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LE GRAND ELYSIUM HOTEL
FINDLEY TIMOTHY
SERPENT A PLUME
17,17 €
Épuisé
EAN :9782268054957
Mars 1945... Dans un palace perdu au c?ur des Alpesautrichiennes, un écrivain américain, grand admirateur d'Ezra Pound dont il partage la fascination pour le fascisme, entreprend de tapisser le plafond et les murs de la "prodigieuse" histoire de son existence. Aux bruits et à la fureur de la Chine de 1924 vont succéder les échos de la France et de l'Angleterre de 1936, puis ceux des Bahamas de 1942. Une fresque décadente et perverse pleine de tumulteet d'orages, où les enfers personnels tiennent lieu de paradis perdus, traversée par des personnages imaginaires maudits et cruels et par d'autres, empruntés à la réalité, comme Ribbentrop, Hess, Lindbergh ou Hemingway. Deux d'entre eux, deux êtres étranges et somme toute fascinants retiennent aussi l'attention: les futurs duc et duchesse de Windsor. Un roman inoubliable où la fiction l'emporte sur la réalité. Elle ne l'imite pas mais la crée. On y croit comme on adhère à la vérité. C'est tout l'art époustouflant de Timothy Findley.
Tout commence à Toronto, à la fin du millénaire, le jour où Lilah Kemp, ex-bibliothécaire, spirite, déclarée schizophrène, laisse échapper Kurtz de la page 181 du roman de Joseph Conrad, Au coeur des ténèbres. Dans ce monde fou où les héroïnes romantiques vendent leurs charmes, où les hommes d'affaires créent des clubs pour abuser d'adolescents, où les psychiatres résolvent les problèmes de leurs patients en fonction de leur propre intérêt, où le ciel est rempli des nuées jaunes que répandent les escadrons M pour exterminer les oiseaux, Lilah se lance dans une quête désespérer du Marlow qui saura contrer Kurtz, Le chasseur de têtes. A la suite de Coppola et de son Apocalypse Now, Timothy Findley fait renaître l'un des plus grands mythes littéraires, l'aventurier maléfique, l'incarnation du Mal qui, au fin fond de la forêt, domine tout un peuple d'esclaves par le seul pouvoir de sa voix.
Bill Whitehead et moi étions à la recherche d'une petite ferme près de Toronto. C'était en 1964, deux ans seulement après que nous eûmes tous deux troqué le costume de l'acteur pour la plume de l'écrivain. Le rideau allait se lever sur plus de trente ans de comédie, de tragédie et d'amours romantiques. " Un jeune écrivain, encore à l'aube de ce qui allait devenir son œuvre, tombe un jour sous le charme d'une vieille bâtisse que cernent broussailles, ronces et pierres dans la campagne ontarienne. C'est le début d'une longue aventure que Timothy Findley, dans ce style à la fois simple et chaleureux qui est le sien, nous invite à partager. S'y mêlent chapitres consacrés aux travaux du jardin, recettes de cuisine, anecdotes rieuses ou mélancoliques, et souvenirs des animaux, compagnons de toujours : " Pour nous, Stone Orchard a toujours été une sorte de refuge. On y a vu défiler toute une ménagerie d'animaux domestiques, de bêtes errantes et de visiteurs de tout poil, tous bienvenus, et dont certains sont restés avec nous leur vie durant. " Tout l'art de vivre de Timothy Findley et de son compagnon Bill Whitehead se déploie dans ce livre. Les relations avec la nature, les plantes, les animaux, avec les amis, y sont exceptionnelles et témoignent de l'humanité du grand écrivain canadien. Le Verger de pierres est un hymne à la vie.
Un roman ambitieux, fantastique, métaphysique, dans lequel apparaissent Henry James, Oscar Wilde, Mona Lisa...4e de couverture : 17 avril 1912 : deux nuits après le naufrage du Titanic, un homme du nom de Pilgrim, auteur d'un livre fameux sur Léonard de Vinci, se pend dans son jardin à Londres. Il est retrouvé le lendemain et l'attestation de son décès est signée par deux médecins. Cinq heures plus tard, son c?ur recommence à battre. La mort a refusé Pilgrim.Réfugié dans le mutisme, Pilgrim est interné à la clinique psychiatrique Burghölzli de Zurich où l'un des médecins, Carl Gustav Jung, est immédiatement fascuiné par ce cas hors du commun. Pilgrim, qui dit avoir vécu plusieurs vies, côtoyé Léonard de Vinci, sainte Thérèse d'Avila, et participé à la construction de la cathédrale de Chartres, est-il un malade mythomane, un rêveur de génie ou la victime d'une étrange malédiction ?Un roman ambitieux, fantastique, métaphysique, dans lequel apparaissent Henry James, Oscar Wilde, Mona Lisa... Un roman d'une construction brillante et hardie, à l'écriture jubilatoire.
