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Comme on nous parle. L'emprise de la novlangue sur nos sociétés
Fitoussi Jean-Paul
LIENS LIBERENT
17,50 €
Épuisé
EAN :9791020908681
La façon dont on nous parle des problèmes économiques, sociaux et même politiques nous laisse peu de chances de comprendre ce que l'on veut nous dire. Et encore moins les phénomènes qui nous blessent. L'invention d'une néo-novlangue est passée par là. Pourquoi nous répète-t-on à l'infini que le chômage est inadmissible pour finir par le laisser persister ? Pourquoi dit-on que le travail est notre avenir alors qu'on se garde, depuis longtemps, de le valoriser ? Pourquoi a-t-on, du moins en Europe, renoncé à utiliser tous les instruments de la politique économique pour se cantonner aux politiques dites structurelles, dont on finit par comprendre que leur objectif est de réduire la protection sociale ? Pourquoi accepte-t-on de voir croître démesurément les inégalités alors que l'on dit vouloir les combattre ? La langue que nous utilisons, à force d'être contournée, a transformé la réalité à laquelle nous sommes confrontés, jusqu'au déni de la souffrance. Elle est davantage manipulée par la doctrine qu'elle ne s'en sert. Il faut, si l'on veut revenir à une vision moins irénique, ou fataliste, du monde, déconstruire la novlangue pour reconstruire un langage dans lequel chacun se reconnaisse. Ce n'est qu'à cette condition que l'on pourra vraiment agir sur le monde et sur le destin des populations. Ce n'est qu'à cette condition que l'on pourra déjouer le piège politique que nous tend la novlangue et retrouver le chemin d'une démocratie moins fragile que celle qui nous enjoint à la résignation." J.-P. Fitoussi
Résumé : De multiples symptômes en témoignent : il y a, à l'évidence, un nouveau malaise français. Nos concitoyens ne savent plus très bien qui ils sont, ni ce qui les relie les uns aux autres. Ils craignent de vivre demain moins bien qu'aujourd'hui et ils se méfient, de plus en plus, de tous leurs dirigeants. Cette crise ne saurait être réduite aux seuls effets destructurants de la mondialisation économique. Les problèmes les plus visibles procèdent certes des bouleversements qu'elle entraîne. Mais il y a une autre souffrance, plus souterraine, qui renvoie aux effets destructeurs de l'individualisme moderne. De nouvelles formes d'inégalité apparaissent aussi. Se trouvent ainsi simultanément en panne les institutions de mise en ?uvre du lien social et de la solidarité (crise de l'Etat-providence), les formes du rapport entre économie et société (crise du travail), les identités individuelles et collectives (crise du sujet). Faute d'avoir pris la mesure de ces bouleversements, les forces politiques traditionnelles se trouvent de plus en plus coupées de la société. D'où le risque d'une montée en puissance d'un populisme pervers. Que faire alors ? Entre la résignation distinguée et l'utopie incantatoire, une autre voie demeure possible. Il y a place aujourd'hui pour la redéfinition d'un réformisme radical, c'est-à-dire qui reprend les choses à la racine. Ce livre propose une analyse vigoureuse de la nouvelle donne et des voies pour en sortir.
Jean-Paul Fitoussi est économiste. Il est professeur des Universités à l'Institut d'études politiques de Paris depuis 1982 et a présidé l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) de 1989 à 2010. Il est également président du conseil scientifique de l'IEP de Paris depuis 1997 et membre du Conseil d'analyse économique auprès du Premier ministre. Son travail porte sur les économies ouvertes, et sur le rôle des politiques macroéconomiques. Ses travaux récents portent sur les rapports entre la démocratie et le développement économique
Résumé : " Ce livre fait de lui une figure libre de la pensée en même temps qu'un acteur incontournable du débat public. Car il fourmille d'idées originales, d'explications claires et pédagogiques, renouant avec la grande tradition des universitaires qui, de Keynes à Schumpeter, savent expliquer simplement, sans appareil complexe, des choses essentielles. " Jacques Attali, L'Express " Fitoussi n'est pas un keynésien banal, mais un keynésien moral. Comme le Keynes de la "Théorie générale", il est fasciné par la capacité des classes dirigeantes à agir sans comprendre ou à ne pas agir lorsqu'elles comprennent. Ce keynésianisme est une révolte de l'intelligence contre la sottise et la lâcheté. " Emmanuel Todd, Le Point " La couronne de meilleur "économiste de France" mériterait-elle de changer de titulaire ? Une maîtrise éblouissante de la théorie, une perception aiguë de la société, une inlassable quête des idées nouvelle. " Alain Mine, Le Figaro " Le Débat interdit oblige, sur tous les sujets qu'il aborde, à changer de perspective pour comprendre, au-delà des apparences, quels sont les vrais enjeux des politiques et des phénomènes économiques contemporains. " Renaud de Rochebrune, Jeune Afrique
Le niveau de vie moyen de l'humanité a davantage augmenté entre 1990 et 2000 qu'entre l'an I de notre ère et 1820. Plusieurs milliards d'individus sont ainsi sortis de la misère ou sont sur le point de s'en extraire. Une nouvelle loi de Malthus semble cependant s'imposer : compte tenu de la fragilité des équilibres environnementaux, nous serions désormais trop nombreux à être trop riches et bien portants. Après 200 000 ans de lutte contre les forces de la nature, l'homme aurait acquis sur elle un tragique ascendant et devrait renoncer au développement économique : devant la malédiction de la prospérité, des voix nombreuses appellent à l'interruption de la croissance et à la suspension du progrès. Nous croyons au contraire qu'il est possible de poursuivre sur le chemin du développement humain sans sacrifier les écosystèmes terrestres à condition d'élever notre niveau d'exigence démocratique. L'égalité écologique est la clé du développement durable. Jean-Paul Fitoussi est professeur des universités à Sciences-po et Président de l'OFCE (Centre de recherche en économie de Sciences-po). Eloi Laurent est économiste senior à l'OFCE et enseigne à Sciences-po, Stanford University et au Collège des hautes études européennes.
