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Les grammaires de l'intelligence
Ferry Jean-Marc
CERF
37,40 €
Épuisé
EAN :9782204073226
Bien avant l'existence d'un langage stabilisé dans des conventions sociales, l'intelligence humaine, comme l'intelligence animale, se meut dans un univers de signes - comme si le monde parlait de lui-même. Emergent alors des formes d'existence que Jean-Marc Ferry nous invite à explorer "de l'intérieur". Il propose au lecteur un parcours où se révèle ce qui relie le monde humain au monde animal et ce qui l'en sépare ; parcours fascinant à la découverte de grammaires dont les plus archaïques, désormais "privées", comme réfugiées dans la demeure de l'inconscient, sont bien éloignées de celle de notre langage public, édifié sur la différenciation des temps, des personnes, des genres, des cas, des voix et des modes - une architecture, dont l'auteur éclaire, dans une approche originale, la portée significative pour une forme d'existence émancipée. Sur cette architecture s'élabore l'intelligence critique qui ouvre au sens du droit, et offre à la liberté humaine la ressource décisive de son épanouissement... à moins que la subversion médiatique de la raison publique n'entrave ce développement, en favorisant les automatismes de nos "grammaires enfouies", grammaires subliminales des associations d'images et des imputations de rôles.
Rien de grand ne s'est fait sans passion ". Cette parole de Hegel s'accorde au geste de Jean-Marc Ferry. Ses Ecrits philosophiques récapitulent trente années d'une réflexion que n'a pas abandonnée, en effet, la passion d'approfondir les liens entre religion et politique, registres de discours et formes d'identité, rapports au monde et grammaires de l'intelligence. S'y dévoile l'architecture d'une raison élargie où soufflent des forces d'esthétique et d'amour avec lesquelles le temps de la réconciliation semble venu. Egalement chez Pocket : La Raison et la Foi.
Interdite ", l?Europe l?est en un double sens : éberluée par la catastrophe de la crise, la promesse non tenue de sécurité, justice et prospérité ; entravée par des disciplines de gestion, lui interdisant de financer son développement. L?Union européenne connaît une triple crise : Crise technique d?une gouvernance économique inadaptée ; crise éthique d?une union politique ratée ; crise philosophique d?un projet historique délégitimé. Aussi bien répondre de la crise signifie-t-il maintenant : reconstruire l?Europe. Une critique constructive se doit de saisir les ressorts de la crise, de comprendre les causes profondes du malaise, si l?on veut ensuite proposer des voies réellement novatrices pour une reconstruction de l?Europe. L?urgence de la situation est un appel aux armes de l?intelligence, tête et coeur unis. Telle est la tâche préparatoire pour une authentique révolution européenne.
Résumé : Jean-Marc Ferry repense à nouveaux frais la question de l'Etat européen. De fait, la construction de cet Etat est déjà engagée. Une nouvelle forme apparaît : celle d'une communauté d'institutions intergouvernementales visant à la coordination légitime des politiques publiques. Fédération d'Etats souverains, l'Europe consiste en une puissance publique capable d'assurer notamment l'application et la sanction de la loi commune librement adoptée par ses Etats membres ; la libre circulation et installation sur son territoire de tous ses ressortissants, quelle que soit leur nationalité ; la possibilité pour les individus à faire valoir leurs droits auprès des tribunaux européens contre leur propre Etat national. Voué à conjuguer le droit des individus (les droits de l'Homme) et le droit des gens (les droits fondamentaux des peuples), l'Etat européen ne trouvera toutefois consistance et reconnaissance que s'il se fonde sur des valeurs partagées. La communauté politique doit se doubler d'une communauté morale effective. L'heure est venue d'engager la réflexion sur la substance éthique de l'Europe cosmopolitique, à commencer par la Constitution sociale de la Communauté - le droit inconditionnel à un revenu de base, qui assurerait le fondement social de l'autonomie démocratique - ; l'émergence d'une communauté de culture publique grâce à un espace de communication que régirait une Charte européenne de l'audiovisuel ; l'édification enfin d'une communauté d'histoire à partir de la réévaluation critique des mémoires nationales.
Résumé : Narration ou argumentation ? Une nouvelle polarité philosophique se dessine ainsi, chargée d'enjeux relatifs à la question de l'éthique. Par la mise en récit des expériences, la narration confère à l'identité personnelle un ancrage et une épaisseur historiques, orientant l'éthique vers un idéal substantiel de vie bonne. Par la justification rationnelle des réclamations, l'argumentation engage la responsabilité des sujets de droit, infléchissant l'éthique vers une idée procédurale de la société juste. Mais comment articuler la visée substantielle à la voie procédurale ? Comment assurer, sur la voie du discours, le principe de reconnaissance ? Dans cette entreprise, l'éthique de la reconstruction revêt une signification décisive. C'est à introduire ce concept original que sont consacrées ces réflexions. L'auteur suit en cela une exhortation de Paul Ricoeur à qui cet essai est dédié.
Résumé : "Réactionnaire, disent-ils. Le moment m'a donc semblé venu de faire le point et de retracer mon parcours sans faux-fuyants ni complaisance. Il ne s'agit en aucune façon pour moi de rabattre la connaissance sur la confession et de défendre une vérité purement subjective. Je ne choisis pas, à l'heure des comptes, de me retrancher dans la forteresse imprenable de l'autobiographie. Je joue cartes sur table, je dis d'où je parle, mais je ne dis pas pour autant : "A chacun sa vision des choses". Le vrai que je cherche, encore et toujours, est le vrai du réel : son élucidation reste à mes yeux prioritaire. Cependant, comme l'a écrit Kierkegaard : "Penser est une chose, exister dans ce qu'on pense est autre chose". C'est cet "autre chose" que j'ai voulu mettre au clair en écrivant, une fois n'est pas coutume, à la première personne". Alain Finkielkraut.
Derrida Jacques ; Cotton Nicholas ; Michaud Ginett
Résumé : Jacques Derrida déploie ici les éléments d'une réflexion profondément originale sur l'inconditionnalité du pardon, une notion qui ne saurait être confondue avec l'excuse, l'amnistie, la prescription ou la grâce. Si le pardon est hérité de diverses traditions (judéo-chrétienne, coranique et grecque), il ne leur est pas réductible : il excède les modalités du "comprendre", de la mémoire et de l'oubli, d'un certain travail de deuil aussi. Hétérogène à la phénoménalité, à la théâtralisation, voire au langage verbal lui-même, il suspend, comme une "violente tempête" (Benjamin), l'histoire, le droit et le politique. Inconditionnel, le pardon fait l'épreuve de l'impossible : c'est pourquoi il doit rester exceptionnel, sans calcul ni finalité, à l'écart de tout échange et de toute transaction. La trajectoire ainsi dessinée par Derrida tout au long de ce passionnant séminaire passe parla lecture des ouvrages de Jankélévitch sur le pardon et l'imprescriptibilité, de Kant sur le droit de grâce, des textes bibliques et grecs, d'oeuvres littéraires (Shakespeare, Kierkegaard, Baudelaire, Kafka, Rousseau et Augustin), ainsi que par l'analyse de scènes d'aveu et de repentir telles qu'elles se sont multipliées dans l'espace public, en France et ailleurs, à la fin des années quatre-vingt-dix.
Résumé : "Cher Alain, Nous avons donc décidé d'échanger des lettres plutôt que de nous entretenir de vive voix. Malgré mon goût de l'affrontement, je craignais de me heurter en temps réel sur du non-négociable et de voir bientôt se lézarder une chère et ancienne amitié". "Chère Elisabeth, En refusant la violence du tac au tac, tu ne t'es pas dérobée, tu as opté pour la franchise de l'écriture. Les impondérables de la conversation ne t'auraient peut-être pas permis de me dire aussi crûment ce qui te brouille continuellement et solitairement avec moi". Correspondance épistolaire qui donne lieu à un débat passionnant, En terrain miné est la rencontre de deux esprits politiquement opposés, unis par une amitié philosophique.
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".