Stratford-sur-Avon, Ontario. Au cours de l'été 1998, un couple parfaitement uni, modèle de réussite sociale, de grâce et de beauté, se défait. En contrepoint : le scandale de l'affaire Bill Clinton/Monica Lewinsky. Originaire de Louisiane, Jane Kincaid n'a pas eu d'autre choix pour travailler dans le théâtre que de quitter sa ville natale du sud des Etats-Unis, Plantation. Ce soir, elle assiste au succès de son mari, Griffin, dans le rôle de Claudio. Le Stratford Festival, haut lieu de théâtre en Amérique du Nord, bat son plein. Au programme : Beaucoup de bruit pour rien, La Tempête, Richard III. Mais cette soirée magique sonne le glas du bonheur conjugal. Véritable tragédie dans les règles de l'art, la suite n'est qu'une série de catastrophes inéluctables. Renouant avec son expérience d'acteur, mettant en scène des personnages ambigus et à la dérive, Timothy Findley dissout en virtuose les frontières entre l'art et la vie, entre le roman et le théâtre, et nous offre, dans son ultime roman, quelques clefs pour l'ensemble de son ?uvre.
Le roman du drame qui déchire actuellement la Côte-d'Ivoire (pays nommé Zamba) et, au-delà, tous les pays où la population est prise en otage, lorsque le régime politique est instable, prévaricateur, et que des soulèvements incessants opposent, jusqu'à la barbarie, les différentes factions. Tanella Boni nous raconte le calvaire vécu par la narratrice en butte aux tracasseries de la police parallèle et de son chef le machiavélique Arsène K qui, l'assignant à résidence durant neuf mois, mettra " son âme en grossesse ". L'occasion pour elle de réfléchir sur le cours de son existence et de se remémorer les grandes figures des femmes de sa famille. Celle de sa mère en particulier, qui endura le pire de la part de son père. Ce qu'elle-même ne voulut pas, incapable de continuer à aimer Timothée, cet homme à femmes, toujours absent, n'assumant rien de ses infidélités constantes. Une satire pleine d'humour, parfois féroce, de la société ivoirienne prisonnière de ses démons : la pauvreté, l'ethnicisation, la violence, l'ivresse du pouvoir, les enfants-soldats meurtriers, les différents visages des matins et des nuits de couvre-feu lorsque la mort décime à l'aveugle les familles.
Sous le prétexte du roman, l'auteur a éprouvé le besoin de revenir aux sources de son adolescence, de la raconter telle qu'il l'avait vécue. Descendant d'un grand-père chinois, Jean-François Samlong est un enfant métis élevé par sa grand-mère, une sang-mêlé qui lui a transmis l'amour de la culture réunionnaise, tandis que l'école lui transmettait l'amour de la culture française. Cette double appartenance culturelle est au cour de ce roman. Au cour d'une île de l'océan Indien où l'expérience du métissage, de la machine à métisser, est quotidienne et a valeur d'identité, cimentée autant par l'empreinte historique française que par l'usage revendiqué du créole. Ce roman d'initiation, qui fait la part belle à la découverte de l'amour et aux jeux de l'érotisme, raconte aussi le quotidien du petit peuple de La Réunion. Relations avec les esprits, croyances populaires, rites immuables des lavandières transmis par l'infatigable grand-mère qui avait sa roche à laver (et à rêver) au bord de la rivière. L'écrivain se souvient aussi avec nostalgie de son grand-père auquel il s'est opposé au moment de la guerre du Vietnam, chacun défendant son camp. Ce qu'il regrette évidemment aujourd'hui. La jeunesse de Jean-François Samlong fut bercée par de douces et fortes présences féminines qui lui donnèrent le goût de continuer à vivre et d'entreprendre, et son rapport aux femmes a toujours été placé sous le désir de signer une trêve, de rétablir la paix, enfin. Un roman très réussi qui, par son style éblouissant et évocateur, est à mettre entre toutes les mains.
Il y a quelques années, je tombai sur un recueil hilarant : Politiquement correct, de l'Américain James Finn Garner. Dans cette série de contes folkloriques revus et corrigés selon la morale d'Outre-Atlantique, les nains étaient devenus des " verticalement contrariés ", Blanche-Neige avait une âme d'écologiste, la puanteur des trolls était considérée comme un trésor culturel et Boucles d'Or avait pris une saignante revanche sur le pouvoir des mâles. Plein d'admiration, je pensai aussitôt : " Génial ! " L'objet eut un succès planétaire. Quelque temps plus tard, je découvris les joyeux récits de Jean-Pierre Enard à faire rougir les petits chaperons. Fondés, eux aussi, sur un détournement de la tradition, mais sous l'angle exclusivement libertin. Que faire, après ces deux magnifiques inventions ? En forger une troisième, peoplisée et up-to-date : sous forme d'un bref roman, des histoires politiquement correctes (à faire rougir les trois petits cochons), dans la bouche d'un moderne marquis de Sade progressivement contaminé par le style cheum et dégueu de nos écrivains à la mode. Le génie est comme l'ail : plus vous vous y frottez, plus vous embaumez. Ainsi naquirent les Histoires chuchotées à Justine, ravissante Lolita posée sur les genoux du Divin marquis. Yann Rebell.