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Délicieuses pourritures
Oates Joyce Carol ; Seban Claude
REY
8,00 €
Épuisé
EAN :9782848767024
Le récit saisissant de l'innocence corrompue. Une prestigieuse université féminine de la Nouvelle-Angleterre dans les années 75. On conteste plus que jamais les valeurs bourgeoises sur fond de drogues, de cigarettes, d'art et de poésie. Gillian Brauer, vingt ans, brillante étudiante de troisième année, voudrait briller encore davantage aux yeux de Andre Harrow, son charismatique professeur de littérature, qui a décidé de faire écrire et lire en classe à ses élèves leur journal intime. Il n'octroie ses compliments qu'aux confessions les plus osées, ce qui génère surenchères malsaines et incidents ravageurs parmi des filles survoltées, avides de retenir l'attention ? et plus ? du maître. Tentatives de suicide, incendies inexpliqués, anorexie, somnifères, tous les éléments d'un drame annoncé sont réunis avec, dans un rôle d'une épaisseur glauque, la mystérieuse Dorcas, l'épouse ? française ? d'Andre, sculptrice, collectionneuse d'affreux totems. Et grande prêtresse de ces amours vénéneuses dont Joyce Carol Oates nous offre ici le récit haletant, à la morale superbement perverse.
Penser le continent africain est une tâche ardue tant sont tenaces poncifs, clichés, et pseudo-certitudes. Depuis les années 1960, à l'aube des indépendances, la vulgate afro pessimiste a qualifié l'Afrique de continent " mal parti ", " à la dérive ". Au plus fort de la pandémie du Sida, des augures ont même préconisé l'extinction pure et simple de la vie sur le continent. C'est peu dire la violence symbolique avec laquelle le destin de millions d'individus a été envisagé sous le mode de l'échec, du handicap, voire de la déficience et de la tare congénitale.Plus récemment, une rhétorique de l'euphorie et de l'optimisme a vu le jour. Le futur serait désormais africain. Le continent réalise des progrès en termes de croissance économique et les perspectives y sont bonnes. La disponibilité de ressources naturelles et des matières premières aidant, le continent africain serait le futur eldorado du capitalisme mondial. Là aussi, ce sont les rêves produits par d'autres qui s'expriment.Penser l'Afrique, c'est débroussailler une forêt dense et touffue, c'est redéfinir la vie autrement que sous le mode de la quantité et de l'avidité. En ces temps de crise de sens d'une civilisation technicienne ne sachant plus où donner de la tête, le défi consiste alors à scruter le politique, l'économique, le social, le symbolique, la créativité artistique. Il consiste également à penser un projet de civilisation qui met l'homme au cour de ses préoccupations en proposant un meilleur équilibre entre les ordres économique, culturel et spirituel.Cet essai passionnant opère une véritable décolonisation conceptuelle et appelle à une réinvention de soi du continent africain.Né en 1972 au Sénégal, Felwine Sarr est écrivain et universitaire. Agrégé d'économie, il enseigne à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il a publié Dahij (Gallimard, 2009), 105 rue Carnot et Méditations africaines (tous deux chez Mémoire d'encrier, Canada).
Premier texte complet et engagé sur un sujet explosif Les guerres ont toujours entraîné des spoliations d'objets et de trésors au détriment des pays vaincus. La France quant à elle a été particulièrement active au cours de ses conquêtes coloniales au xixe siècle. Dès cette époque, de prestigieuses voix s'élèvent en Europe pour condamner ce que la prétendue "civilisation" inflige à la "barbarie". Victor Hugo "espère qu'un jour viendra où la France, délivrée et nettoyée" renverra ses butins. On compte actuellement dans les collections publiques françaises au moins 88 000 objets provenant de l'Afrique subsaharienne. Malgré de nombreuses réclamations de pays africains depuis les indépendances, l'Etat français n'a pas jugé bon d'évoluer sur cette question, arguant de l'inaliénabilité du patrimoine national. Jusqu'au discours du 28 novembre 2017 du président Emmanuel Macron à Ouagadougou, qui annonça la mise en oeuvre dans un délai de cinq ans de "restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique". Il confia alors à Felwine Sarr et Bénédicte Savoy la mission de consulter les spécialistes en Afrique et en France, et de mener une large réflexion sur ce sujet. Le fruit de cette mission est le présent ouvrage, qui reprend le contenu du rapport remis le 23 novembre 2018 au président de la République. Il raconte les spoliations à travers l'histoire mondiale, évalue la part de la France, dresse un premier inventaire des oeuvres spoliées, fait le récit des tentatives des pays africains pour se réapproprier leur patrimoine, analyse les questions juridiques qui se posent, et énonce un certain nombre de recommandations pratiques pour la mise en oeuvre des restitutions, un des chantiers les plus audacieux de ce XXIe siècle. Un ouvrage passionnant, qui fera date. Car le mouvement de restitution du patrimoine vise non seulement à redonner accès aux Africains à leurs oeuvres, mais aussi à fonder une nouvelle ère dans les relations entre l'Afrique et la France, à écrire une nouvelle page d'histoire partagée et pacifiée.
