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Mémoire de poche
Plossu Manuela ; Foch Elisabeth
ARNAUD BIZALION
17,00 €
Épuisé
EAN :9782369801856
La marche, les montagnes, celles de Oaxaca, ses couleurs et ses odeurs, une nature si bouleversante lorsque l'on vient d'une culture occidentale. J'ai décidé d'y voyager pour quelques mois, pas seulement pour voir cette terre, mais pour la comprendre, pour m'en imprégner... Un petit carnet de poche, de l'encre de chine, et un pinceau, ou juste un stylo bic parfois, le matos rudimentaire pour pouvoir voyager avec dans la poche, de quoi "croquer" un cadrage plaisant ! C'est aussi ce que j'apprécie dans la miniature, le sens du détail, d'un travail minutieux, de la maîtrise, du raffinement, d'une forme de grandiose" finalement ! Je pense au travail incroyable du photographe Masao Yamamoto par exemple... Il y a la marche, encore, ces moments de partage avec mon pè re, il m'emmène un jour se balader du côté de Prapic où je commence à peindre mes premiers cailloux. Et le voyage retour, avec de petits cailloux en poche pour terminer le travail, la tête pleine d'inspiration.
Le livre En photographie, on croit aller très vite, en tout cas dans ce style de photo "snapshots", faits à l'instinct, très rapidement, dès qu'on les "voit", et même quelquefois plus vite qu'on ne l'a cru!... Les hirondelles: toujours fascinantes surtout par leur incroyable agilité à se diriger pourtant à toute vitesse, sans se cogner entre elles... Je photographie la plupart du temps au millième de seconde, me moquant éperdument de la sacro-sainte profondeur de champ: je m'en moque! et même je l'évite sciemment sans doute! Millième de seconde, incroyable vitesse! Alors avec les hirondelles andalouses, quand je reste quelques jours à me reposer là-bas, s'établit cette sorte de jeu, comme "qui est le plus rapide"!? (elles, surement!) Voila, le challenge ultime: la vraie épreuve du millième de seconde, la rencontre entre nos deux agilités, quelle passionnante aventure.
Les grands voyageurs prennent parfois le temps d'une halte. Et nous livrent alors des images autant inattendues que nouvelles ; parfois jusqu'à l'étrange, nourries qu'elles sont de l'expérience des espaces d'ailleurs. Bernard Plossu est un de ces aventuriers, et le livre qui s'ouvre est celui d'un de ces repos, en terre comtoise cette fois. Aux antipodes du cliché convenu, qui flatte souvent si platement, les pages qui s'ouvrent sont tout à la fois celles des visions nouvelles, du décryptage des formes, de la simplicité du propos et des raffinements extrêmes. On appelle ça... l'exercice du talent.
A l'orée d'une crise sanitaire qui a fait basculer le monde, des histoires d'exils se rencontrent dans une geste croisant image photographique et forme théâtrale, portée par des jeunes acteurs migrants réfugiés et générant une création performante de l'ordre du soulèvement. Les deux auteurs vivent et expérimentent dans un " en-commun " artistique une insurrection créatrice qui se révèle être un vecteur de transformation de soi et de l'autre, d'attention sensible et d'action éthique et politique, où se nouent de nouvelles alliances de la photographie documentaire avec le monde, constituant de la construction d'une " démocratie sensible ". Utopie concrète, acte de résistance ouvrant à la mise en oeuvre d'un art citoyen et participatif, créateur d'un monde nouveau.
La série "Waterfront" d'André Mérian se concentre sur les zones portuaires du bassin méditerranéen. Sept ports de grande envergure sont représentés : Marseille, Valence, Alexandrie, Gênes, Izmir, Beyrouth, Tanger. En se confrontant à la comparaison entre ces villes du bord de la Méditerranée, il est fascinant de constater qu'elles se sont toutes développées de la même manière. Leur évolution est similaire en particulier sur le plan de la ré-urbanisation à la périphérie les ports, ce qui transforme ces villes jumelles en nouveaux territoires.