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La matière arthurienne tardive en Europe (1270-1530). Textes en français et anglais
Ferlampin-Acher Christine
PU RENNES
49,00 €
Épuisé
EAN :9782753577787
En France, la matière arthurienne connaît une vogue particulièrement forte au XIIe et XIIIe siècle et semble ensuite décliner. C'est ce déclin que ce volume se propose d'étudier, en embrassant les années 1270-1530. Vers 1270, c'en est fini de la production de grands cycles arthuriens français ; vers 1530, on cesse d'imprimer les romans arthuriens médiévaux en France. Cet ouvrage réévalue la production arthurienne française, mais surtout la situe dans son environnement européen. La vitalité de la mode arthurienne varie selon les espaces ; elle dépasse cependant presque partout le médiumlittéraire et concerne aussi les pratiques chevaleresques ou les arts. La production arthurienne des diverses aires (italienne, ibérique, germanique, anglaise, écossaise, irlandaise, galloise, scandinave, sans oublier les témoins en biélorusse, grec, tchèque, néerlandais ou latin) est analysée, afin de mettre en évidence les rythmes propres à chaque espace et les dynamiques d'échanges entre les aires. Fruit de la collaboration d'une équipe internationale de 73 chercheurs, ce livre met en lumière la diversité des formes que prend la mode arthurienne à la croisée du Moyen Age et de la Renaissance. Il montre comment cette matière a contribué à constituer en Europe un imaginaire commun, bien au-delà de l'aristocratie. La production arthurienne des diverses aires (italienne, ibérique, germanique, anglaise, écossaise, irlandaise, galloise, scandinave, sans oublier les témoins en biélorusse, grec, tchèque, néerlandais ou latin) est analysée afin de mettre en évidence les rythmes propres à chaque espace et les dynamiques d'échanges entre les aires. Avec le soutien de l'Institut universitaire de France.
L'histoire du monde arthurien est un univers où les trajectoires des héros se croisent sans fin, où les versions des histoires se reprennent et se modifient sans cesse, depuis les premiers chroniqueurs jusqu'aux versions modernes. Au milieu de ces récits, un cycle de textes constitue le coeur de la légende; il n'est pas le plus ancien, mais il sait rassembler à la fois Arthur et le Graal, Lancelot et Guenièvre, Perceval et la Table Ronde, et les inscrire dans une histoire qui va de la passion du Christ à la mort d'Arthur, et traverse cinq ouvrages essentiels: L'Histoire du Graal, Merlin, Lancelot, La Quête du Graal, La Mort du roi Arthur. Ce vaste ensemble n'est pas encore complètement traduit, et même ses résumés sont peu accessibles au grand public; on en trouvera ici quelques-unes des pages les plus marquantes, fidèlement restituées.
La femme sauvage est une figure qui hante les arts et les lettres, du Moyen Age au monde contemporain. Marquée par l'altérité, la femme sauvage est souvent marginalisée. Parfois valorisée, quand elle promet un Age d'or ou un paradis idyllique, fréquemment inquiétante quand elle met en cause les normes qui émanent souvent d'autorités masculines, tantôt anti-femme, exception, monstre, tantôt femme essentielle, elle connaît des infléchissements notables, avec le christianisme et la redistribution des genres qu'il suppose, la découverte de l'Amérique et des " Indiens ", les Lumières et leur questionnement sur la classification des espèces, le XIXe siècle, son exaltation, mais aussi son questionnement du progrès et de la civilisation, le XXe siècle et l'époque actuelle, avec le féminisme, la psychanalyse mais aussi l'écologie (qui redessine les contours du monde sauvage).
Arthur a-t-il existé? Si la réalité historique d'Arthur fait débat, c'est que ce roi est avant tout une figure légendaire portée par une tradition littéraire ancienne, puissante et complexe, dont les échos nourrissent encore notre imaginaire. Les témoignages littéraires sont nombreux et contradictoires. Par ailleurs aucun texte médiéval ne choisit de raconter la vie d'Arthur, de sa naissance à sa mort. C'est donc à partir de divers récits, parfois divergents, qu'est reconstituée ici une biographie de ce roi né de la passion adultère d'Uterpendragon, servi par Merlin le devin, et tué par son fils incestueux, Mordred, lors de la bataille de Salesbières, crépuscule tragique du monde arthurien.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni