Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La question de l'Etat européen
Ferry Jean-Marc
GALLIMARD
25,40 €
Épuisé
EAN :9782070730667
Jean-Marc Ferry repense à nouveaux frais la question de l'Etat européen. De fait, la construction de cet Etat est déjà engagée. Une nouvelle forme apparaît : celle d'une communauté d'institutions intergouvernementales visant à la coordination légitime des politiques publiques. Fédération d'Etats souverains, l'Europe consiste en une puissance publique capable d'assurer notamment l'application et la sanction de la loi commune librement adoptée par ses Etats membres ; la libre circulation et installation sur son territoire de tous ses ressortissants, quelle que soit leur nationalité ; la possibilité pour les individus à faire valoir leurs droits auprès des tribunaux européens contre leur propre Etat national. Voué à conjuguer le droit des individus (les droits de l'Homme) et le droit des gens (les droits fondamentaux des peuples), l'Etat européen ne trouvera toutefois consistance et reconnaissance que s'il se fonde sur des valeurs partagées. La communauté politique doit se doubler d'une communauté morale effective. L'heure est venue d'engager la réflexion sur la substance éthique de l'Europe cosmopolitique, à commencer par la Constitution sociale de la Communauté - le droit inconditionnel à un revenu de base, qui assurerait le fondement social de l'autonomie démocratique - ; l'émergence d'une communauté de culture publique grâce à un espace de communication que régirait une Charte européenne de l'audiovisuel ; l'édification enfin d'une communauté d'histoire à partir de la réévaluation critique des mémoires nationales.
Sans préconiser un retour aux anciennes images philosophiques du monde, l'auteur part à la reconquête d'une raison qu'il découvre dans le lien qu'instaure entre nous la communication de tous les jours.
Interdite ", l?Europe l?est en un double sens : éberluée par la catastrophe de la crise, la promesse non tenue de sécurité, justice et prospérité ; entravée par des disciplines de gestion, lui interdisant de financer son développement. L?Union européenne connaît une triple crise : Crise technique d?une gouvernance économique inadaptée ; crise éthique d?une union politique ratée ; crise philosophique d?un projet historique délégitimé. Aussi bien répondre de la crise signifie-t-il maintenant : reconstruire l?Europe. Une critique constructive se doit de saisir les ressorts de la crise, de comprendre les causes profondes du malaise, si l?on veut ensuite proposer des voies réellement novatrices pour une reconstruction de l?Europe. L?urgence de la situation est un appel aux armes de l?intelligence, tête et coeur unis. Telle est la tâche préparatoire pour une authentique révolution européenne.
Résumé : Narration ou argumentation ? Une nouvelle polarité philosophique se dessine ainsi, chargée d'enjeux relatifs à la question de l'éthique. Par la mise en récit des expériences, la narration confère à l'identité personnelle un ancrage et une épaisseur historiques, orientant l'éthique vers un idéal substantiel de vie bonne. Par la justification rationnelle des réclamations, l'argumentation engage la responsabilité des sujets de droit, infléchissant l'éthique vers une idée procédurale de la société juste. Mais comment articuler la visée substantielle à la voie procédurale ? Comment assurer, sur la voie du discours, le principe de reconnaissance ? Dans cette entreprise, l'éthique de la reconstruction revêt une signification décisive. C'est à introduire ce concept original que sont consacrées ces réflexions. L'auteur suit en cela une exhortation de Paul Ricoeur à qui cet essai est dédié.
Résumé : Volume 1 : Après la perte supposée d'un " sens commun ". les héritiers des modernes se tournent vers le " monde commun ". C'est le monde partagé par ceux qui, éprouvant quelque chose, peuvent comprendre ce qu'ils éprouvent, comprenant ce qu'ils éprouvent, peuvent dire ce qu'ils comprennent et disant ce qu'ils comprennent, peuvent s'entendre sur ce qu'ils disent. Aussi, face aux verdicts fin de siècle qui martèlent notre époque comme autant de soubresauts où s'essoufflent les nostalgies du sujet, c'est plutôt dans la logique d'un verbe sécularisé que l'on s'enquiert du sens à construire. Il s'agit de la logique des procès d'entente. Du fait qu'elle mobilise les distinctions de temps, de modes, de voix, de personnes, et toute cette grammaire qui permet de communiquer par-delà les différences de langue et de culture, ce qui nous était le plus familier devient alors l'énigme : comment la grammaire est-elle possible ? Loin de tomber du ciel, elle s'enracine dans les expériences profondes au cours desquelles nos rapports au monde se sont progressivement différenciés. Jean-Marc Ferry découvre ainsi dans la préhistoire de notre aptitude à communiquer le drame fascinant des réclamations et frustrations, illusions et désillusions dont l'enchaînement définit la dialectique où chaque moment significatif d'un nouveau désenchantement marquait aussi bien la libération de cette énergie réflexive que l'on nomme " raison ". L'histoire y prend sa source. Elle se déploie comme le discours qui, à travers ses registres différents, de la narration et l'interprétation à l'argumentation et la reconstruction, élabore les compréhensions du monde où se forment nos identités. Volume 2 : La question porte ici sur les conditions réelles de la communication sociale et politique. Dans l'interdit du contact direct entre les personnes s'engendre une semiosis sociale. Elle est tissée par des régulateurs artificiels qui, tels le signe monétaire et le règlement juridique, médiatisent la reconnaissance réciproque. C'est le système. Il a remplacé, pense-t-on, la violence naturelle par une autre, car sa rationalité dure détruirait la raison molle du monde vécu dont il est pourtant issu, faisant peser une menace sur l'identité et la citoyenneté. Comment la communication peut-elle alors reconquérir sa propre essence réifiée dans l'organisation ? Comment les individus font-ils face, dans nos sociétés, à l'autonomisation des ordres différenciés, cette complexité horizontale qui définit pour le monde des personnes les ordres de la reconnaissance, où se joue notre responsabilité ? Or, en catalysant les demandes d'une responsabilité étendue aux temps jusqu'ici abandonnés à une gestion non critique des mémoires nationales, la construction de l'Europe politique invite à une réflexion fondamentale sur les relations qu'entretiennent les individus et les peuples. Entre un culturalisme pédant qui relègue les hommes au musée et un universalisme arrogant qui méprise les contextes culturels, il y a place pour considérer la situation qu'occupe chaque peuple dans une histoire de la reconnaissance. C'est cette situation morale qui doit être philosophiquement comprise et identifiée, afin d'éclairer le sens politique des relations prises entre les nations.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.