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Pierre Molinier ou l'inceste extrême
Fleischer Alain
LOUISON EDITION
19,00 €
Épuisé
EAN :9791095454465
Qui fut Pierre Molinier ? L'artiste provincial qu'André Breton accueillit avec enthousiasme dans les sanctuaires parisiens du Surréalisme ? Le petit maître qui provoqua et choqua la bourgeoisie de Bordeaux, jusqu'à son suicide dans cette ville où il avait passé sa vie ? En tout cas, un être intempestif et excentrique, emporté et généreux, sorte d'énergumène sadien qui fit de son existence et de ses moeurs le scandale d'une oeuvre transgressive et singulière. Dans cet essai biographique Pierre Molinier apparaît comme un artiste qui refusa de séparer son oeuvre des fantasmes de sa vie intime : travestisme, exhibitionnisme, fétichisme, rêve de l'androgynie, célébration de la femme, culte de l'inceste jusqu'à l'extrême de l'amour avec soi-même... Autant de traits d'une sexualité exacerbée qu'Alain Fleischer éclaire et compare à ce que sont l'érotisme et la libido chez d'autres créateurs, y compris lui-même.
Au Lido, à Venise, le narrateur réfléchit à l'écriture d'un roman, dont il cherche à fixer les personnages et les lieux. Dans le hall de son hôtel, il croise une équipe de nageuses tchèques, de laquelle se détache une blonde sublime, dont il décide de faire le personnage principal du livre à écrire. Il l'appelle Stella, mais elle lui rappelle Vera, une femme qu'il a connue autrefois et qui s'est noyée à Buenos Aires. Lui-même va entrer dans ce jeu de dédoublement par le biais de son double en fiction, David Fischer. Dans la vie réelle, le narrateur séduit Stella - ou est-ce l'inverse ? Dans la fiction, Vera est plus réelle que jamais. Entre Stella la sirène et Vera la noyée, entre la cité qui se dissout dans sa lagune et ces pierres précieuses que l'on retrouvera dispersées au fond d'une piscine où flotte un cadavre, l'auteur impose, dans une vertigineuse série de dédoublements, une vision très originale de Venise. Féminine et aquatique, la ville se change en sirène, tandis que le corps de la femme participe à l'érotisation du paysage urbain.
La vieille Europe a-t-elle fait son temps, comme on dit? Et dans son match nul contre elle-même, joue-t-elle les prolongations? Le narrateur, un jeune interprète franco-hongrois, vient prendre son poste dans un grand congrès européen qui s'éternise dans le dérisoire et le grotesque à Kaliningrad, une enclave russe sur la Baltique. Dans cette ville qui fut, sous le nom de Königsberg, la patrie d'Emmanuel Kant et la capitale de la Prusse orientale, il découvre une société trouble, livrée aux intrigues, aux trafics en tout genre, à la prostitution généralisée, dominée par des pouvoirs occultes et des mafias, avec de nouveaux Russes prêts à tout vendre, des Allemands de toujours prêts à tout acheter, et des filles prêtes à tout.
Cinéaste, photographe ? " Mon projet de départ, dit-il, était d'avoir différentes identités plus ou moins secrètes sans que j'aie besoin de reconnaissance par rapport à elles. Savoir que je pouvais faire de la photo, ou du cinéma, que je pouvais écrire, c'est une façon d'échapper à la spécialisation. Si l'on parvient à être reconnu comme photographe par les photographes ou cinéaste par les cinéastes ; cela permet de pousser loin le jeu. En fait mon rapport avec ces pratiques est un rapport à l'identité, à l'illusion de l'identité. "
Résumé : Chacune de ces petites histoires entend conduire le lecteur à un moment de perception (ou de sentiment) de l'infini. Pour cette raison, elles sont plutôt courtes, car l'infini doit apparaître par surprise. Peut-être même abruptement. Le lecteur doit y être poussé comme au bord d'un précipice qu'il n'aurait pas vu venir, et qu'il ne découvre qu'en y tombant. A. F.
Résumé : Ils ont à peine vingt et un ans de moyenne d'âge. Ils forment une tribu de la table rase, une famille de la démolition sans précédent. Dans le Saint-Germain-des-Prés de l'après-guerre, ils rejettent les mirages des Trente Glorieuses : le bonheur, le travail, la réussite. Ils ne veulent ni être heureux, ni travailler, ni réussir et ils ne se préoccupent pas de l'avenir. Ils veulent renverser le monde. Ces enfants perdus se prénomment Michèle (Bernstein), Ivan (Chtcheglov), Asger (Jorn), Gil (J. Wolman), Ralph (Rumney), Eliane (Papal), Jean-Michel (Mension), Serge (Berna), Kaki (Harispe), Jean-Claude (Guilbert), Vali (Myers) - et tous gravitent autour de Guy (Debord). La secrète entreprise de subversion dans laquelle ils se lancent se nommera plus tard le situationnisme. Pour l'instant, ils sont jeunes et vivent cette aurore comme un chef-d'oeuvre. Dans cet essai biographique kaléidoscopique, au fil des portraits, Frank Perrin restitue le magnétisme mystérieux d'une jeunesse affolée dont Guy Debord a été la boussole.
