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Variations qur la frontière sexuelle. 7 pièces : Voix au bord du fleuve Congo ; Je te veux ; Devant
Fichet Roland
THEATRALES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782842606664
Voix au bord du fleuve Congo / Je te veux / Devant la mort je bande / Ne t'endors pas / D'où ? / File d'attente / Le Goût du sexe Le pas de Roland Jean Fichet dans les sept pièces qui composent cet opus est un pas de guetteur à l'affût de ce qui tremble en nous quand on rôde du côté de la frontière sexuelle, de ce qui trouble l'ordre, la cité. Les femmes et les hommes de ces pièces sont fragiles, en lutte. La vie les remue. Ils creusent des passages, découpent dans le mur de l'impossible des issues. Les gestes qu'ils tentent ne les laissent pas indemnes. Leur corps est atteint, secoué. Ils s'évanouissent, se scarifient, entrent en transe... Lisez, écoutez : voici sept variations, sept fictions théâtrales qui tissent d'une pièce à l'autre, mais aussi d'un continent à l'autre, Afrique et Europe, les motifs obsédants de la frontière, du sexe, de l'amour. Jouant des écarts rythmiques (du duo à la pièce chorale) comme des écarts de genre (du drame à la comédie), l'auteur compose des partitions théâtrales denses, énergiques, propices au jeu.
Dans ces " Micropièces ", Roland Fichet joue avec les genres et les styles. Il explore plusieurs formes du théâtre avec pour seule règle la brièveté, la concision, l'épure. D'une écriture nerveuse, il invite à la découverte des petits riens de la vie, mais aussi à la flânerie dans les grandes questions universelles. Des pièces d'identité, des croquis, des silhouettes, des paysages, des dialogues, des chansons. " Des fantômes, de pauvres hères, des silhouettes aperçues par la fenêtre, saisies au vol. " Chaque petite histoire est " adressée à l'auditeur, au spectateur, écrite dans un souffle, dans un rythme. Pour le théâtre. Que ça. " Un véritable matériau dramaturgique à découvrir, tant pour le plaisir de la lecture que pour celui du spectacle.
Comment toucher commence dans un village du Congo, Maty-Ougourou. Niang Saho, le chef d'une bande de rebelles, a été trouvé mort un soir dans un petit bois et transporté dans une cabane de forestier. Mais à l'aube, son corps a disparu. Est-il vraiment mort? Ariane-Sylvie Sutter, Carina Rosquera, Dino Galice, Michaël Guür Keromnès, Esther Ikoli, Swana/Lou, Zo/Kris se divisent et se séparent. En pleine guerre intestine, Niang Saho a fondé une commune libre. Il veut mettre ses pas dans ceux de Che Guevara, présent au Congo en 1963. Mais bouleversé par son rapport aux ancêtres et aux femmes qu'il ne peut pas toucher, Niang Saho va devenir à Lagos, au Nigeria, un ministre de la parole d'un tout autre type. Tous les personnages marchent, voyagent en quête de leur corps amoureux, en quête du corps de l'autre, en quête d'un dévoilement. Des Africaines, telles des sentinelles du réel, se dressent à chaque frontière. Les membres de la bande se confrontent au mystère et au paradoxe des deux injonctions articulées tout au long de ce texte métaphysique: ne me touche pas/touche moi. Comment toucher est la troisième pièce du triptyque Anatomies. Les deux premières ont été mises en scène à Brazzaville au Congo et jouées en 2008 et 2009 dans dix pays d'Afrique. Roland Fichet met en scène Comment toucher en France en 2010 au Théâtre national de Bretagne, au Théâtre de l'Est parisien et au Théâtre du Pays de Morlaix.
Fichet Roland jean ; Horovitz Israel ; Rullier Chr
Avec ces monologues pour comédiens, Roland Fichet, Israël Horovitz et Christian Rullier racontent trois chemins d'hommes profondément différents qui font le point sur leur vie. L'Ange rebelle est né froid. Glacé par une mère, et gelé dans un Lieu. Sa parole marque son avancée, ou sa chute, vers le calme, vers l'ailleurs, vers son intérieur. Elle ponctue notre propre avancée dans sa chute, son calme, son ailleurs et son intérieur. Quelle qu'en soit la méthode, et quels qu'en soient les obstacles. Le Rescapé, lui, aperçoit la ligne d'arrivée et lutte pour atteindre enfin ce mirage qui sans cesse se retire à lui. Perpétuel épargné, il soliloque sur les étapes de son existence en attendant d'en finir. Le troisième, locuteur de c'est à dire, prend les mots pour prétexte à retracer sa route, et la bouche à témoin du parcours accompli. Premiers mots, gros mots, jeux de mots, mots du matin pleins d'espoir et mots du soir sans lendemain, mots qui piègent et qui mentent, mots à venir. La fin du chemin, un jour, ne pourra être alors que la lecture et la transmission de ses propres mots par un autre qui, ailleurs, dira "je" à sa place. Trois trajectoires, trois monologues, comme autant de partitions originales.
