Dorcas, l'épouse ? française ? d'Andre, sculptrice, collectionneuse d'affreux totems. Et grande prêtresse de ces amours vénéneuses dont Joyce Carol Oates nous offre ici le récit haletant, à la morale superbement perverse.
Penser le continent africain est une tâche ardue tant sont tenaces poncifs, clichés, et pseudo-certitudes. Depuis les années 1960, à l'aube des indépendances, la vulgate afro pessimiste a qualifié l'Afrique de continent " mal parti ", " à la dérive ". Au plus fort de la pandémie du Sida, des augures ont même préconisé l'extinction pure et simple de la vie sur le continent. C'est peu dire la violence symbolique avec laquelle le destin de millions d'individus a été envisagé sous le mode de l'échec, du handicap, voire de la déficience et de la tare congénitale.Plus récemment, une rhétorique de l'euphorie et de l'optimisme a vu le jour. Le futur serait désormais africain. Le continent réalise des progrès en termes de croissance économique et les perspectives y sont bonnes. La disponibilité de ressources naturelles et des matières premières aidant, le continent africain serait le futur eldorado du capitalisme mondial. Là aussi, ce sont les rêves produits par d'autres qui s'expriment.Penser l'Afrique, c'est débroussailler une forêt dense et touffue, c'est redéfinir la vie autrement que sous le mode de la quantité et de l'avidité. En ces temps de crise de sens d'une civilisation technicienne ne sachant plus où donner de la tête, le défi consiste alors à scruter le politique, l'économique, le social, le symbolique, la créativité artistique. Il consiste également à penser un projet de civilisation qui met l'homme au cour de ses préoccupations en proposant un meilleur équilibre entre les ordres économique, culturel et spirituel.Cet essai passionnant opère une véritable décolonisation conceptuelle et appelle à une réinvention de soi du continent africain.Né en 1972 au Sénégal, Felwine Sarr est écrivain et universitaire. Agrégé d'économie, il enseigne à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il a publié Dahij (Gallimard, 2009), 105 rue Carnot et Méditations africaines (tous deux chez Mémoire d'encrier, Canada).
Résumé : Omniprésents dans la Bible, les anges ont été abondamment figurés par les artistes. Oscillant entre le ciel et la terre ? sous l'apparence d'enfants ou de jeunes adultes, pourvus d'ailes qui évoquent légèreté et agilité ?, ils interviennent à des moments décisifs de la vie des humains. C'est un ange qui chasse Adam du paradis, apprend à Abraham que sa femme aura une descendance, l'empêche de sacrifier son fils Isaac, lutte toute une nuit avec Jacob, guide Lot et sa famille hors du feu de Sodome, sauve Daniel de la fosse aux lions, annonce à Marie qu'elle portera le fils de Dieu, explique aux femmes le jour de Pâques que le Christ est ressuscité, libère Pierre de prison, aide Jean à écrire son évangile... Durant des siècles, les peintres et sculpteurs ont été inspirés par la dimension surnaturelle des anges. De Fra Angelico à Chagall, en passant par Raphaël, Titien, Rubens, Caravage, Rembrandt, Poussin, Gauguin, Van Gogh, ils ont représenté avec une riche imagination ces esprits ailés venus du paradis pour oeuvrer sur la terre. Fasciné par leur mystère, Michael Lonsdale a réuni en cet ouvrage les soixante plus beaux anges de l'art, plaçant en regard des scènes choisies les textes de la Bible qui les racontent et ses propres commentaires qui aident à comprendre et aimer ces oeuvres. Un livre splendide qui emmènera ses lecteurs sur les ailes de la beauté.
Johannes, le narrateur, naît à Vienne en 1927. L'Histoire a tôt fait de venir se mêler de sa vie ordinaire, et de celle de sa famille. Johannes devient un partisan enfiévré d'Adolf Hitler : parce qu'il est soumis, à l'école, à un lavage de cerveau permanent, mais aussi, sans doute - la suite le laisse supposer -, parce qu'il est instinctivement porté vers le Mal. Il revient très vite du combat, défiguré et manchot à 17 ans. C'est alors qu'il découvre que ses parents, antinazis, cachent au grenier une jeune Juive, Elsa. Lui, l'antisémite farouche, est d'abord séduit par l'idée de contrôler le destin d'un de ces êtres qu'il a appris à haïr. Puis il se laisse toucher par le regard de la jeune fille, qui n'exprime aucun dégoût pour son infirmité. Commence alors une passion dévorante, et une cohabitation qui durera toute une vie : la mort frappe la famille de Johannes, jusqu'à ce qu'il se retrouve seul avec sa proie. A la fin de la guerre, il lui fait croire que les Nazis ont gagné, et qu'elle ne peut sortir de la maison sans courir à sa perte... Tout Le ciel en cage est dans cette relation étrange, d'une ambiguïté vertigineuse entre les deux héros. Qui trompe l'autre ? Johannes qui, par amour mêlé de haine, retient la jeune femme prisonnière ? Ou Elsa que l'on devine forcément complice de ce jeu de masques, manipulatrice suprême sous ses airs de victime ? Le monologue de Johannes, la description de la vie à Vienne durant ces années noires, la narration d'un huis clos de cauchemar mènent le lecteur au bord du précipice. Car le dégoût et la fascination se mêlent, irrésistibles, signe d'un livre d'une puissance très rare.