Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le débat interdit. Monnaie, Europe, pauvreté
Fitoussi Jean-Paul
POINTS
7,60 €
Épuisé
EAN :9782020385794
Ce livre fait de lui une figure libre de la pensée en même temps qu'un acteur incontournable du débat public. Car il fourmille d'idées originales, d'explications claires et pédagogiques, renouant avec la grande tradition des universitaires qui, de Keynes à Schumpeter, savent expliquer simplement, sans appareil complexe, des choses essentielles. " Jacques Attali, L'Express " Fitoussi n'est pas un keynésien banal, mais un keynésien moral. Comme le Keynes de la "Théorie générale", il est fasciné par la capacité des classes dirigeantes à agir sans comprendre ou à ne pas agir lorsqu'elles comprennent. Ce keynésianisme est une révolte de l'intelligence contre la sottise et la lâcheté. " Emmanuel Todd, Le Point " La couronne de meilleur "économiste de France" mériterait-elle de changer de titulaire ? Une maîtrise éblouissante de la théorie, une perception aiguë de la société, une inlassable quête des idées nouvelle. " Alain Mine, Le Figaro " Le Débat interdit oblige, sur tous les sujets qu'il aborde, à changer de perspective pour comprendre, au-delà des apparences, quels sont les vrais enjeux des politiques et des phénomènes économiques contemporains. " Renaud de Rochebrune, Jeune Afrique
Résumé : "La façon dont on nous parle des problèmes économiques, sociaux et même politiques nous laisse peu de chances de comprendre ce que l'on veut nous dire. Et encore moins les phénomènes qui nous blessent. L'invention d'une néo-novlangue est passée par là. Pourquoi nous répète-t-on à l'infini que le chômage est inadmissible pour finir par le laisser persister ? Pourquoi dit-on que le travail est notre avenir alors qu'on se garde, depuis longtemps, de le valoriser ? Pourquoi a-t-on, du moins en Europe, renoncé à utiliser tous les instruments de la politique économique pour se cantonner aux politiques dites structurelles, dont on finit par comprendre que leur objectif est de réduire la protection sociale ? Pourquoi accepte-t-on de voir croître démesurément les inégalités alors que l'on dit vouloir les combattre ? La langue que nous utilisons, à force d'être contournée, a transformé la réalité à laquelle nous sommes confrontés, jusqu'au déni de la souffrance. Elle est davantage manipulée par la doctrine qu'elle ne s'en sert. Il faut, si l'on veut revenir à une vision moins irénique, ou fataliste, du monde, déconstruire la novlangue pour reconstruire un langage dans lequel chacun se reconnaisse. Ce n'est qu'à cette condition que l'on pourra vraiment agir sur le monde et sur le destin des populations. Ce n'est qu'à cette condition que l'on pourra déjouer le piège politique que nous tend la novlangue et retrouver le chemin d'une démocratie moins fragile que celle qui nous enjoint à la résignation." J.-P. Fitoussi
Résumé : De multiples symptômes en témoignent : il y a, à l'évidence, un nouveau malaise français. Nos concitoyens ne savent plus très bien qui ils sont, ni ce qui les relie les uns aux autres. Ils craignent de vivre demain moins bien qu'aujourd'hui et ils se méfient, de plus en plus, de tous leurs dirigeants. Cette crise ne saurait être réduite aux seuls effets destructurants de la mondialisation économique. Les problèmes les plus visibles procèdent certes des bouleversements qu'elle entraîne. Mais il y a une autre souffrance, plus souterraine, qui renvoie aux effets destructeurs de l'individualisme moderne. De nouvelles formes d'inégalité apparaissent aussi. Se trouvent ainsi simultanément en panne les institutions de mise en ?uvre du lien social et de la solidarité (crise de l'Etat-providence), les formes du rapport entre économie et société (crise du travail), les identités individuelles et collectives (crise du sujet). Faute d'avoir pris la mesure de ces bouleversements, les forces politiques traditionnelles se trouvent de plus en plus coupées de la société. D'où le risque d'une montée en puissance d'un populisme pervers. Que faire alors ? Entre la résignation distinguée et l'utopie incantatoire, une autre voie demeure possible. Il y a place aujourd'hui pour la redéfinition d'un réformisme radical, c'est-à-dire qui reprend les choses à la racine. Ce livre propose une analyse vigoureuse de la nouvelle donne et des voies pour en sortir.
Résumé : L'économie est-elle une science imaginaire, sourde aux problèmes qu'elle est censée décrire, et dissimulant cet autisme sous un formalisme excessif ? C'est en tout cas l'impression que les étudiants retirent de son enseignement. " Nous, étudiants en économie dans les universités et grandes écoles françaises, nous déclarons globalement mécontents de l'enseignement que nous y recevons. " Cette interpellation a eu, depuis le mois de juin 2000, un écho considérable, tant en France qu'à l'étranger. Le ministre de l'Éducation nationale, pour faire suite au vif débat qui s'était engagé, a confié à Jean-Paul Fitoussi une mission d'enquête et de réflexion sur le sujet. Ce livre en est le résultat. Il montre que l'économie n'est pas, contrairement à ce que l'on pourrait penser, le creuset de la pensée unique, mais qu'elle est fondamentalement un lieu de débats et de controverses. La particularité de ce rapport sur l'enseignement supérieur de l'économie est donc d'aller au fond des choses en s'interrogeant sur la discipline elle-même, et en observant ce qui se passe en dehors de nos frontières, avant de proposer des réformes qui permettront de la mieux enseigner dans le cadre d'un système universitaire rénové.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Mythes aztèques et mayas Issus d'une très ancienne tradition culturelle, les mythes mayas ont survécu dans les inscriptions et l'art préhispanique alors que la mythologie des Aztèques, peuple dont l'expansion impériale avait commencé près de deux siècles avant la conquête espagnole, est connue surtout grâce à des documents coloniaux du XVIe siècle. Depuis peu, le déchiffrement de l'écriture hiéroglyphique maya et l'interprétation des codex ont jeté une lumière nouvelle sur l'ensemble de la mythologie méso-américaine. Au fait des sources les plus récentes, l'auteur donne à entendre ces récits majeurs qui parlent de la création et du déluge, des origines de la vie et de la défaite des dieux de la mort. Et il montre en quoi la conception mythique de l'Etat élaborée par les Aztèques fournit comme une justification cosmique à leur fulgurante expansion politique.
Edward T. Hall a montré, dans La Dimension cachée, que l'espace interpersonnel est une dimension de la culture. Le Langage silencieux avait conduit cette réflexion sur d'autres systèmes du même genre, et notamment le temps. Qu'est-ce qu'être en retard? qu'est-ce qu'attendre? par exemple. Le message exprimé là est différent selon qu'il vient d'un Européen, d'un Américain ou d'un Japonais. Ainsi le temps et, plus largement, la culture, sont-ils communication, autant que la communication est culturelle. Communication qui cache plus de choses qu'à première vue elle n'en révèle. A travers de nombreux exemples aussi précis que souvent cocasses, Edward T. Hall développe ainsi la théorie des systèmes de communication non verbaux.