Baisse de libido, douleurs, dépressions, migraines ou risques plus graves de type embolie, cancer ou AVC... Chaque femme ou presque a affronté durant sa vie les effets indésirables d'une contraception. Pourtant, le phénomène reste encore largement invisibilisé voire banalisé, quand il n'est pas nié. Trop heureuses de pouvoir faire l'amour sans peur au ventre, nos mères et grands-mères sont passées outre l'inconfort et les effets indésirables des pilules et autres stérilets. Mais les choses changent. Les jeunes générations considèrent aujourd'hui la contraception comme un acquis largement perfectible. L'immense majorité des contraceptions efficaces actuellement proposées sont médicalisées et exposent, de facto, à des effets indésirables, qui vont de la simple migraine à la mort. De plus en plus de femmes refusent d'affronter ces risques. Leur demande de solutions alternatives est rarement entendue et elles se heurtent au manque de considération de leurs partenaires et du monde médical.
Keynes John Maynard ; Chemla Françoise ; Chemla Pa
En janvier 2017, l'?uvre de J.M. Keynes entre dans le domaine public. C'est pourquoi nous avons décidé d'éditer ce petit texte devenu avec le temps un texte culte du célèbre économiste. C'est en 1930 que J. M. Keynes publie cet essai dans lequel il propose une réflexion prospective et philosophique sur le devenir du capitalisme. Il y défend vertement l'idée de la fin d'une société gouvernée par l'économie (et de la " science " économique), qui aura alors fini de jouer son rôle, ainsi que l'avènement d'une société de l'abondance. Il exhorte ses descendants à ne pas oublier les priorités humaines essentielles. Et les économistes, tout comme les sociologues ou les philosophes, à toujours s'interroger sur l'avenir des générations futures sans sombrer dans le pessimisme ambiant. Un texte toujours très actuel qui démontre la stupéfiante clairvoyance de Keynes?
Joie, peur, colère, deuil... Ces émotions ne sont pas le privilège de l'espèce humaine. Dans ce livre, le professeur Frans de Waal, éthologue et primatologue de renommée mondiale, affirme et explique, en s'appuyant sur de nombreuses études scientifiques, que les animaux ressentent les mêmes émotions que nous. Le regard sensible et affectueux de Mama, vieille matriarche chimpanzé, à la visite d'un professeur de biologie qui l'a côtoyée pendant plus de quarante ans, en est un exemple qui ne peut pas nous laisser indifférent. A travers de nombreuses anecdotes et observations, Frans de Wall nous convie dans un voyage fabuleux au coeur du monde des émotions animales.
Pourquoi nos sociétés développées engendrent-elles autant de mal-être ? Mal-être personnel, mais aussi collectif. Et si l'augmentation des richesses n'était pas le gage d'une prospérité sociale et individuelle ? Kate Pickett et Richard Wilkinson, spécialistes mondialement reconnus, proposent une thèse révolutionnaire sur les rapports entre inégalité et bien-être. Les auteurs présentent des preuves accablantes indiquant que les inégalités matérielles ont des effets psychologiques puissants : quand l'écart entre les riches et les pauvres s'accroît, nous avons bien plus tendance à nous définir et à nous évaluer en termes de supériorité et d'infériorité. En analysant à la fois l'épidémie d'anxiété actuelle, les comportements de classe, les stéréotypes sociaux, les rapports de domination ou encore les logiques consuméristes, ils élaborent une thèse d'une rare pertinence. Ils démontrent ainsi qu'un faible statut social entraîne des niveaux plus élevés de stress. Ou bien que les taux d'anxiété et de dépression sont étroitement liés aux inégalités. Ils contestent surtout ardemment la croyance selon laquelle les humains sont naturellement compétitifs et égoïstes, de même que celle qui voit dans les inégalités le résultat de différences "naturelles" en termes de capacités individuelles. Ils proposent enfin de nombreuses pistes pour construire ensemble les fondations d'un monde plus égalitaire... et donc plus heureux.