Résumé : La société judéo-chrétienne a souvent peur des femmes. L'Eglise aussi, qui ne leur donne pas accès à la prêtrise. Pourtant en France, sur les deux cent vingt mille catéchistes qui transmettent la foi à nos enfants, 80 % sont des femmes. Elles sont aussi 70 % des douze mille trois cents animateurs d'assemblées dominicales qui oeuvrent en l'absence des prêtres. D'où vient le refus de l'Eglise catholique d'autoriser l'accès des femmes à la prêtrise ? Je l'explique dans ce livre, tout en espérant que ça évolue. Déjà le pape François a donné des signes d'ouverture en ouvrant la voie à des femmes diacres. Mais pour l'ordination des femmes, peut-être qu'avec François XXIII (c'est-à-dire dans plusieurs siècles) cela sera envisageable ? Souvenons-nous de la présence des femmes auprès du Christ jusqu'au bout, au pied de la Croix. Aujourd'hui, leur présence est un trésor inestimable pour l'Eglise. Laissons notre institution ouvrir la route pour que chacune d'entre elles réponde à l'appel de Dieu. La prudence légendaire de l'Eglise est son atout maître depuis deux mille ans. Mettre le pied dans la porte entrouverte par elle pour que celle-ci ne se referme pas est la meilleure attitude pour progresser. Les femmes, à mon avis, feront l'avenir de l'Eglise.
Johannes, le narrateur, naît à Vienne en 1927. L'Histoire a tôt fait de venir se mêler de sa vie ordinaire, et de celle de sa famille. Johannes devient un partisan enfiévré d'Adolf Hitler : parce qu'il est soumis, à l'école, à un lavage de cerveau permanent, mais aussi, sans doute - la suite le laisse supposer -, parce qu'il est instinctivement porté vers le Mal. Il revient très vite du combat, défiguré et manchot à 17 ans. C'est alors qu'il découvre que ses parents, antinazis, cachent au grenier une jeune Juive, Elsa. Lui, l'antisémite farouche, est d'abord séduit par l'idée de contrôler le destin d'un de ces êtres qu'il a appris à haïr. Puis il se laisse toucher par le regard de la jeune fille, qui n'exprime aucun dégoût pour son infirmité. Commence alors une passion dévorante, et une cohabitation qui durera toute une vie : la mort frappe la famille de Johannes, jusqu'à ce qu'il se retrouve seul avec sa proie. A la fin de la guerre, il lui fait croire que les Nazis ont gagné, et qu'elle ne peut sortir de la maison sans courir à sa perte... Tout Le ciel en cage est dans cette relation étrange, d'une ambiguïté vertigineuse entre les deux héros. Qui trompe l'autre ? Johannes qui, par amour mêlé de haine, retient la jeune femme prisonnière ? Ou Elsa que l'on devine forcément complice de ce jeu de masques, manipulatrice suprême sous ses airs de victime ? Le monologue de Johannes, la description de la vie à Vienne durant ces années noires, la narration d'un huis clos de cauchemar mènent le lecteur au bord du précipice. Car le dégoût et la fascination se mêlent, irrésistibles, signe d'un livre d'une puissance très rare.
