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Les transports de la démocratie. Approche historique des enjeux politiques de la mobilité
Flonneau Mathieu ; Laborie Léonard ; Passalacqua A
PU RENNES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782753534957
Mobilité et démocratie forment en apparence un couple historique idéal. Union de deux idéaux en tout cas, dont Les transports de la démocratie éclairent les destinées variées et les affinités tumultueuses. Si mobilité et démocratie semblent indissociables, ils se posent en effet mutuellement des problèmes. La reconfiguration au cours du temps des liens qui le sunissent et parfois les entravent dans un environnement changeant : tel est le sujet de ce volume. Ecrit depuis plusieurs perspectives disciplinaires (histoire, science politique, géographie et économie), ce livre est centré sur la France, mais offre des points de comparaison avec d?autres espaces politiques, et sur le second XXe siècle, tout en s?autorisant des échappées vers les périodes antérieures. Démocratie technique, écosystèmes de mobilité et équation des déplacements : ces opérateurs de la pensée sur les mobilités durables y gagnent en profondeur et s?en trouvent décapés.
Une histoire d'amour, passionnée parfois, qui tourne inexorablement au divorce... telle est la destinée de l'automobile à Paris. Aujourd'hui la voiture ne serait qu'un "problème" pour la capitale: il n'en a pas toujours été ainsi. Pour la première fois, un historien rappelle les étapes de l'articulation de automobile à la ville et, réciproquement, de la ville à l'automobile, à mesure que l'aspiration collective à l'individualisme gagnait l'écrasante majorité de la population. Une soixantaine d'années durant, l'auto a irrésistiblement séduit les Français. Mieux: autour d'elle s'est jouée de façon décisive l'entrée de l'ensemble de la société française dans la modernité. Ainsi, dès l'apparition des premières autos, une civilisation nouvelle s'impose, d'abord parisienne et bientôt universelle. Jusqu'aux années 1960 se met en place une politique favorable à une automobile alors perçue comme facteur de prospérité, qui se traduit, dans toutes les grandes villes, par la construction d'infrastructures majeures, des tunnels aux boulevards périphériques. Toutefois, à partir de 1968, la contestation gronde face au poids toujours croissant d'une automobile dont on dénonce désormais les nuisances. Donnant largement la parole aux acteurs et aux témoins du siècle dernier, Mathieu Flonneau offre une lecture inédite du paysage urbain contemporain, largement influencé par l'automobile telle qu'elle s'est imposée au cours du XXe siècle. La conduite parisienne et les "embarras" de la capitale touchaient la légende: il restait à en écrire l'histoire.
Flonneau Mathieu ; Huré Maxime ; Passalacqua Arnau
Résumé : Sous l'effet récent d'un coup de baguette magique législatif, la plupart des grandes agglomérations françaises sont devenues des métropoles reconnaissant ainsi une réalité à l'oeuvre depuis plusieurs décennies. Mais le changement de vocabulaire n'est qu'une étape vers une gestion plus intégrée de territoires aux tensions très fortes du fait des pratiques de mobilité, en leur sein, comme à leur périphérie. Comment peuvent se faire écho les nouvelles échelles de gestion politique de ces mobilités et les pratiques sociales ? A l'écart des controverses et avec recul historique, cet ouvrage fait le choix d'observer plusieurs territoires français confrontés à ces questions. Il se fonde sur des cas diversifiés, de l'incontournable exception parisienne à des situations plus courantes, comme celle de Brest ou de territoires ruraux polarisés par des centres urbains pourtant distants, pour lesquels l'automobilisme joue toujours un role majeur.
Flonneau Mathieu ; Laguet Daniel ; Ozanne François
Le pavé de Paris a aussi sa légende. Et n'est-il pas lui-même une légende, puisqu'il se fait bien rare désormais sur les chaussées de la capitale ?. Six mille et très diverses, les rues de Paris distillent toutefois des sensations que l'on perçoit comme très " parisiennes ". Même si les rues de Paris ont été soumises à l'histoire, aux événements et à des régimes administratifs successifs, elles témoignent d'une unité : celle d'un espace public maîtrisé et à certains égards achevé. Ainsi, essence même du tissu et de l'existence collective de la ville, ces rues qui n'ont rien d'uniforme ont toujours connu une gestion et un contrôle centralisés. Cette mise en administration tous azimuts de la ville au ras du réseau et la gestion des conflits d'usages, auxquels la rue est d'abord exposée, sont les objets de ce livre. La rue constitue aussi une forme urbaine que, à Paris comme ailleurs, la " modernité ", de quelque chapelle qu'elle se soit réclamée, a manqué de tuer. Les conditions de sa permanence et de son éventuelle renaissance sont ici discutées et bien des détours, parfois inattendus, sont nécessaires pour en appréhender la richesse. Loin de n'être que simplement fonctionnel, le réseau viaire, comme support et décor de l'activité de la ville, est également le vecteur d'une culture, d'une sensibilité et d'une identité de l'espace public
Le titre de cet ouvrage, repris de celui de la journée d'étude organisée en décembre 2009 par le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA) annonce ouvertement la couleur et relève d'un simple constat: l'automobilisme utilitaire sert la société! Or, comment se fait-il que le discours dominant ne retienne du rapport à ce type d'automobiles qu'un sentiment globalement négatif, que le terme de "dépendance" résume par-delà l'énumération fréquente des nuisances qui lui sont associées? Précisément, l'objet de ce deuxième "Atelier du CCFA" consiste dans l'inventaire, par des universitaires et des professionnels, des services rendus par les autos utilitaires et également dans une tentative d'estimation de leur poids économique d'une part, et de leur influence sociale et culturelle d'autre part. L'utilitaire est ici entendu au sens très large, puisqu'il comprend aussi bien les poids lourds que les utilitaires légers - extensibles à tous les véhicules de flottes d'entreprises -, tous finalement constitutifs d'une même chaîne. Plongeant ses racines dans le passé, questionnant également le patrimoine, cette réflexion collective se veut également résolument tournée vers les perspectives d'avenir de ce "sous-secteur" de première importance pour l'industrie automobile.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.