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Debord, printemps
Perrin Frank
LOUISON EDITION
19,00 €
Épuisé
EAN :9791095454472
Ils ont à peine vingt et un ans de moyenne d'âge. Ils forment une tribu de la table rase, une famille de la démolition sans précédent. Dans le Saint-Germain-des-Prés de l'après-guerre, ils rejettent les mirages des Trente Glorieuses : le bonheur, le travail, la réussite. Ils ne veulent ni être heureux, ni travailler, ni réussir et ils ne se préoccupent pas de l'avenir. Ils veulent renverser le monde. Ces enfants perdus se prénomment Michèle (Bernstein), Ivan (Chtcheglov), Asger (Jorn), Gil (J. Wolman), Ralph (Rumney), Eliane (Papal), Jean-Michel (Mension), Serge (Berna), Kaki (Harispe), Jean-Claude (Guilbert), Vali (Myers) - et tous gravitent autour de Guy (Debord). La secrète entreprise de subversion dans laquelle ils se lancent se nommera plus tard le situationnisme. Pour l'instant, ils sont jeunes et vivent cette aurore comme un chef-d'oeuvre. Dans cet essai biographique kaléidoscopique, au fil des portraits, Frank Perrin restitue le magnétisme mystérieux d'une jeunesse affolée dont Guy Debord a été la boussole.
Qu'est-ce que se souvenir ? Comment distinguer le souvenir de la reconnaissance, de l'imagination et de la perception ? Peut-on dire que l'objet du souvenir est le passé lui-même? Pourquoi a-t-on conscience de l'objet du souvenir comme de quelque chose de passé ? Quel rôle la pensée causale joue-t-elle dans le souvenir? Est-il justifié de se fier à la connaissance que nous offre le souvenir ?
Alliod Perrine ; Bost Anne-Sophie ; Freedman Franç
Résumé : Eveiller, apaiser, stimuler en douceur, donner confiance, développer la conscience du corps et la motricité : 100 activités dans et avec l'eau dès la naissance et jusqu'à 4 ans. Les bienfaits de l'eau pour le bébé retrouver les sensations affectives et sécurisantes qu'il a connues in utero ; prendre conscience de son corps et l'éveiller en douceur. Pour l'enfant favoriser détente, apaisement et confiance en soi ; développer son attention, sa créativité et ses sens. Pour les parents jouer et communiquer avec leur enfant ; nourrir en douceur son développement psychologique et le lien affectif qui les unit.
Résumé : Vingt-sept chercheurs de diverses nationalités confrontent leurs analyses sur le conte littéraire à l'âge classique en France, de Ch. Perrault à L.S. Mercier. Poétique du genre : autoréflexivité, ironie, polyphonie, approches thématiques : satire et merveilleux, libertinage et morale, allégorie et symbole, logiques du sens et du non-sens ; questionnements anthropologiques : identité et conscience, désir et loi, humanité et bestialité, l' " autre scène " et le réel ; intertextualités : échanges avec le roman, le théâtre, l'opéra, les arts graphiques. Ce faisceau d'interrogations dessine les contours d'une nouvelle étape dans les études contemporaines sur un genre en révolution permanente.
Cette nouvelle étant moins connue que les oeuvres théâtrales de Tchekhov, le texte original sera inclus dans cette édition. LE LIVRE Il s'agit d'une adaptation en roman graphique d'une nouvelle de Tchekhov intitulée Le Moine noir. Dans ce récit, le personnage d'Andreï Kovrine, un intellectuel russe éminemment brillant, surmené et à bout de nerfs, décide de passer l'été à la campagne, chez des amis de longue date : un homme, qui a beaucoup d'affection pour lui et le considère comme son fils, et sa fille. Ils ont une très haute estime de Kovrine et l'admirent énormément. Dans le jardin de la propriété, il commence à voir apparaître régulièrement la figure fantomatique d'un moine noir qui commence à hanter ses jours et ses nuits jusqu'à le faire sombrer dans la folie. Pour Anton Tchekhov, il s'agit là de représenter la " manie des grandeurs ", comme il l'explique lui-même, et d'ouvrir la reflexion sur l'intelligence et le bonheur, sur la condition des personnes considérées comme des génies. Le moine noir symboliserait ainsi la tentation de l'orgeuil, entrainant la perte de Kovrine qui y cède et semant le malheur dans son entourage. Mikkel Ørsted Sauzet a choisi de replacer cette histoire au sein d'une société moderne hyper connectée au sein de laquelle le moine noir se matérialise comme un assistant virtuel, " la première intelligence artificielle qui te connait mieux que toi-même ". Une application de téléphone mobile qui semble avoir le pouvoir de redonner la vue à des personnages privés de visage. Cela confère à cette nouvelle un inquiétant réalisme, elle perd presque son aspect fantastique qui la tenait à distance, ce qui la rend plus angoissante. Dans ce monde, qui n'est pas si éloigné du notre, où la technologie règne en maître et où l'humain semble avoir perdu du terrain, la réflexion initiée par Tchekhov autour de l'intelligence, de la folie et de l'ego semble avoir une place toute trouvée. L'atmosphère étouffante et sombre d'une période de canicule en l'an 2048 est renforcée par les dessins de Mikkel Ørsted Sauzet, qui (comme pour son album Fétiche) travaille exclusivement au stylo bic, une technique originale donnant une force incroyable à son oeuvre. Cette nouvelle étant moins connue que les oeuvres théâtrales de Tchekhov, le texte original sera inclus dans cette édition.
