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Essence des sens
Ferlion Rachel ; Bouhours Philippe
L'HARMATTAN
13,00 €
Épuisé
EAN :9782343228389
Prenez un peu de la rugosité des montagnes, leurs lacs sauvages, le froid hivernal, leurs hommes rudes et solides. Ils ont connu les guerres et la disette. Zone libre, zone occupée, ils ne savaient plus très bien... et résistaient. Sous leur air sombre, leurs certitudes, leur air parfois buté se cachait souvent un coeur d'or. Rajoutez le soleil des îles, la gaieté des danses colorées, et l'insouciance du lendemain, la mer bienfaisante et nourrissante, la vie et les chants plus forts que l'esclavage et les regards méprisants. Ces mélanges subtils et puissants ont façonné le coeur de Rachel et lui ont donné en héritage le don de synesthésie. Synesthésie ? Lorsque tous nos sens se répondent et se fondent pour rentrer en effervescence, souffrances et émois sont démultipliés et entrent en harmonie. Baudelaire, dans son poème : "correspondances", décrit comment : Comme de longs échos qui de loin se confondent Dans une ténébreuse et profonde unité, Vaste comme la nuit et comme la clarté, Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.
Née Gabrielle de Mirabeau en 1849, Gyp fera vite connaître son pseudonyme alerte et asexué dans le monde des lettres de l'entre deux siècles. Lorsque l'affaire Dreyfus déchaîne les passions, elle choisit son camp, l'antidreyfusisme jusqu'à l'excès. Obligée d'écrire pour subsister, elle trouvera dans sa haine des Juifs un exutoire à ses propres lâchetés. Auteur de plus de 120 romans, mondains et dialogués, elle reste aujourd'hui cette antisémite obsédée, dont le salon était à la fin du siècle le point de rencontre des écrivains nationalistes. Elle s'éteint en 1932, déjà presque oubliée.
La Galante nous propose une échappée vers les replis tourmentés du désir. L'auteur esquisse, en touches légères, le portrait d'une femme d'aujourd'hui, éprise d'absolu, en proie à une réalité qu'elle transfigure avec toute la force de ses illusions. La Galante rejoint la cohorte brillante des héroïnes dédaignées, insoumises et qui brandissent comme unique étendard, la force sans faille de leur sentiment. On pense parfois à Emma Bovary, à Madame de Clèves, on perçoit le c?ur qui palpite comme unique viatique. Il faut avoir vécu les affres de l'attente et du manque, avoir éprouvé la sublime douleur pour comprendre la passion qui, tout à tour, unit et sépare les amants dépeints par l'auteur. Patricia Levy nous offre ici une superbe fresque où les c?urs et les âmes se disputent la primauté sur les corps...
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.