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Perceforest. Un roman arthurien et sa réception
Ferlampin-Acher Christine
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753520738
Le Roman de Perceforest est l'un des derniers récits arthuriens du Moyen Age et certainement le plus long roman de la langue française. En cours d'édition par Gilles Roussineau, ce roman-fleuve est actuellement l'objet d'une réévaluation. Le présent volume dresse à la fois le bilan des recherches contemporaines, propose des avancées et de nouvelles perspectives et ouvre des champs d'investigation prometteurs. La première partie aborde le problème des sources (écrites, folkloriques, romanesques, encyclopédiques) et celui de la datation et de la tradition manuscrite de l'oeuvre. La seconde met en évidence la cohérence thématique du roman, autour de l'amour et des pratiques chevaleresques (fêtes, héraldique), l'habileté de son écriture, dont témoignent l'art des discours et la mise en scène des paysages, et sa construction savante, qu'organisent la généalogie, les enjeux herméneutiques et l'usage de l'entrelacement. Loin d'être un " fatras à quoi l'enfance s'amuse " (pour reprendre l'expression de Montaigne), Perceforest est une oeuvre concertée, complexe, foisonnante. On comprend dès lors la richesse de sa réception, étudiée dans la troisième partie, autour des diverses copies qui en ont été faites, des imprimés du XVIe siècle, ou de sa reprise dans la Bibliothèque Universelle des Romans, sans oublier son influence sur la littérature renaissante, et sa traduction, aussi bien dans le Parsaforesto italien du XVIe siècle, qu'en français moderne.
Depuis le trouvère Jean Bodel qui vers 1200 différenciait les matières de France, Rome et de Bretagne et dévalorisait la dernière, trop fantaisiste, matiere apparaît comme l'une des plus anciennes notions de critique littéraire. Sa définition est cependant difficile, tant ses emplois sont divers. A partir d'une interrogation sur l'articulation entre la matière matérielle et la matière littéraire, d'une étude des valeurs de matiere et de ses équivalents en latin tardif et médiéval, en particulier dans les arts poétiques, et un sondage de ses équivalents dans d'autres langues, dont l'anglais, le volume s'intéresse à l'ensemble de la littérature médiévale française, des origines au XVe siècle. Les emplois de matiere dans les romans, les chansons de gestes, les fabliaux, les textes allégoriques et hagiographiques sont analysés, et la diversité des poétiques d'auteurs et de genres est mise en évidence. La tripartition de Jean Bodel est discutée, ses enjeux mis en valeur : aussi partielle que partiale, elle ne saurait suffire à donner un état des lieux non seulement de la littérature médiévale, mais même simplement des textes narratifs vers 1200. Renvoyer son uvre à une matiere autoriserait finalement l'auteur à ce geste risqué qu'est la création : affirmant travailler à partir d'une matiere il ne saurait se prendre pour Dieu, qui crée ex nihilo : il peut donc uvrer sans risquer le blasphème.
La femme sauvage est une figure qui hante les arts et les lettres, du Moyen Age au monde contemporain. Marquée par l'altérité, la femme sauvage est souvent marginalisée. Parfois valorisée, quand elle promet un Age d'or ou un paradis idyllique, fréquemment inquiétante quand elle met en cause les normes qui émanent souvent d'autorités masculines, tantôt anti-femme, exception, monstre, tantôt femme essentielle, elle connaît des infléchissements notables, avec le christianisme et la redistribution des genres qu'il suppose, la découverte de l'Amérique et des " Indiens ", les Lumières et leur questionnement sur la classification des espèces, le XIXe siècle, son exaltation, mais aussi son questionnement du progrès et de la civilisation, le XXe siècle et l'époque actuelle, avec le féminisme, la psychanalyse mais aussi l'écologie (qui redessine les contours du monde sauvage).
En France, la matière arthurienne connaît une vogue particulièrement forte au XIIe et XIIIe siècle et semble ensuite décliner. C'est ce déclin que ce volume se propose d'étudier, en embrassant les années 1270-1530. Vers 1270, c'en est fini de la production de grands cycles arthuriens français ; vers 1530, on cesse d'imprimer les romans arthuriens médiévaux en France. Cet ouvrage réévalue la production arthurienne française, mais surtout la situe dans son environnement européen. La vitalité de la mode arthurienne varie selon les espaces ; elle dépasse cependant presque partout le médiumlittéraire et concerne aussi les pratiques chevaleresques ou les arts. La production arthurienne des diverses aires (italienne, ibérique, germanique, anglaise, écossaise, irlandaise, galloise, scandinave, sans oublier les témoins en biélorusse, grec, tchèque, néerlandais ou latin) est analysée, afin de mettre en évidence les rythmes propres à chaque espace et les dynamiques d'échanges entre les aires. Fruit de la collaboration d'une équipe internationale de 73 chercheurs, ce livre met en lumière la diversité des formes que prend la mode arthurienne à la croisée du Moyen Age et de la Renaissance. Il montre comment cette matière a contribué à constituer en Europe un imaginaire commun, bien au-delà de l'aristocratie. La production arthurienne des diverses aires (italienne, ibérique, germanique, anglaise, écossaise, irlandaise, galloise, scandinave, sans oublier les témoins en biélorusse, grec, tchèque, néerlandais ou latin) est analysée afin de mettre en évidence les rythmes propres à chaque espace et les dynamiques d'échanges entre les aires. Avec le soutien de l'Institut universitaire de France.
La matière arthurienne, après 1270, et les grands cycles en vers et en prose, connaît un relatif épuisement dans la littérature française. Elle continue cependant à irriguer la production littéraire et à exercer une influence notable sur les imaginaires et les pratiques sociales. Si les productions strictement arthuriennes (représentées par quelques romans, le roman constituant depuis le XIIe siècle le genre arthurien par excellence) sont peu nombreuses, cette relative désaffection ne doit pas masquer que les références à Arthur et à sa Table Ronde, aux amours de Lancelot et Tristan, tout autant que les reprises de motifs, sont fréquents en dehors des romans relevant de la matière de Bretagne. C'est donc à ce corpus en creux que le présent volume s'intéresse, en embrassant un champ très large, celui de la littérature à l'exclusion des romans strictement arthuriens. A travers un parcours des attestations arthuriennes allant des années 1270 au début du XVIe siècle, Arthur après Arthur réunit des articles mettant en évidence l'évolution des usages, entre intertextualité, transfictionnalité, pratique de l'allusion et réminiscences vagues. C'est donc à la matière arthurienne, à la fois comme tradition littéraire, comme phénomène culturel, voire comme phénomène de mode, que se consacre ce recueil, résultat d'un séminaire organisé à Rennes 2 de 2013 à 2015, dans le cadre du projet de Christine Ferlampin-Acher mené dans le cadre de l'Institut universitaire de France (Projet LATE : littérature arthurienne tardive en Europe).
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.