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De l'histoire des transports à l'histoire de la mobilité ? Etat des lieux, enjeux et perspectives de
Flonneau Martine ; Guigueno Vincent
PU RENNES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782753509085
La mobilité des personnes et des biens est l'un des traits les plus caractéristiques de nos civilisations urbaines et post-industrielles: containers, passagers aériens munis de leurs carte gold, pendulaires au long trajet quotidien, etc. Tous sont devenus l'essence de la mondialisation ainsi rendue visible. L'actualité la plus quotidienne se fait l'écho incessant des nouvelles échelles d'une part, des nouveaux modes et enjeux d'autre part, liés aux déplacements. Ce livre a pour ambition d'inscrire dans une histoire parfois de "longue durée" ces éléments constitutifs de notre modernité, de les rendre lisibles et compréhensibles au présent. L'histoire des transports existe depuis longtemps en France comme à l'étranger. À l'écoute des autres sciences humaines, cette histoire a connu depuis quelques années un profond renouvellement, dans ses objets et ses concepts. Devons-nous faire évoluer l'histoire des"transports, souvent découpée par modes - rail, routes, air - et soumise aux systèmes techniques" dominants "vers une histoire de la mobilité? Les enjeux contemporains liés au développement durable invitent à revisiter l'histoire de nos mobilités, ses controverses, ses" futurs passés ", ses pratiques et ses représentations. Le livre propose un bilan du débat historiographique sur le" tournant de la mobilité "en histoire, ainsi que des textes explorant les objets de ce nouvel agenda" démodalisé ": la vitesse, la sécurité, l'expertise, les institutions. Dans ce tableau, les enjeux politiques et ceux liés au développement économique sont essentiels à l'instar des imaginaires et des représentations."
Fondé par Bismarck, le Reich allemand a une brève existence - 74 ans -, de 1871 à 1945, marquée par deux guerres mondiales particulièrement meurtrières, dont la seconde entraîne sa disparition. Sans faire de l'histoire à rebours en partant d'Auschwitz ni affirmer péremptoirement une voie particulière de modernisation économique sans modernisation politique libérale, il faut placer au coeur de l'histoire allemande la problématique des rapports entre nation et démocratie, unité et liberté. Comment l'Allemagne, pays divisé jusqu'au milieu du XIXe siècle, devient-elle, dans la seconde moitié du même siècle et la première du XXe, une grande puissance qui cherche son identité dans deux tentatives pour soumettre l'univers à son rêve d'hégémonie mondiale, au point d'aller jusqu'à l'autodestruction? Comment cet Etat national tard venu verse-t-il dans la catastrophe hitlérienne, régime totalitaire criminel unique dans l'histoire? L'ouvrage analyse en profondeur éléments structurels, fonctionnels, idéologiques et personnels pour expliciter continuités et ruptures dans l'évolution du Reich allemand. A l'heure de la construction de l'Europe par voie pacifique et de la réalisation de la nouvelle unité de l'Allemagne dans la démocratie, il aide à mieux comprendre avec impartialité l'histoire de l'Allemagne contemporaine Biographie de l'auteur Chercheur associé à l'Institut d'Histoire du Temps présent, Jean-Marie Flondeau a travaillé sur la bourgeoisie allemande au XIXe siècle et participé à plusieurs enquêtes sur la période 1930-1960, notamment sur l'opinion publique sous Vichy, les entreprises françaises pendant la Seconde Guerre mondiale et le temps des restrictions (1939-1949)
Flonneau Mathieu ; Laguet Daniel ; Ozanne François
Le pavé de Paris a aussi sa légende. Et n'est-il pas lui-même une légende, puisqu'il se fait bien rare désormais sur les chaussées de la capitale ?. Six mille et très diverses, les rues de Paris distillent toutefois des sensations que l'on perçoit comme très " parisiennes ". Même si les rues de Paris ont été soumises à l'histoire, aux événements et à des régimes administratifs successifs, elles témoignent d'une unité : celle d'un espace public maîtrisé et à certains égards achevé. Ainsi, essence même du tissu et de l'existence collective de la ville, ces rues qui n'ont rien d'uniforme ont toujours connu une gestion et un contrôle centralisés. Cette mise en administration tous azimuts de la ville au ras du réseau et la gestion des conflits d'usages, auxquels la rue est d'abord exposée, sont les objets de ce livre. La rue constitue aussi une forme urbaine que, à Paris comme ailleurs, la " modernité ", de quelque chapelle qu'elle se soit réclamée, a manqué de tuer. Les conditions de sa permanence et de son éventuelle renaissance sont ici discutées et bien des détours, parfois inattendus, sont nécessaires pour en appréhender la richesse. Loin de n'être que simplement fonctionnel, le réseau viaire, comme support et décor de l'activité de la ville, est également le vecteur d'une culture, d'une sensibilité et d'une identité de l'espace public
Les routes de la République sont le produit d'une riche histoire. Pourtant, au mépris de cet héritage, en France, l'art de se déplacer des Parisiens est érigé en principe national par les grands médias... parisiens. Depuis plus de vingt ans, on a rangé du côté du "bien" les transports collectifs et les transports ferrés, et du côté du "mal" la route, la voiture et les poids lourds. Pourtant, la voiture assure l'essentiel de la mobilité des Français, et la route joue de plus en plus collectif, avec le renouveau de l'autocar et le développement des mobilités collaboratives. Cette contradiction pose un problème grave quant à nos valeurs républicaines : comment nos élites ont-elles pu s'enfoncer dans un tel déni de réalité ? A l'heure de la montée des populismes, notamment dans les territoires situés à l'écart des métropoles, il est urgent de refonder l'action publique en donnant la priorité aux réalités économiques, sociales et environnementales sur les fantasmes. La voiture est l'objet premier de la mobilité démocratisée, à elle de se réinventer !
Flonneau Mathieu ; Laborie Léonard ; Passalacqua A
Mobilité et démocratie forment en apparence un couple historique idéal. Union de deux idéaux en tout cas, dont Les transports de la démocratie éclairent les destinées variées et les affinités tumultueuses. Si mobilité et démocratie semblent indissociables, ils se posent en effet mutuellement des problèmes. La reconfiguration au cours du temps des liens qui le sunissent et parfois les entravent dans un environnement changeant : tel est le sujet de ce volume. Ecrit depuis plusieurs perspectives disciplinaires (histoire, science politique, géographie et économie), ce livre est centré sur la France, mais offre des points de comparaison avec d?autres espaces politiques, et sur le second XXe siècle, tout en s?autorisant des échappées vers les périodes antérieures. Démocratie technique, écosystèmes de mobilité et équation des déplacements : ces opérateurs de la pensée sur les mobilités durables y gagnent en profondeur et s?en trouvent décapés.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.