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Comment toucher
Fichet Roland jean
THEATRALES
11,50 €
Épuisé
EAN :9782842604035
Comment toucher commence dans un village du Congo, Maty-Ougourou. Niang Saho, le chef d'une bande de rebelles, a été trouvé mort un soir dans un petit bois et transporté dans une cabane de forestier. Mais à l'aube, son corps a disparu. Est-il vraiment mort? Ariane-Sylvie Sutter, Carina Rosquera, Dino Galice, Michaël Guür Keromnès, Esther Ikoli, Swana/Lou, Zo/Kris se divisent et se séparent. En pleine guerre intestine, Niang Saho a fondé une commune libre. Il veut mettre ses pas dans ceux de Che Guevara, présent au Congo en 1963. Mais bouleversé par son rapport aux ancêtres et aux femmes qu'il ne peut pas toucher, Niang Saho va devenir à Lagos, au Nigeria, un ministre de la parole d'un tout autre type. Tous les personnages marchent, voyagent en quête de leur corps amoureux, en quête du corps de l'autre, en quête d'un dévoilement. Des Africaines, telles des sentinelles du réel, se dressent à chaque frontière. Les membres de la bande se confrontent au mystère et au paradoxe des deux injonctions articulées tout au long de ce texte métaphysique: ne me touche pas/touche moi. Comment toucher est la troisième pièce du triptyque Anatomies. Les deux premières ont été mises en scène à Brazzaville au Congo et jouées en 2008 et 2009 dans dix pays d'Afrique. Roland Fichet met en scène Comment toucher en France en 2010 au Théâtre national de Bretagne, au Théâtre de l'Est parisien et au Théâtre du Pays de Morlaix.
Voix au bord du fleuve Congo / Je te veux / Devant la mort je bande / Ne t'endors pas / D'où ? / File d'attente / Le Goût du sexe Le pas de Roland Jean Fichet dans les sept pièces qui composent cet opus est un pas de guetteur à l'affût de ce qui tremble en nous quand on rôde du côté de la frontière sexuelle, de ce qui trouble l'ordre, la cité. Les femmes et les hommes de ces pièces sont fragiles, en lutte. La vie les remue. Ils creusent des passages, découpent dans le mur de l'impossible des issues. Les gestes qu'ils tentent ne les laissent pas indemnes. Leur corps est atteint, secoué. Ils s'évanouissent, se scarifient, entrent en transe... Lisez, écoutez : voici sept variations, sept fictions théâtrales qui tissent d'une pièce à l'autre, mais aussi d'un continent à l'autre, Afrique et Europe, les motifs obsédants de la frontière, du sexe, de l'amour. Jouant des écarts rythmiques (du duo à la pièce chorale) comme des écarts de genre (du drame à la comédie), l'auteur compose des partitions théâtrales denses, énergiques, propices au jeu.
Le monde rural a explosé. Il en reste plein de petits cailloux dans la langue, dans l'imaginaire, dans la politique, dans notre rapport au monde. Ce sont autant de grains de sable qui font dérailler la machine, qui décalent légèrement les dialogues, le récit, la langue. Ca dérape. Il y a partout des «fissures» pour reprendre un des titres de ces comédies.Quelquefois flotte autour de l'une ou l'autre comme un parfum d'ailleurs celtique qui nous remet en mémoire que l'auteur est né à deux pas de la forêt de Brocéliande.
La Catastrophe a eu lieu dans Animal. Les personnages en sont les acteurs pathétiques. Nous les prenons à la toute fin de leur parcours, dans leur dernier voyage, qui va les mener de la vieille concession coloniale, située au c?ur de la forêt, à l'aéroport Charles de Gaulle, où ils mourront doucement, essayant de téléphoner et de jouir d'une dernière extase improbable. Une vitalité - je ne dis pas : un espoir - gît dans la langue. Rares sont ceux qui savent la raviver. Dans Animal, Roland Fichet y réussit. Il poursuit ses recherches sur l'oralité en les poussant très loin. Oralité : non pas le retour à un langage brûlé du quotidien, mais la volonté d'exalter le plaisir de dire. " Frédéric Fisbach
Des pluies diluviennes se sont abattues sur un petit village isolé. La vague de boue a éventré la salled'écriture, où des habitants se réunissaient pour recueillir les souvenirs; depuis l'exode de leurs enfants, ils avaient écrit leur histoire. Maintenant, tout est à refaire. Secondé par Danny-l'Enfant-Seul, l'unique enfant demeuré sur place, Samuel entreprend d'immortaliser l'?uvre de son groupe d'écrivains au moment même où ceux-ci s'apprêtent à l'abandonner. "Nos cultures et nos mémoires sont comparables à ces vieillards qui luttent contre une disparition inévitable. Un monde se meurt... De quoi sera fait le prochain?", interroge Michel Marc Bouchard. Un texte émouvant, une réflexion sur la mémoire et l'écriture, avec l'humour et la poésie que l'on connaît à l'auteur des Muses orphelines.
Jojo est un solo boy urbain. Dans une rue déserte, il traîne avec un ballon de foot crevé pendant que ses parents sont partis au soleil. Surgissent deux fées un peu déglinguées, Anita et sa vieille mère Jilette. Des fées comme dans les contes, mais désoeuvrées, au RMI (Revenu Magique d'Insertion). Anita confie au garçon la mémé qui perd la boule, mais cette dernière disparaît. Commence alors pour Jojo, parti à sa recherche, un parcours initiatique qui l'emmène de la grande forêt aux séances de désintoxication d'une clinique pour superhéros paumés (Batman, Billy Juan Poucet dit le P'tit...). Ces rencontres étonnantes le conduiront à la recherche de son identité.Avec une langue vive, un style d'aujourd'hui détournant le langage des jeunes, Stéphane Jaubertie aborde le thème de la connaissance de soi, du rapport aux autres et à la réalité. C'est touchant, drôle: un bonheur à lire et à jouer.
Ce n'est pas une pièce de théâtre ; ce sont des textes, des monologues, des histoires, des confrontations, des petites scènes dialoguées à deux, des fragments à dire, à jouer. Un peu comme les rifts d'une partition musicale... Des états, des attitudes, des émotions. Chacun peut se les approprier et le nombre d'acteurs n'est pas limité. Pas de suite logique dans les textes, pas de noms de personnages. C'est là dans une forme brute pour que chacun puisse mettre son univers dessus. Véritables écritures contemporaines, ces Chroniques 2 font suite aux Chroniques des jours entiers, des nuits entières. Elles se répondent et constituent une matière vive pour de nouvelles formes théâtrales.
Karl Valentin est un grand enfant faussement naïf qui jette un regard féroce sur le monde des adultes. Chez ce malicieux, la vie quotidienne devient une bataille avec les mots et les choses, que l'on cherche ses lunettes, achète un médicament au nom imprononçable ou fasse cuire un rôti. Ce volume propose un choix de sketches courts du grand comique munichois : un grand éclat de rire sur les petites sottises de l'existence, un vrai plaisir de jeu.