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Les femmes vampires. Anthologie
Finné Jacques ; Marigny Jean
CORTI
22,30 €
Épuisé
EAN :9782714310347
La littérature et le cinéma ont souvent donné l'impression que le mythe du vampire était essentiellement masculin. De Lord Ruthven au mort vivant séducteur des romans d'Anne Rice en passant par l'immortel comte Dracula de Bram Stoker, la littérature, puis le cinéma nous ont présenté toute une galerie de héros - ou de ami-héros - d'outre-tombe particulièrement virils. Or, il ne faudrait pas oublier que les femmes vampires sont apparues dans l'imaginaire occidental bien avant Lord Ruthven et cela, dans un premier temps, par le biais de la poésie. " La Fiancée de Corinthe " dans le poème de Goethe, Gertldine dans " Christabel " de Coleridge, Oneiza dans "Thalaba le destructeur " de Robert Southey, "Lamia " et la " Belle dame sans merci " de Keats sont des femmes fatales dont le baiser est mortel, même si elles ne sucent pas toujours le sang de leurs victimes. C'est au cours des années 1820 que les vampires féminins à proprement parler vont faire leur apparition. L'un des deux premiers personnages de vampires féminins est sans doute Brunehilde dans la nouvelle d'Ernst Raupach " Laisse dormir les morts " (1823) qui ouvre l'anthologie, suivie par quatre récits représentatifs des plus " belles " histoires de femmes vampires (A. Crawford, M.E. Braddon, F.M. Crawford, X.L.). Un monde sépare en effet la femme fatale suceuse de sang des récits d'inspiration gothique du XIXe siècle et ces prédatrices modernes, ardemment féministes, qui luttent pour sauvegarder leur indépendance. Les nouvelles que nous avons choisies pour ce recueil sont des textes du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Jacques Finné les présente au fur et à mesure. Ce sont des classiques du genre, même si certaines d'entre elles sont peu connues du public français, voire inédites en France, comme " La Bonne Lady Ducayne " et " Un Mystère de la campagne romaine ". Elles donnent de la femme vampire une image très diversifiée, et nous espérons qu'elles sauront conquérir, sinon vampiriser, nos lecteurs.
LA PREMIÈRE ANTHOLOGIE MONDIALE SUR CETTE MAL-AIMÉE DU MONDE FANTASTIQUE : LA GOULE - Femmes de sang est une réparation tardive. Qui découvrirait une seule anthologie sur les goules chez les libraires les plus spécialisés ? En voici enfin une, centrée sur ce thème fantastique qu'ont superbement ignoré les spécialistes, qu'ils soient français, allemands ou anglo-saxons. Pire : aucun chercheur ne s'est jamais penché sur le destin si peu ordinaire d'une créature si peu ordinaire. Née en Mésopotamie, peaufinée par les écrivains arabes, la goule a pénétré en Occident au xviiie siècle, via la traduction des Mille et une Nuits, par Antoine Galland, qui a fixé ses caractéristiques une fois pour toutes : " Les goules sont des démons errant dans les campagnes. Elles habitent d'ordinaire les bâtiments ruinés, d'où elles se jettent par surprise sur les passants qu'elles tuent et dont elles mangent la chair. Au défaut des passants, elles vont, la nuit, dans les cimetières, se repaître de celle des morts qu'elles déterrent. " Créature anthropophage et nécrophage, éc?urante, dérangeante dans nos conceptions morales et religieuses, la goule ne pouvait attirer qu'un petit nombre d'écrivains. Qui pourrait citer un seul roman ou trois nouvelles de goules ? C'est pourquoi cette anthologie est unique en son genre. Le comble de ce mythe cabossé, c'est qu'il est déjà en train de mourir, implacablement remplacé par le zombi contemporain ? qui a déjà dévoré le zombi folklorique. Femmes de sang " devait " paraître, ne serait-ce que sous forme d'une gerbe que l'on dépose sur une tombe. En fin de compte, la goule, faut-il la craindre ou la plaindre ?
