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La figure de Paul dans les Actes des Apôtres. Un phénomène de réception de la tradition paulinienne
Flichy Odile
CERF
35,00 €
Épuisé
EAN :9782204082440
Saisie dans l'originalité de sa réception lucanienne, la figure du Paul des Actes des Apôtres retrouve ici sa juste place dans l'histoire des débuts du christianisme. Et la mise en lumière de sa spécificité contribue à une évaluation de la gestion de l'héritage paulinien par l'auteur des Actes. Cette étude de la figure de Paul éclaire aussi la manière dont Luc conçoit le rapport entre le judaïsme et le christianisme en termes de continuité et de rupture. L'identité même de l'Eglise se reflète dans l'itinéraire inouï de celui qui, après avoir été un redoutable persécuteur des chrétiens, devient témoin du Christ devant tous les hommes, proclamant hautement que, loin de trahir la foi d'Israël envers son Dieu, l'accueil de la bonne nouvelle du salut en Jésus-Christ en est, au contraire, l'accomplissement. Ainsi sommes-nous amenés à une prise de conscience de notre propre histoire : quel est le Paul que nous connaissons ? Comment le redire aujourd'hui pour qu'il reste vivant pour les générations futures ?
Les grandes migrations du début du IIIe millénaire sont-elles le signe de l'effondrement de notre civilisation ou, à l'inverse, vont-elles lui permettre un rebond salvateur ? Pourquoi une civilisation meurt-elle ? Ces questions essentielles sont abordées dans ce livre avec intelligence, dans une perspective historique salvatrice et nécessaire. Si l'ouvrage est avant tout factuel, le lecteur se sent au fil des pages frôlé par un grand vent d'histoire. On passe de la Perse à Rome, on retourne en Iran, on poursuit jusqu'en Chine... Pourquoi les Barbares ont-ils signé la chute de Rome, et les Vikings, le renforcement de l'Europe occidentale ? Comment le degré de créativité des migrants détermine-t-il leur sort ? Quelle est l'importance du désert et de la mer dans les migrations ? De quelle façon les mafias actuelles en profitent-elles ? Il faut lire ce livre, admirablement illustré, pour comprendre les enjeux de la "crise des migrants".
Biographie de l'auteur Odile Flichy, professeur associé au Centre Sèvres, Facultés jésuites de Paris, enseigne l'exégèse du Nouveau Testament. Sa thèse de doctorat, de l'université de Lausanne, a pour titre La figure de Paul dans les Actes des Apôtres : un phénomène de réception de la tradition paulinienne à la fin du premier siècle.
Pour l'année liturgique de l'année A, Mme Flichy nous invite à parcourir tout l'évangile de Matthieu en insistant sur le rapport à la Loi de Moïse. Les "béatitudes" sont-elles une "nouvelle" Loi ? Jésus un nouveau Moïse ? Quels sont les liens entre le Royaume des cieux et la Terre promise ?
Résumé : Avec l'élection du nouveau président iranien, le moment est venu de mieux comprendre les attentes de l'Iran. Et ce, bien au-delà de l'islamisme. Car en Iran les invasions ont forgé une culture allant à rebours de notre propre histoire et, parmi les raisons expliquant l'échec des pourparlers nucléaires, celle-ci n'a pas été assez étudiée. Nous avons trop pris l'habitude de ne compter les cultures que pour un agrément ou une illusion. Leur méconnaissance nous empêche de penser le monde comme il est... Car si la modernité nous a éloignés, il existe en réalité de fortes harmoniques entre la culture iranienne contemporaine et celle de la France classique qui ne sont pas assez exploitées. Les Lettres persanes ne doivent pas être oubliées. Un essai passionnant qui décortique certaines vérités trop souvent ignorées.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.