Quand Marceau accepte d'être le commissaire d'une grande exposition en Afrique, il imagine que les choses vont être faciles. Il pense faire un voyage, mais c'est plutôt le voyage qui va le faire et le défaire. "Organiser une exposition n'est qu'une suite de rendez-vous, de gens entrevus dont on ne tente même pas de se rappeler le nom, d'autres sans intérêt qu'on a tout le temps dans les pattes. Il y a les assureurs, les transporteurs, les régisseurs, les scénographes, les accrocheurs, les attachées de presse, les contributeurs du catalogue, l'éditeur et ses employés, les mécènes, les directeurs des musées et surtout, surtout, la cohorte anonyme de leurs subordonnés. Un musée français est une administration à lui tout seul. Une administration lourde, peu efficace mais tatillonne, jalouse de ses prérogatives (qui du reste sont floues), quasi soviétique... Dans tout ça, le travail intellectuel est marginal. Marceau a l'impression d'être ce qu'on nomme dans les entreprises un chef de projet. Le pire est qu'il n'est même pas possible de connaître le héros, positif ou non, de toute cette aventure. Ou du moins ce n'est pas clair. Est-ce l'artiste exposé? Est-ce le commissaire ? Est-ce le musée ? Personne n'en sait rien. Tout cela est si compliqué, embrouillé, que c'est presque inaccessible au profane. Le commissaire d'exposition, résume donc Marceau, c'est celui qui conçoit l'exposition, qui fait en sorte qu'elle ait lieu et qu'à la fin les oeuvres reviennent dans les musées et aux collectionneurs qui les ont prêtées."
Que reste-t-il de l'oeuvre de Helmut Newton, le plus célèbre des photographes du corps féminin ? Jusqu'à sa mort, en 2004, il fit scandale avec ses nus provocateurs et fétichisés, ses mises en scène fantasmées de bordel pour riches et son assujettissement à une esthétique glamour subtilement poussée aux limites du vulgaire. Mais le temps a passé, l'oeil s'est habitué aux images équivoques, la pornographie s'est banalisée. Fin de l'histoire ? On discerne mieux, à présent, quel héritage nous laisse le théâtre iconographique de Newton, riche de sa légion de femmes invariablement dominatrices : le portrait en creux d'une masculinité sûre de ses repères, d'avant le "trouble dans le genre", telle que la modernité finissante en écrit le récit non encore biaisé de toutes parts. La fin d'un temps. Newton, plus qu'il ne photographie des femmes, scénographie les jeux complexes de la virilité avec son sujet d'élection et de toujours, la femme servie sur un plateau, rendue disponible, nécessaire, malléable, utile. Cette pratique ostensiblement masculine de l'art n'est pas ennemie de la féminité. Amie-ennemie et complice-maîtresse, elle célèbre le féminin pour mieux garantir et réassurer le masculin, assumé, en dépit des apparences, comme une position de force.
1957. Agnes Martin arrive à New York pour rejoindre la galerie de Betty Parsons, la découvreuse des expressionnistes abstraits. Là, elle rencontre Ellsworth Kelly, Jasper Johns, Robert Rauschenberg, Lenore Tawney, d'autres encore, et se lance dans l'abstraction géométrique. Ses peintres et ses dessins rencontre un vif succès auprès des critiques et des collectionneurs. Pourtant, six ans plus tard, en pleine gloire, se considérant incomprise, elle brûle toutes ses oeuvres et part pour un road trip à travers les Etats-Unis et le nord-est canadien, refusant définitivement de se plier aux règles du monde de l'art de son époque. Considérée aujourd'hui comme une peintre américaine majeure, Agnes Martin (1912-2004) est collectionnée et exposée dans les plus grands musées du monde : Centre Pompidou (Paris), Tate Gallery (Londres), Museum of Modern Art (New-York), Guggenheim (New York), Metropolitan Museum of Art (New York), etc. Dans cet essai, le premier a lui être consacré en français, Orianne Castel retrace son parcours atypique, analysant son oeuvre et restituant sa personnalité inquiète et vacillante, à la limite de la folie.