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Homo Catenarius. La surveillance électronique pénale comme système de "chaîne à la patte"
Ferri Tony
L'HARMATTAN
13,50 €
Épuisé
EAN :9782343128078
Du propre aveu des condamnés, le dispositif de surveillance électronique pénale est un système de "chaîne à la patte". C'est pourquoi ce livre vise à définir les principes d'organisation et de fonctionnement de la surveillance électronique pénale, moins du point de vue des liens ou des fers du prisonnier (vinculum) que de celui de l'attache domestique (catena) ou de la laisse du chien (canis catenarius). Mettant en relief le statut de cette étonnante mesure de contrôle à distance des intériorités au double sens d'abord de l'intérieur des maisons ou des foyers, et ensuite des subjectivités, cet essai dégage les propriétés de la surveillance électronique, en la comparant non seulement à la prison, mais aussi à la surveillance électronique mobile et à la contrainte pénale, et en exposant les modalités de réaction de l'administration face aux incidents, pour en souligner ses particularités irréductibles.
Ancré dans l'actuel, cet ouvrage a pour objet l'analyse de la société de contrôle et des évolutions de notre présent social sous l'angle de l'hypersurveillance. Le philosophe Tony Ferri, spécialiste du champ pénitentiaire, de l'application des peines et du contrôle social, offre une vue approfondie de la notion et des mécanismes du contrôle aujourd'hui, à la lueur de ce qui se joue au plus près de nos vies, de nos corps, de nos relations. Ce qui sous-tend l'élaboration de ce livre, c'est précisément l'effort pour circonscrire les prérequis du contrôle et son régime propre, comprendre les raisons de sa marche, identifier la racine et les ressorts de son extension, isoler tant sa forme canonique que ses procédés d'application, percevoir les liens qui unissent le social et le pénal, le contrôle et le pouvoir. Bref, qu'est-ce que le contrôle, comment et pourquoi fonctionne-t-il, quels problèmes et enjeux soulève-t-il, de quelle origine et de quelles prérogatives se réclame-t-il ? Telles sont quelques-unes des interrogations qui rythment le cheminement de l'ouvrage. Se dessinent alors progressivement les contours de ce que Michel Foucault appelle une "microphysique du pouvoir" , une description rigoureuse de l'intrication du clos dans l'ouvert, du statique dans le dynamique, du judiciaire dans le social... Un livre de premier plan et de référence pour comprendre et évaluer le devenir de nos sociétés occidentales de plus en plus placées sous contrôle et ses effets.
L'état d'une société se reflète, souvent, dans la manière qu'elle a de punir et de traiter ceux qu'elle condamne. Aussi pour savoir dans quelle société nous vivons, il convient de décrire la réalité de son système punitif. Cette interrogation est fondamentale pour comprendre la conception de l'humain qui sous-tend l'organisation pénale, donc sociale. Cela a d'autant plus de sens et d'importance que notre actualité, notre environnement quotidien, nos angoisses privées ne manquent pas de nous rappeler à notre condition carcérale commune. A l'heure du surpeuplement des établissements pénitentiaires, du maintien à un haut niveau des condamnations pénales et du déploiement continu des nouvelles technologies de contrôle à distance, la société civile n'est plus en état d'échapper au dispositif d'hypersurveillance qui tend à la dévorer de l'intérieur et à ruiner les bases mêmes de son vivre-ensemble. Chacun de nous peut être concerné par l'emprise d'un système de surveillance et de pénalisation qui se répand dans l'ensemble des activités de la société. Cet essai analyse, décrit et évalue le régime du placement sous surveillance électronique et montre en quoi ce régime singulier se présente comme le paradigme pénal du processus d'ores et déjà en marche d'enfermement social et collectif. Il souligne comment le développement de la surveillance électronique contribue à l'extension de la mise en geôle du quotidien et conduit à une remise en cause radicale de notre conception de la démocratie et des principes de protection de la sphère individuelle.
Ecrit par un spécialiste des pénalités contemporaines et praticien de la criminologie appliquée, cet ouvrage propose une description minutieuse des rouages des dispositifs de la surveillance électronique pénale. Distinguant les différentes formes juridiques, pénitentiaires et pratiques de la surveillance électronique actuelle (PSE, PSEM et ARSE), l'auteur décortique et évalue son statut, son sens et ses effets à l'égard des porteurs du bracelet eux-mêmes, qu'on nomme en France les "placés". Outre la matérialisation de la nature de cette surveillance particulière, l'apport instructif de ce livre réside à la fois dans une immersion au coeur des pratiques du contrôle pénal d'aujourd'hui, et dans l'exposition des conséquences d'un enfermement devenu structurel et élargi à la société.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.