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Le grosso modo
Floret Jacques ; Ciriez Frédéric
MATIERE
35,00 €
Épuisé
EAN :9782916383705
Sous ses faux airs administratifs (couverture de méchant carton gris, gommette, étiquettes, code barre...), ce livre s'apparente à un dossier d'archives comme certains artistes aiment à en ponctuer leur carrière, à l'un de ces recueils de dessins voués à asseoir définitivement le génie de leur auteur auprès du grand public. Le fait est que Jacques Floret y a compilé - fichtre - pas moins de 600 dessins, et le tout avec une rigueur exemplaire. Ils sont pour la plupart extraits de carnets dans lesquels régulièrement Floret note des idées, fignole des croquis, tente des trucs, esquisse de drôles de compositions ou bien, plus difficilement comme on le sait, s'efforce de laisser librement courir une ligne sur la page. A y regarder plus attentivement, Le Grosso modo se distingue pourtant d'un simple recueil informel de dessins par les liens tissés de proche en proche entre les images. Sur le mode "Marabout, bout d'ficelle, selle de cheval, cheval de course, course à pied, pied-à-terre... " , chaque image est enchaînée par le biais d'un détail, d'une qualité de trait ou d'un motif à l'image précédente, et s'accroche de même à celle qui suit : une thématique émerge, qui laisse bientôt, à la faveur de similitudes formelles, sa place à une autre qui laisse sa place à une autre qui, etc. De proche en proche, d'analogie en ressemblance, une suite séquentielle se forme, un fil se dévide qui reviendra former à l'autre bout de la lecture, grosso modo, une pelote qu'il faudra dérouler de nouveau. A noter : les dessins de Jacques Floret ont pour préface un récit de fiction concocté par le déjà fameux Frédéric Ciriez.
Zaouche Gaudron Chantal ; Flores Jean-Jacques ; Ja
Cet ouvrage est conçu comme un outil de sensibilisation et de prévention des effets délétères sur le développement des enfants qui sont témoins de la violence conjugale. L'accompagnement et le devenir des enfants s'inscrivent au coeur de la réflexion des auteurs et constituent le fil rouge de cet ouvrage. Volontairement synthétique afin de souligner les éléments les plus marquants et les plus saillants, ce bilan des connaissances met en évidence l'impact des violences conjugales sur le développement de l'enfant. Il s'accompagne d'un DVD présentant des saynètes réalisées par des enfants à partir du logiciel de modélisation Gepetto créé par l'association Animaçao. Ces petits films d'animation très simples constituent des médiations pour instaurer un débat avec et pour les enfants.
La nuit est mystérieuse. Elle est belle aussi ; pour s'en persuader, il suffit de sortir des villes, d'aller à la campagne, la montagne et lever les yeux vers le ciel. Et les étoiles, disparues de nos villes, réapparaîtront comme par magie. Oui, marcher de nuit est possible même sans éclairage artificiel. Dans ce guide, nous vous proposons treize randonnées nocturnes dans les Alpes-Maritimes. Des promenades qui vous conduiront vers une chapelle isolée, un château en ruines, un site géologique remarquable, une bergerie, un lac de montagne... Dans chaque itinéraire vous découvrirez une constellation, une planète, un mythe qui s'y rapporte. En effet, cet ouvrage se veut plus qu'un simple guide de randonnées. Il s'ouvre sur un chapitre consacré aux corps célestes, des plus grosses étoiles à la plus petite des météorites, comment les observer, les photographier. On vous expliquera également, les enjeux de la lutte contre la pollution lumineuse. Ce livre que nous avons voulu le plus complet possible a pour ambition de vous faire découvrir la nuit, l'apprivoiser et apprendre à la parcourir sans crainte. Marcher en étant à l'écoute de ses sensations, se poser, s'allonger dans l'herbe, regarder le ciel étoilé et la nuit ne sera plus ce monde mystérieux qui fait peur mais un monde merveilleux qui fait rêver. Nous vous proposons à travers ces promenades nocturnes de vous unir avec la nuit pour apprivoiser vos anciennes peurs et rêver devant le ballet magique et merveilleux de la Lune, des planètes et des étoiles.
Les préjugés liés aux forestiers sont tenaces. Ainsi, puisque selon la culture occidentale on ne peut longtemps séjourner en forêt sans y perdre son humanité, les forestiers sont toujours soupçonnés de sauvagerie. Le bûcheron, figure emblématique de ce milieu, restel'idiot moyen qu'a pas fini ses études, le gros ours du fond des bois "selon les termes de l'un d'entre eux. En plus de cette image sociale peu valorisante, l'activité des entrepreneurs de travaux forestiers (ETF) - des bûcherons, débardeurs et sylviculteurs indépendants - est aussi exceptionnellement dangereuse: un ETF sur cinq est victime d'un accident chaque année. Dès lors, choisir une telle profession n'est pas anodin. Comment devient-on entrepreneur de travaux forestiers? Qu'est-ce qui motive ceux qui le deviennent et leur fait accepter ces difficiles conditions d'activité? Comment trouvent-ils et surtout conservent-ils un successeur, eux qui interdisent à leurs enfants de s'inscrire à leur suite? Ces questions trouvent ici une réponse à travers une approche socio-anthropologique de ce groupe professionnel. Au-delà du cas particulier des activités forestières, les analyses développées dans cet ouvrage apportent, entre autre, un éclairage sur l'apprentissage, la gestion des risques professionnels, la transmission d'entreprise et l'organisation du marché du travail."