O'Connor Flannery ; Goffette Guy ; Coindreau Mauri
Résumé : " Mr. Greenleaf accourait vers elle, brandissant son fusil, et elle le vit venir à elle, bien qu'elle ne regardât pas dans sa direction. Elle le vit s'approcher en longeant la lisière d'un cercle invisible, et la ligne d'arbres était béante derrière lui, et ses pieds ne foulaient que le vide. Il visa l'oeil de la bête et fit feu quatre fois. Elle n'entendit pas les détonations, mais elle perçut le tremblement de l'énorme corps alors que le taureau s'affaissait et l'entraînait dans sa chute, rivée à sa tête au point qu'elle semblait, lorsque Mr. Greenleaf fut près d'elle, se pencher sur l'oreille de l'animal et lui chuchoter une ultime révélation.". Mon mal vient de plus loin, " Greenleaf ".
Résumé : "Ce sera un essai-roman [...]. Il devra tout englober, sexualité, éducation, manière de vivre, de 1880 à nos jours ; et mettre à franchir les années toute l'agilité et la vigueur du chamois qui bondit par-dessus les précipices. C'est l'idée générale, en tout cas, et cela m'a plongée dans un tel brouillard, une telle ivresse, un tel rêve que, déclamant des phrases, et voyant des scènes alors que je remonte Southampton Row, je me demande si j'ai tant soit peu vécu sur terre depuis le 10 octobre. Comme pour Orlando, tout se précipite de soi-même dans le courant". Journal 1915-1941, 2 novembre 1932, à propos des Années.
Nuri est apiculteur, sa femme, Afra, est artiste. Ils vivent tous deux avec leur jeune fils, Sami, dans la magnifique ville d'Alep, en Syrie. La guerre éclate et ravage tout, jusqu'aux précieuses ruches de Nuri. Et l'inimaginable se produit. Afra ne veut plus bouger de sa chambre. Pourtant, ils n'ont pas le choix et Nuri déploie des trésors d'affection pour la convaincre de partir.Fous de douleur, impuissants, ils entament alors un long périple où ils devront apprendre à faire le deuil de tout ce qu'ils ont aimé. Et apprendre à se retrouver, peut-être, à la fin du voyage, dans un Londres où les attendent des êtres proches. Pour reconstruire les ruches et leur vie.Christy Lefteri est née à Londres de parents chypriotes. Elle anime un atelier d'écriture à l'université Brunel. L'Apiculteur d'Alep, son deuxième roman, lui a été inspiré par son travail de bénévole dans un camp de migrants à Athènes."Derrière l'immense tragédie impersonnelle des réfugiés, Christy Lefteri fait émerger une histoire personnelle subtile et bouleversante." Kirkus Review"Impossible de ne pas être touché par cette ode à l'humanité." The GuardianTraduit de l'anglais par Karine Lalechère
George Orwell's dystopian masterpiece, Nineteen Eighty-Four is perhaps the most pervasively influential book of the twentieth century, making famous Big Brother, newspeak and Room 101.'Who controls the past controls the future: who controls the present controls the past'Hidden away in the Record Department of the sprawling Ministry of Truth, Winston Smith skilfully rewrites the past to suit the needs of the Party. Yet he inwardly rebels against the totalitarian world he lives in, which demands absolute obedience and controls him through the all-seeing telescreens and the watchful eye of Big Brother, symbolic head of the Party. In his longing for truth and liberty, Smith begins a secret love affair with a fellow-worker Julia, but soon discovers the true price of freedom is betrayal.Eric Arthur Blair (1903-1950), better known by his pen-name, George Orwell, was born in India, where his father worked for the Civil Service. An author and journalist, Orwell was one of the most prominent and influential figures in twentieth-century literature. His unique political allegory Animal Farm was published in 1945, and it was this novel, together with the dystopia of Nineteen Eighty-Four (1949), which brought him world-wide fame. All his novels and non-fiction, including Burmese Days (1934), Down and Out in Paris and London (1933), The Road to Wigan Pier (1937) and Homage to Catalonia (1938) are published in Penguin Modern Classics. If you enjoyed Nineteen Eighty-Four, you might like Orwell's Animal Farm, also available in Penguin Great Orwell.'His final masterpiece... enthralling and indispensible for understanding modern history'Timothy Garton-Ash, New York Review of Books'The book of the twentieth century... haunts us with an ever-darker relevance'Independent