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Monologues pour hommes. La chute de l'ange rebelle ; Le rescapé ; C'est à dire
Fichet Roland jean ; Horovitz Israel ; Rullier Chr
THEATRALES
14,00 €
Épuisé
EAN :9782842603205
Avec ces monologues pour comédiens, Roland Fichet, Israël Horovitz et Christian Rullier racontent trois chemins d'hommes profondément différents qui font le point sur leur vie. L'Ange rebelle est né froid. Glacé par une mère, et gelé dans un Lieu. Sa parole marque son avancée, ou sa chute, vers le calme, vers l'ailleurs, vers son intérieur. Elle ponctue notre propre avancée dans sa chute, son calme, son ailleurs et son intérieur. Quelle qu'en soit la méthode, et quels qu'en soient les obstacles. Le Rescapé, lui, aperçoit la ligne d'arrivée et lutte pour atteindre enfin ce mirage qui sans cesse se retire à lui. Perpétuel épargné, il soliloque sur les étapes de son existence en attendant d'en finir. Le troisième, locuteur de c'est à dire, prend les mots pour prétexte à retracer sa route, et la bouche à témoin du parcours accompli. Premiers mots, gros mots, jeux de mots, mots du matin pleins d'espoir et mots du soir sans lendemain, mots qui piègent et qui mentent, mots à venir. La fin du chemin, un jour, ne pourra être alors que la lecture et la transmission de ses propres mots par un autre qui, ailleurs, dira "je" à sa place. Trois trajectoires, trois monologues, comme autant de partitions originales.
Comment toucher commence dans un village du Congo, Maty-Ougourou. Niang Saho, le chef d'une bande de rebelles, a été trouvé mort un soir dans un petit bois et transporté dans une cabane de forestier. Mais à l'aube, son corps a disparu. Est-il vraiment mort? Ariane-Sylvie Sutter, Carina Rosquera, Dino Galice, Michaël Guür Keromnès, Esther Ikoli, Swana/Lou, Zo/Kris se divisent et se séparent. En pleine guerre intestine, Niang Saho a fondé une commune libre. Il veut mettre ses pas dans ceux de Che Guevara, présent au Congo en 1963. Mais bouleversé par son rapport aux ancêtres et aux femmes qu'il ne peut pas toucher, Niang Saho va devenir à Lagos, au Nigeria, un ministre de la parole d'un tout autre type. Tous les personnages marchent, voyagent en quête de leur corps amoureux, en quête du corps de l'autre, en quête d'un dévoilement. Des Africaines, telles des sentinelles du réel, se dressent à chaque frontière. Les membres de la bande se confrontent au mystère et au paradoxe des deux injonctions articulées tout au long de ce texte métaphysique: ne me touche pas/touche moi. Comment toucher est la troisième pièce du triptyque Anatomies. Les deux premières ont été mises en scène à Brazzaville au Congo et jouées en 2008 et 2009 dans dix pays d'Afrique. Roland Fichet met en scène Comment toucher en France en 2010 au Théâtre national de Bretagne, au Théâtre de l'Est parisien et au Théâtre du Pays de Morlaix.
Dans cette pièce, une femme en Bretagne subit la violence d'hommes et de femmes de son village, en Afrique une autre avance vers sa lapidation et à chaque pas devient davantage quelqu'un. Ce n'est plus une femme fondue dans la soumission des femmes. C'est une femme qui a pris le risque d'affirmer son être-au-monde unique. Toutes ces femmes sont scrutées par d'autres : une Française en plein désarroi amoureux, une jeune dramaturge nigériane écartelée entre deux religions, une grand-mère. Et aussi un chien. Et aussi l'auteur. Et aussi tout un peuple secoué par la folie de l'époque.
Des pluies diluviennes se sont abattues sur un petit village isolé. La vague de boue a éventré la salled'écriture, où des habitants se réunissaient pour recueillir les souvenirs; depuis l'exode de leurs enfants, ils avaient écrit leur histoire. Maintenant, tout est à refaire. Secondé par Danny-l'Enfant-Seul, l'unique enfant demeuré sur place, Samuel entreprend d'immortaliser l'?uvre de son groupe d'écrivains au moment même où ceux-ci s'apprêtent à l'abandonner. "Nos cultures et nos mémoires sont comparables à ces vieillards qui luttent contre une disparition inévitable. Un monde se meurt... De quoi sera fait le prochain?", interroge Michel Marc Bouchard. Un texte émouvant, une réflexion sur la mémoire et l'écriture, avec l'humour et la poésie que l'on connaît à l'auteur des Muses orphelines.
Jojo est un solo boy urbain. Dans une rue déserte, il traîne avec un ballon de foot crevé pendant que ses parents sont partis au soleil. Surgissent deux fées un peu déglinguées, Anita et sa vieille mère Jilette. Des fées comme dans les contes, mais désoeuvrées, au RMI (Revenu Magique d'Insertion). Anita confie au garçon la mémé qui perd la boule, mais cette dernière disparaît. Commence alors pour Jojo, parti à sa recherche, un parcours initiatique qui l'emmène de la grande forêt aux séances de désintoxication d'une clinique pour superhéros paumés (Batman, Billy Juan Poucet dit le P'tit...). Ces rencontres étonnantes le conduiront à la recherche de son identité.Avec une langue vive, un style d'aujourd'hui détournant le langage des jeunes, Stéphane Jaubertie aborde le thème de la connaissance de soi, du rapport aux autres et à la réalité. C'est touchant, drôle: un bonheur à lire et à jouer.
Histoires d'hommes rassemble une cinquantaine de monologues écrits pour des femmes.Destinés à des actrices de tous âges, ces textes s'inscrivent dans l'espace de la représentation, pour le temps du plateau. On y retrouve le style si particulier de Durringer parole tendue, invectives, cris du corps, révolte de l'âme, poésie de l'instant, échos de la ville ou de la nature... Des éclats fulgurants de la vie de femmes amoureuses, seules, en colère.À lire, à programmer sur une scène, à partager avec des publics en manque de théâtre et d'amour. De toute urgence!