Résumé : En novembre 2013, les révoltés ukrainiens de la place Maïdan revendiquaient d'abord la constitution d'un Etat " normal ", débarrassé des ingérences des oligarques et des agissements d'un président contre lequel ne s'exerçait aucun contre-pouvoir sérieux. De semblables appels ont retenti à plusieurs reprises dans des pays situés entre l'Europe et la Russie, comme la Moldavie ou la Géorgie. L'Europe peut-elle répondre à l'attente suscitée par son modèle politique ?Ou, au contraire, faut-il voir dans la force d'inertie et dans les héritages culturels les facteurs de résistance de régimes plus ou moins autoritaires de la région, soutenus par la Russie ? Entre pessimisme de la raison et optimisme de la volonté, Florent Parmentier propose une analyse d'actualité sur les possibilités d'émergence d'un Etat de droit dans les pays d'Europe orientale et du Caucase, condition sine qua non de leur modernisation et d'un éventuel rapprochement profond et durable avec l'Union européenne.
La Révolution culturelle a eu les Citations du président Mao Tsé-toung. En un temps qui fut le nôtre, nous avons cru bon de réunir ces Citations pour le président Sarkozy : une mise en regard de citations d'images et de citations de textes formant dispositif, celui, tout symbolique, d'un miroir tendu et d'un contrepoint offert, afin moins d'organiser l'instruction d'un individu, à charge ou à décharge, que de servir la fonction qu'il occupe, de lui être d'un certain usage, non dans le registre mondain du supplément de lustre et de prestige mais dans l'ordre subjectif, axiomatique et institutionnel, mélancolique et théâtral auquel l'ont convoqué la sentence du suffrage universel et le libre jeu de la démocratie-marché. Son Petit Livre rouge à lui. Les citations d'images, réalisées à l'aquarelle par Juan Pérez Agirregoikoa, présentent, à partir d'images de presse, le président seul, nettoyé de toute compagnie parasite - un art du portrait qui tout à la fois renoue avec un antique réalisme-socialiste et inaugure l'ère très contemporaine d'une peinture nettoyée "au Kärcher" . Les citations de textes, propositions détachées d'oeuvres contemporaines pour la plupart, ont été choisies par Gilles Grelet en fonction d'une exigence : que leur montage, entre elles et avec les images, articule une proposition de théorisme - d'enfance de la théorie, comme on dit d'enfance de l'art - à l'occasion de monsieur Nicolas S. et pour le timonier Sarkozy. Celui qu'on a eu. Celui qu'on méritait, disent les urnes.
Par une brèche dans un mur, une foule de plusieurs centaines de personnes pénètre dans le "jardin" et découvre peu à peu ce vaste territoire interdit constitué d'une succession de paysages artificiels animés de mouvements automatisés. Le "jardin" est un décor désert, habité uniquement de dispositifs mécaniques, de cliquetis, de chocs et de grincements, un lieu sans orientation ni logique qui paraît généré au fur et à mesure de la curiosité qu'il suscite. Un lieu probablement sans fin, voué à l'inouï, à l'extraordinaire, à l'invention...
Une ville orthonormée, au petit matin. Amérique nord. Réveil, métro. La vie des gens, la rue, l'ouverture des bureaux sur fond de grisaille quadrillée. Soudain parmi la foule, un homme prend la tangente. Police. Course-poursuite. L'homme est pourtant l'un des plus insignifiants de la ville : c'est un homme-sandwich. Mais justement. La pancarte qu'il arbore, et dont il semble ne pas vouloir se défaire, fait aussi de lui l'homme le plus remarquable. "New" : voilà ce qu'il annonce. Le nouveau. Rien moins. Il y a bien des choses à dire, sans doute, de New WANTED : ligne claire, minimalisme, géométrie, inventions formelles, refus de la narration... La vérité c'est que c'est l'irruption du boogie-woogie dans la peinture de Mondrian, c'est Hitchcock qui ferait courir James Stewart directement dans des décors de Saul Bass.
Citéruine est une ville désolée, vidée de ses habitants, usée par le temps et l'abandon - guerre ? catastrophe ? génocide ? effondrement ? ... Elle est le reflet parallèle, le reste ou le cauchemar d'une ville possible, d'une grande ville étale sans centre ni périphérie, une mégalopole postindustrielle et surpeuplée, urbanisée à l'excès qui a ou qui a eu pour nom Citéville. L'une et l'autre cités ont été dessinées par Jérôme Dubois, toutes deux selon le même découpage, les mêmes cadrages, la même fatale temporalité. Mais là où Citéville grouille de stupides turpitudes, s'alimente de ses déchets et assure la reproduction des monstres humains qui l'ont bâtie, Citéruine dresse ses abattis, laisse calmement miroiter son squelette sous les durs néons qui lui restent. S'étant débarrassée de ses occupants ou bien délaissée par eux, qu'importe, ayant en tout cas abandonné tout espoir, Citéruine a quitté son pauvre statut de décor. Elle est désormais paysage, et paysage animé : ses contours et ses lieux reprennent le flambeau de la narration, rejouent la comédie urbaine pour eux seuls, et tournent dans la nuit, dévorés par le feu. Il a été confié aux éditions Cornélius de porter le destin de Citéville, tandis que les Editions Matière accueillent Citéruine. Les deux villes communiquent et se complètent en deux ouvrages distincts dont les lectures simultanées ou différées sont autant de perturbations d'un même espace par le temps et ses affres.