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Paris et l'automobile. Un siècle de passions
Flonneau Mathieu ; Prost Antoine
HACHETTE LITT.
31,40 €
Épuisé
EAN :9782012356986
Une histoire d'amour, passionnée parfois, qui tourne inexorablement au divorce... telle est la destinée de l'automobile à Paris. Aujourd'hui la voiture ne serait qu'un "problème" pour la capitale: il n'en a pas toujours été ainsi. Pour la première fois, un historien rappelle les étapes de l'articulation de automobile à la ville et, réciproquement, de la ville à l'automobile, à mesure que l'aspiration collective à l'individualisme gagnait l'écrasante majorité de la population. Une soixantaine d'années durant, l'auto a irrésistiblement séduit les Français. Mieux: autour d'elle s'est jouée de façon décisive l'entrée de l'ensemble de la société française dans la modernité. Ainsi, dès l'apparition des premières autos, une civilisation nouvelle s'impose, d'abord parisienne et bientôt universelle. Jusqu'aux années 1960 se met en place une politique favorable à une automobile alors perçue comme facteur de prospérité, qui se traduit, dans toutes les grandes villes, par la construction d'infrastructures majeures, des tunnels aux boulevards périphériques. Toutefois, à partir de 1968, la contestation gronde face au poids toujours croissant d'une automobile dont on dénonce désormais les nuisances. Donnant largement la parole aux acteurs et aux témoins du siècle dernier, Mathieu Flonneau offre une lecture inédite du paysage urbain contemporain, largement influencé par l'automobile telle qu'elle s'est imposée au cours du XXe siècle. La conduite parisienne et les "embarras" de la capitale touchaient la légende: il restait à en écrire l'histoire.
Le titre de cet ouvrage, repris de celui de la journée d'étude organisée en décembre 2009 par le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA) annonce ouvertement la couleur et relève d'un simple constat: l'automobilisme utilitaire sert la société! Or, comment se fait-il que le discours dominant ne retienne du rapport à ce type d'automobiles qu'un sentiment globalement négatif, que le terme de "dépendance" résume par-delà l'énumération fréquente des nuisances qui lui sont associées? Précisément, l'objet de ce deuxième "Atelier du CCFA" consiste dans l'inventaire, par des universitaires et des professionnels, des services rendus par les autos utilitaires et également dans une tentative d'estimation de leur poids économique d'une part, et de leur influence sociale et culturelle d'autre part. L'utilitaire est ici entendu au sens très large, puisqu'il comprend aussi bien les poids lourds que les utilitaires légers - extensibles à tous les véhicules de flottes d'entreprises -, tous finalement constitutifs d'une même chaîne. Plongeant ses racines dans le passé, questionnant également le patrimoine, cette réflexion collective se veut également résolument tournée vers les perspectives d'avenir de ce "sous-secteur" de première importance pour l'industrie automobile.
Agrandissement de soi-même" (Dino Buzzati), l'automobile a permis l'exaltation de l'individualisme. Elle a aussi enfanté une religion moderne et créé une riche culture dont le déchiffrement mérite le détour. Qu'elle soit appréciée ou au contraire perçue comme une absurdité voire une catastrophe, l'automobilisation du monde au XXe siècle n'en possède pas moins sa logique. En cheminant dans la sphère du rêve automobile et de ses icônes, en auscultant les évolutions et les déclinaisons de la pratique de l'art de conduire, en analysant les représentations de l'objet automobile et sa diffusion planétaire dans toutes les strates de la société, cet ouvrage propose au lecteur l'histoire culturelle d'une technique universelle. Depuis la fascination exercée par les toutes premières autos jusqu'à la servitude des embouteillages doublée d'insupportables deuils routiers, c'est à une véritable analyse de la civilisation automobile que Mathieu Flonneau s'exerce ici. Par un patient voyage dans les lieux de mémoire automobiles, en illustrant son propos de nombreux documents iconographiques et de textes littéraires, Mathieu Flonneau plaide dans cet essai pour une histoire de l'automobile qui soit enfin celle de l'automobilisme, c'est-à-dire l'histoire de l'un des styles contemporains de l'homme et de la femme, écartelés entre l'individuel et le collectif, bref, l'histoire d'un authentique art de vivre. Biographie de l'auteur Mathieu Flonneau, agrégé et docteur en histoire, est maître de conférences à l'université Paris I-Panthéon-Sorbonne et au Centre d'histoire sociale du XXe siècle. Historien de l'automobilisme et de Paris, il co-anime un séminaire universitaire consacré à l'histoire de la mobilité.
Flonneau Mathieu ; Laborie Léonard ; Passalacqua A
Mobilité et démocratie forment en apparence un couple historique idéal. Union de deux idéaux en tout cas, dont Les transports de la démocratie éclairent les destinées variées et les affinités tumultueuses. Si mobilité et démocratie semblent indissociables, ils se posent en effet mutuellement des problèmes. La reconfiguration au cours du temps des liens qui le sunissent et parfois les entravent dans un environnement changeant : tel est le sujet de ce volume. Ecrit depuis plusieurs perspectives disciplinaires (histoire, science politique, géographie et économie), ce livre est centré sur la France, mais offre des points de comparaison avec d?autres espaces politiques, et sur le second XXe siècle, tout en s?autorisant des échappées vers les périodes antérieures. Démocratie technique, écosystèmes de mobilité et équation des déplacements : ces opérateurs de la pensée sur les mobilités durables y gagnent en profondeur et s?en trouvent décapés.
