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Notre société sous contrôle. Un processus d'enfermement
Ferri Tony
LIBRE SOLIDAIRE
19,00 €
Épuisé
EAN :9782372631266
Ancré dans l'actuel, cet ouvrage a pour objet l'analyse de la société de contrôle et des évolutions de notre présent social sous l'angle de l'hypersurveillance. Le philosophe Tony Ferri, spécialiste du champ pénitentiaire, de l'application des peines et du contrôle social, offre une vue approfondie de la notion et des mécanismes du contrôle aujourd'hui, à la lueur de ce qui se joue au plus près de nos vies, de nos corps, de nos relations. Ce qui sous-tend l'élaboration de ce livre, c'est précisément l'effort pour circonscrire les prérequis du contrôle et son régime propre, comprendre les raisons de sa marche, identifier la racine et les ressorts de son extension, isoler tant sa forme canonique que ses procédés d'application, percevoir les liens qui unissent le social et le pénal, le contrôle et le pouvoir. Bref, qu'est-ce que le contrôle, comment et pourquoi fonctionne-t-il, quels problèmes et enjeux soulève-t-il, de quelle origine et de quelles prérogatives se réclame-t-il ? Telles sont quelques-unes des interrogations qui rythment le cheminement de l'ouvrage. Se dessinent alors progressivement les contours de ce que Michel Foucault appelle une "microphysique du pouvoir" , une description rigoureuse de l'intrication du clos dans l'ouvert, du statique dans le dynamique, du judiciaire dans le social... Un livre de premier plan et de référence pour comprendre et évaluer le devenir de nos sociétés occidentales de plus en plus placées sous contrôle et ses effets.
Interrogeant, à nouveau, le sens des pénalités, Tony Ferri explore, dans ce livre, la question difficile et décisive de savoir d'où vient le besoin insatiable de punir. Comment, en effet, comprendre l'attitude du corps social, du législateur, des gens prétendument bien insérés lorsqu'ils lancent des appels appuyés, parfois nerveusement, les yeux exorbités et les lèvres écumantes, à réprimer toujours davantage ceux qu'ils vomissent sous le nom de délinquants ? Comment expliquer l'intarissable inflation punitive ? La hausse des condamnations procède-t-elle d'une tendance des individus à commettre plus facilement des infractions aujourd'hui qu'hier ou, au contraire, d'un désir océanique d'intolérance, voire d'une compulsion incompressible de punir ? Au fond, quels sont les ressorts cachés des condamnations ? Bien loin qu'une supposée "nature humaine" commande le comportement infractionnel, l'auteur met ici le doigt sur les effets délétères de la création perpétuelle de nouveaux délits, sur le caractère hystérique et pathologique de la montée de l'intolérance, sur les conséquences inquiétantes de la gestion d'un contentieux devenu explosif, sur le malheur social tenant au maintien, à un haut niveau, du régime de l'enfermement. Au rythme où vont les condamnations, après la création, en réalité assez récente au regard de l'histoire des pénalités, de délits relatifs, par exemple, à la conduite sans permis, à l'établissement de chèques sans provision ou au non-paiement de la pension alimentaire, il y a tout lieu de se demander si les gens apparemment bien sous tous rapports, qui appellent de leurs voeux la multiplication et le durcissement des peines, ne seront pas ceux qui, demain, seront placés sous écrou ou sous surveillance électronique...
En France, plus de 70 000 personnes sont incarcérées ; le nombre de détenus baisse partout en Europe, sauf dans notre pays. Prisons surpeuplées, traitements inhumains, conditions d'hygiène déplorables... la France est régulièrement condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme. Pourtant, la seule réponse des politiques est de construire toujours plus de prisons... On ne peut que constater l'échec de notre système carcéral qui génère des réflexes de délinquance et de rejet de la société. Ce modèle, à bout de souffle, aboutit au contraire de ce qu'il veut promouvoir ; il n'apporte aucune réponse aux problèmes d'incivilité et engendre la contamination de la délinquance, la radicalisation des comportements. Il pousse les détenus à commettre des violences à l'intérieur même de la prison ou à passer à l'acte dès leur libération. On aura beau construire de plus en plus d'établissements pénitentiaires, ils créeront toujours plus de surpopulation carcérale, de promiscuité, de haine et donc de récidive. Renverser notre raisonnement sur l'enfermement, c'est se poser la question de l'indemnisation des victimes et celle de la réinsertion des condamnés. Il faut définir de nouvelles conditions d'organisation et imaginer de nouveaux espaces de retenue pour une minorité de gens. Une réorganisation, de fond en comble, de notre manière de concevoir la privation de liberté est indispensable. Nous nous devons d'envisager d'autres formes d'accompagnement pénal et social qui tiennent compte de la personne et prennent le parti de la réconciliation aussi bien entre les délinquants et leurs victimes qu'entre le coupable et la collectivité.
Du propre aveu des condamnés, le dispositif de surveillance électronique pénale est un système de "chaîne à la patte". C'est pourquoi ce livre vise à définir les principes d'organisation et de fonctionnement de la surveillance électronique pénale, moins du point de vue des liens ou des fers du prisonnier (vinculum) que de celui de l'attache domestique (catena) ou de la laisse du chien (canis catenarius). Mettant en relief le statut de cette étonnante mesure de contrôle à distance des intériorités au double sens d'abord de l'intérieur des maisons ou des foyers, et ensuite des subjectivités, cet essai dégage les propriétés de la surveillance électronique, en la comparant non seulement à la prison, mais aussi à la surveillance électronique mobile et à la contrainte pénale, et en exposant les modalités de réaction de l'administration face aux incidents, pour en souligner ses particularités irréductibles.
Latouche Serge ; Jouventin Pierre ; Pasquinet Jean
Cet évènement nous permet sans doute de réfléchir à notre condition et à nos contradictions? Il aura fallu que cela nous touche de manière plus spectaculaire dans notre quotidien pour que l'ensemble de la population se rende compte des méfaits de notre système sociétal alors que le dérèglement climatique, la destruction de la biodiversité, l'exploitation des matières premières, le mépris pour les populations fragiles et bien d'autres calamités ont suscité si peu d'écho. Par contre il est inquiétant que cet état de confinement s'appuie sur la mise en place d'un appareil législatif liberticide dont on ne sait s'il ne va pas perdurer dans notre droit commun? Si nous retrouvons notre vie d'avant, sommes-nous sûrs de changer de paradigme, est-ce que cette société de consommation repartira de plus belle, motivée par la frustration de n'avoir pu consommer ! Les différents textes réunis dans cet ouvrage nous ouvrent des pistes pour réfléchir à ce que nous voulons pour nos vies et surtout pour celles des générations futures qui, de plus en plus, nous mettent face à nos responsabilités.
Les rejets massifs de boues polluantes en Méditerranée par l'usine d'alumine de Gardanne ont duré depuis plus de cinquante ans, opérations couvertes par les autorités locales et nationales. Des dizaines de millions de tonnes recouvrent à jamais les fonds marins profonds entre Toulon et Fos-sur-Mer. Aujourd'hui, l'industriel continue son massacre environnemental en répandant en mer comme sur terre ses effluents et déchets pollués. La partie marine du Parc national des Calanques est empoisonnée. La France, pays du Grenelle de l'Environnement et de la COP 21, ferme les yeux sur ce scandale. Pourtant, cet ouvrage démontre qu'une solution simple et sans conséquence sur l'emploi peut arrêter ce gâchis. Vous y découvrirez ces faits révoltants et bien réels, conséquence du laxisme des élus. Un véritable déni de nos valeurs démocratiques.
Jouventin Pierre ; Ramade François ; Lebreton Phil
Depuis environ 10 000 ans, Homo sapiens scie la branche sur laquelle il est assis. Ce terrible constat de l'auteur démontre que les humains seraient des animaux possédant une capacité particulière à satisfaire leurs pulsions cupides par de belles justifications, courant ainsi, totalement aveuglés, à leur extinction... Ils n'ont pas su prévoir que l'accroissement de la population se ferait plus vite que celui des ressources alimentaires, ils n'ont pas compris qu'un développement infini est impossible dans un monde fini. Leur pseudo-supériorité sur l'animal ? la raison, la culture, le langage et la morale ? ne serait qu'une entrave... Pourquoi, avec leurs intelligences, n'ont-ils pas su éviter la surpopulation et l'épuisement des ressources naturelles alors que les animaux se régulent depuis toujours ? Pourquoi, malgré la technologie, sont-ils de plus en plus cernés par les pollutions ? Homo sapiens, autrement dit celui qui sait, celui qui a découvert l'agriculture, l'élevage et la civilisation, s'est fait piéger par le changement climatique et les conflits qui aboutissent aujourd'hui à des guerres et aux déplacements des populations ? Cette enquête sur notre espèce s'appuie sur les découvertes récentes de la science, particulièrement en écologie, éthologie, évolution génétique et préhistoire. L'homme ne serait-il pas un animal raté ?
Comment pouvons-nous encore justifier de la continuité du nucléaire ? Malgré les problématiques insolubles telles que le démantèlement des centrales, la question des déchets impossibles à recycler, la création de zones inhabitables, la prolifération de l'atome, le risque d'une déflagration nucléaire et ses conséquences catastrophiques pour l'humanité, la France est devenue le pays le plus nucléo-dépendant au monde pour sa production d'électricité. D'autres pays ont fait d'autres choix. Pourquoi ? Dans un climat de grande confusion générale, il est temps de situer, dans un contexte historique, la réalité des faits et des chiffres du nucléaire et de la question climatique. Cet ouvrage répondra à toutes les questions que nous nous posons au sujet du nucléaire, et nous démontrera comment l'arrêt immédiat est encore possible.