Jojo est un solo boy urbain. Dans une rue déserte, il traîne avec un ballon de foot crevé pendant que ses parents sont partis au soleil. Surgissent deux fées un peu déglinguées, Anita et sa vieille mère Jilette. Des fées comme dans les contes, mais désoeuvrées, au RMI (Revenu Magique d'Insertion). Anita confie au garçon la mémé qui perd la boule, mais cette dernière disparaît. Commence alors pour Jojo, parti à sa recherche, un parcours initiatique qui l'emmène de la grande forêt aux séances de désintoxication d'une clinique pour superhéros paumés (Batman, Billy Juan Poucet dit le P'tit...). Ces rencontres étonnantes le conduiront à la recherche de son identité.Avec une langue vive, un style d'aujourd'hui détournant le langage des jeunes, Stéphane Jaubertie aborde le thème de la connaissance de soi, du rapport aux autres et à la réalité. C'est touchant, drôle: un bonheur à lire et à jouer.
Des pluies diluviennes se sont abattues sur un petit village isolé. La vague de boue a éventré la salled'écriture, où des habitants se réunissaient pour recueillir les souvenirs; depuis l'exode de leurs enfants, ils avaient écrit leur histoire. Maintenant, tout est à refaire. Secondé par Danny-l'Enfant-Seul, l'unique enfant demeuré sur place, Samuel entreprend d'immortaliser l'?uvre de son groupe d'écrivains au moment même où ceux-ci s'apprêtent à l'abandonner. "Nos cultures et nos mémoires sont comparables à ces vieillards qui luttent contre une disparition inévitable. Un monde se meurt... De quoi sera fait le prochain?", interroge Michel Marc Bouchard. Un texte émouvant, une réflexion sur la mémoire et l'écriture, avec l'humour et la poésie que l'on connaît à l'auteur des Muses orphelines.
Salvador, le narrateur raconte sa vie d'enfant des montagnes depuis sa naissance qui n'annonçait rien de bon puisqu'il ressemblait à un rat, jusqu'à son départ à la ville pour y poursuivre ses études. Dans ses souvenirs d'enfance pauvre, il y a sa mère qui se levait toujours la première, lavait le linge des riches, ses sept frères et soeurs, l'apprentissage de l'écriture et la décision de sa mère pour qu'il devienne écrivain. Il y a ses premiers émois devant la beauté de la Senora dont sa mère lave le linge et ses premiers chagrins lorsque le père s'en va et ne revient pas, tué lors d'une manifestation de paysans. Lorsque son frère aîné meurt, il devient à sept ans l'homme de la famille et se fait écrivain public pour mettre quelques sous dans la boîte aux économies de sa mère puis il monte trop tôt dans le train qui l'emmène pour ses études en ville. Dans cette pièce le récit passe subtilement au dialogue pour dire, simplement, la peur de la montagne, la peur du froid et du dernier morceau de pain. C'est surtout un magnifique hommage à la mère et à la vie qui distribue les bonheurs et les malheurs.
Un village entre Nîmes et Montpellier au milieu des vignes. C'est l'été. Comme chaque année depuis l'enfance des amis s'y retrouvent. Certains sont restés au village et vont au lycée à la ville voisine, d'autres n'y viennent qu'en vacances, chez les grands-parents ou dans une résidence secondaire. Entre eux des amitiés, des amours, des jalousies. Cet été-là va être différent. Deux jeunes étrangers, deux adolescents turcs, frère et sueur, viennent de s'installer au village avec leur mère. Qui sont-ils? Pourquoi sont-ils là? Leur présence va semer le trouble, bousculer les habitudes.Solitude amoureuse, conflit de cultures, les mangeurs d'étoiles vivront cela le temps d'un été.