Résumé : En 2007, une brève guerre nucléaire entre les Etats-Unis et la Russie a tué cinquante-six millions de personnes, rasé Moscou et Washington, bouleversé le climat. Des pluies toxiques ont stérilisé les sols, la nourriture a commencé à manquer, un strict contrôle de la démographie est devenu nécessaire. L'après-guerre a donc vu émerger des Etats totalitaires. En Amérique, en vertu de la loi 316. V, quiconque atteint l'âge de soixante-cinq ans est discrètement éliminé afin de ne pas devenir une charge pour la société. La population semble s'y résigner. Pourtant, lorsque l'écrivain Hippolyte Lookianov tombe à son tour sous le coup de cette loi, lui décide de ne pas se laisser supprimer... Avec ce roman, Edouard Limonov prolonge les grandes dystopies du XXe siècle : Nous autres de Zamiatine, Le Meilleur des mondes d'Huxley et 1984 d'Orwell. Mais il subvertit aussi cette tradition par un humour caustique et de nombreuses références au genre du roman noir, faisant de 316. V un livre original et inclassable
Cette nouvelle étant moins connue que les oeuvres théâtrales de Tchekhov, le texte original sera inclus dans cette édition. LE LIVRE Il s'agit d'une adaptation en roman graphique d'une nouvelle de Tchekhov intitulée Le Moine noir. Dans ce récit, le personnage d'Andreï Kovrine, un intellectuel russe éminemment brillant, surmené et à bout de nerfs, décide de passer l'été à la campagne, chez des amis de longue date : un homme, qui a beaucoup d'affection pour lui et le considère comme son fils, et sa fille. Ils ont une très haute estime de Kovrine et l'admirent énormément. Dans le jardin de la propriété, il commence à voir apparaître régulièrement la figure fantomatique d'un moine noir qui commence à hanter ses jours et ses nuits jusqu'à le faire sombrer dans la folie. Pour Anton Tchekhov, il s'agit là de représenter la " manie des grandeurs ", comme il l'explique lui-même, et d'ouvrir la reflexion sur l'intelligence et le bonheur, sur la condition des personnes considérées comme des génies. Le moine noir symboliserait ainsi la tentation de l'orgeuil, entrainant la perte de Kovrine qui y cède et semant le malheur dans son entourage. Mikkel Ørsted Sauzet a choisi de replacer cette histoire au sein d'une société moderne hyper connectée au sein de laquelle le moine noir se matérialise comme un assistant virtuel, " la première intelligence artificielle qui te connait mieux que toi-même ". Une application de téléphone mobile qui semble avoir le pouvoir de redonner la vue à des personnages privés de visage. Cela confère à cette nouvelle un inquiétant réalisme, elle perd presque son aspect fantastique qui la tenait à distance, ce qui la rend plus angoissante. Dans ce monde, qui n'est pas si éloigné du notre, où la technologie règne en maître et où l'humain semble avoir perdu du terrain, la réflexion initiée par Tchekhov autour de l'intelligence, de la folie et de l'ego semble avoir une place toute trouvée. L'atmosphère étouffante et sombre d'une période de canicule en l'an 2048 est renforcée par les dessins de Mikkel Ørsted Sauzet, qui (comme pour son album Fétiche) travaille exclusivement au stylo bic, une technique originale donnant une force incroyable à son oeuvre. Cette nouvelle étant moins connue que les oeuvres théâtrales de Tchekhov, le texte original sera inclus dans cette édition.
Résumé : Novak Djokovic n'est pas un tennisman, c'est un un prêtre. La balle, c'est le diable que les deux adversaires se renvoient en espérant qu'elle ne revienne plus de leur côté. Sur le court, le Serbe a l'air de flotter, tel un merveilleux nuage baudelairien au-dessus des drames historiques de son pays. La Yougoslavie était une grande nation sportive ; aujourd'hui la Serbie continue d'occuper les stades - peut-être est-ce cela qu'on appelle la Grande Serbie. En 2022, coup de théâtre : non vacciné contre la Covid-19, Djokovic est interdit de tennis comme on est interdit de jeu. Le pourquoi et le comment de cet événement dramatique au retentissement mondial pourrait se résumer en un mot : refus. Le refus de se soumettre.