Jacques Finné, dont nous avions publié une première anthologie de textes fantastiques de lapériode victorienne, écrits par des femmes, a réuni ici dix auteures. La parution des oeuvresd?Henry James ayant révolutionné la conception même de la ghost story, il lui semblait importantpar un nouveau choix des oeuvres les plus significatives de montrer que s?il était toujours questionde fantômes, c?était sous une forme nouvelle.D?une part on découvrira bon nombre de récits « ouverts », c?est-à-dire des récits qui, la dernièrepage lue, obligent le lecteur à se poser des questions et à tenter d?élucider certains faits demystères que l?auteur a négligés (sans doute volontairement).D?autre part, voici qu?apparaît l?histoire de fantôme sans fantôme. Il sévit, oui, on souffre de sesinterventions jusqu?à la folie ou à la mort, et pourtant nul ne les voit jamais.Enfin surgissent des ghost stories où le thème central se mélange à d?autres thèmes, fantastiquesou sociaux.
Découvrez la Sérénissime telle que vous ne l'avez jamais vue, loin de ses clichés pour touristes d'un jour. Plongez dans Venise l'intrigante, l'ésotérique, la mystérieuse. Car tout peut arriver avec cette ville paradoxale, même le fantastique, surtout le fantastique. Elle a servi de décor à tant de carnavals, à tant d'amours mortes, à tant de meurtres atroces qu'une cohorte de fantômes, tristes ou vengeurs, glisse sur ses ponts, flotte sur ses canaux, vogue dans ses brouillards. Elle est si opposée à tout bon sens que le hasard n'y existe plus, que le burlesque porte des masques de drame, et le drame, des loups de burlesque. Cette anthologie rassemble dix-huit textes, en partie inédits, qui vont du XIXe siècle à nos jours. Ils sont autant de masques hilares qui tombent tout d'un coup pour révéler un visage en pleurs ou les traits atroces d'une goule, d'un vampire, d'un spectre... "Se perdre dans Venise" invitait déjà Henri de Régnier. Ces récits vous le permettront.
Le Sauvagerie est une épopée totale concernant l'enjeu le plus brûlant de notre époque : la crise écologique, la destruction massive des écosystèmes. A partir de dizains d'abord commandés à cinquante poètes contemporains, aux voix reconnues ou émergentes, francophones et anglophones, Pierre Vinclair a composé cet ensemble monumental : douze chants explorant les rapports variés que nous entretenons avec les autres vivants, les catastrophes passées et présentes comme les moyens dont nous disposons pour envisager un avenir commun? sur la Terre qui pour nous doit être, comme la DELIE pour Scève, "l'objet de plus haute vertu". Dans ce livre de combat, toutes les ressources et tous les registres poétiques sont mobilisés : les poèmes se font tour à tour tombeaux de la sauvagerie perdue et refuges pour les espèces à protéger, description des catastrophes et chansons à la gloire des héros de l'écologie, méditation face à un arbre, souvenirs de paysages disparus, descente aux enfers, prophéties.
Résumé : Ce livre est né de dix années d'affût, et d'un si long regard que l'oeil qui observait s'est peu à peu identifié à l'oiseau qu'il pourchassait. Chasseur pacifique, chasseur d'images, qui a épié les faucons pèlerins dans une vallée débouchant sur les marécages de l'estuaire de la Tamise, entre octobre et avril, quand les étangs désertés se chargent des brumes et des silences de l'automne, des soleils pâlis et des drames de la nature, et qui, à son tour devenu proie, s'est fondu dans le paysage mouillé, s'est fait lui-même roman, journal, livre de nature, poème-jeté, comme l'oiseau, point dans le ciel, parole dans le silence. Ce livre, d'abord publié au Mercure de France, en 1968, était épuisé, nous le rééditons enrichi d'une postface de Francis Tabouret, dans la traduction d'Elisabeth Gaspar, revue.