De toute part le bruit médiatique dominant renvoie de l'automobilisme une image négative suggérant une dépendance aliénante à l'objet roi du siècle passé. A contre-courant, ce livre entend réfléchir aux motifs qui ont conduit à son règne, qui, constatons-le, continue au XXIe siècle à l'échelle planétaire. Dès lors, les motifs de succès auraient-ils vraiment et partout disparu ? L'idée est de mettre en question, sur le fond, la forme de bien-pensante et de schizophrénie qui, depuis quelque temps et tout particulièrement en France, accuse l'automobile et place les automobilistes dans une position de coupables désignés des grands maux sociaux et environnementaux. Chemin faisant, la métaphore psychanalytique sert à étayer une proposition bien connue et adaptée pour l'occasion : haine de l'auto = haine de soi. Au gré de quelques coups de volant - et de guidon ! - inattendus, l'ouvrage cherche à interroger les limites de l'autorefoulement, de la mauvaise conscience et de la mémoire malheureuse qui sont associés de nos jours à l'automobile, objet fétiche d'une liberté de plus en plus incomprise et compliquée à assumer.
Résumé : Qu'en est-il véritablement de la pauvreté aujourd'hui et comment y faire face ? Prenant en considération à la fois le temps (historique de la pauvreté depuis le Moyen Age) et l'espace (arsenal concret des mesures contre la pauvreté dans les grands pays européens), ce livre provocateur fait le point de la situation. Non, il n'y a pas de plus en plus de pauvres dans notre pays, au sens étroit du nombre de personnes ne disposant pas d'un revenu minimal... mais ils sont de plus en plus pauvres, démunis de tout, et demandant donc en permanence des aides publiques ou privées. Oui, le revenu minimum garanti peut être la forme immédiate de la solidarité nécessaire envers les plus pauvres, sous réserve qu'il ait pour fondement l'insertion réelle et durable de ceux auxquels il est destiné, plutôt que l'assistance. Au surplus, ce revenu minimum ne coûterait pas cher : entre 6 et 12 milliards par an, soit 0,1 % à 0,2 % du PIB. Non, le revenu minimum garanti ne peut pas être l'au-delà de la solidarité, le nouveau principe de la Sécurité Sociale, la base d'un nouveau compromis social. Il est temps que le public ait accès aux chiffres les plus précis et puisse consulter un dossier extrêmement solide sur la misère et les actions qu'elle appelle. Philippe Séguin et Claude Evin ont accepté de débattre, en préface et en postface, sur l'idée d'un consensus possible à partir des propositions minimales de Serge Milano.
Résumé : Le principe : 5 nouvelles originales réécrites 3 fois, par 3 écrivains différents. Le résultat : 20 textes inédits où les auteurs d'aujourd'hui se mesurent les uns aux autres. Affrontements de talents, combats entre générations, découverte des ressorts de l'imagination, Remix est plus qu'un recueil collectif de nouvelles. C'est l'adaptation à la littérature du procédé qui triomphe déjà dans le hip-hop ou les musiques électroniques : le " remix ". En bonus dans ce recueil : les meilleurs remix d'" amateurs ", gagnants du concours Remix en partenariat avec Dimanche Ouest-France, L'Est républicain, Sud-Ouest Dimanche, À nous Paris et Les Inrockuptibles.
Résumé : Durant un siècle, de 1801 à 1905, l'Eglise de France a vécu sous le régime du Concordat conclu entre Bonaparte, Premier consul, et le pape Pie VII. Ce Concordat faisait des prêtres français des fonctionnaires du culte, salariés, dépendant étroitement de leur évêque et de l'administration. Et cependant, jamais le clergé français n'a été aussi nombreux : 140000 jeunes gens ordonnés en un siècle. Qu'est-ce qui a pu pousser tant d'adolescents, en majorité des fils de paysans, à franchir le seuil des séminaires ? La sécurité attachée à un traitement fixe et assuré ? Une promotion sociale incontestable ? Certainement. Mais aussi l'attrait du service de Dieu et des âmes, la réalisation d'une haute vocation. L'exercice de cette vocation, au cours du XIXe siècle, est rendue de plus en plus malaisée par la formidable mutation économique, sociale, idéologique, religieuse qui fait que la France républicaine et logique de 1905, avec ses 4 millions de travailleurs industriels, est très différente de la France de 1801, dont les campagnes surpeuplées vivaient encore selon un rythme ancien, auquel l'existence du prêtre était accordée. A travers la vie quotidienne du prêtre français au XIXe siècle, c'est toute une nation qu'on voit évoluer, c'est la France profonde qu'on entend respirer, une France à la fois très éloignée et très proche de nous. Pierre Pierrard Né à Roubaix, Pierre Pierrard est professeur honoraire à l'Institut catholique de Paris. Après avoir soutenu une thèse de doctorat sur La Vie ouvrière à Lille sous le Second Empire, il a orienté ses recherches et ses travaux vers une meilleure connaissance des courants sociaux et religieux contemporains. Chroniqueur à La Croix président de l'Amitié judéo-chrétienne de France, il a reçu le Grand Prix catholique de littérature en 1984 pour son livre : l'Eglise et les ouvriers en France, 1840-1941 (Hachette-Littérature). Il est également l'auteur d'une Vie quotidienne dans le Nord au XIXe siècle.
Résumé : Affrontements de talents, combats entre générations, découverte des ressorts de l'imagination, Remix est plus qu'un recueil collectif de nouvelles. C'est l'adaptation à la littérature du procédé qui triomphe dans le hip hop ou les musiques électroniques le " remis ", la réappropriation d'une création passée. Le principe : 5 nouvelles originales remisées 2 fois, par 2 écrivains différents. Le résultat : 15 textes inédits où les romanciers contemporains se volent leurs histoires, leurs ambiances, leurs styles ou leurs mots. Et au final, nous parlent d'eux-mêmes comme jamais. Publié deux fois par an, Remix est à la fois un rendez-vous régulier de " combats d'écrivains " et une réflexion ludique sur la création.