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Artus de Bretagne. Du manuscrit à l'imprimé (XIVe-XIXe siècles)
Ferlampin-Acher Christine
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753541252
Artus de Bretagne est un roman en prose, du début du XIVe siècle, qui raconte les aventures d?Artus, fils de Jean, duc de Bretagne. Après une enfance bretonne où il tombe amoureux de Jehanette et rompt ses fiançailles avec l?impudique Péronne d?Autriche, Artus part en Orient, appelé par un rêve, et, après bien des aventures, avec l?aide de la fée Proserpine, il épouse Florence, la fille du roi de Sorelois. N?ayant pas encore donné lieu à une édition moderne, ce roman n?a jusqu?à présent guère retenu l?attention. Et pourtant du Moyen Age au XIXe siècle, il a été lu, connu et apprécié. Le présent volume s?intéresse d?abord au texte médiéval, à la représentation originale qu?il donne de la chevalerie, au renouvellement de la matière arthurienne qu?il met en oeuvre, aux insertions lyriques qui s?y trouvent, à la complexe tradition manuscrite qui le transmet et à l?illustration de certains volumes. Croisant les approches (littérature, histoire du livre, codicologie, iconographie) pour étudier ce texte et ses mutations sur six siècles, le volume suit l?évolution des goûts des publics, en même temps que les changements des pratiques littéraires et éditoriales.
En France, la matière arthurienne connaît une vogue particulièrement forte au XIIe et XIIIe siècle et semble ensuite décliner. C'est ce déclin que ce volume se propose d'étudier, en embrassant les années 1270-1530. Vers 1270, c'en est fini de la production de grands cycles arthuriens français ; vers 1530, on cesse d'imprimer les romans arthuriens médiévaux en France. Cet ouvrage réévalue la production arthurienne française, mais surtout la situe dans son environnement européen. La vitalité de la mode arthurienne varie selon les espaces ; elle dépasse cependant presque partout le médiumlittéraire et concerne aussi les pratiques chevaleresques ou les arts. La production arthurienne des diverses aires (italienne, ibérique, germanique, anglaise, écossaise, irlandaise, galloise, scandinave, sans oublier les témoins en biélorusse, grec, tchèque, néerlandais ou latin) est analysée, afin de mettre en évidence les rythmes propres à chaque espace et les dynamiques d'échanges entre les aires. Fruit de la collaboration d'une équipe internationale de 73 chercheurs, ce livre met en lumière la diversité des formes que prend la mode arthurienne à la croisée du Moyen Age et de la Renaissance. Il montre comment cette matière a contribué à constituer en Europe un imaginaire commun, bien au-delà de l'aristocratie. La production arthurienne des diverses aires (italienne, ibérique, germanique, anglaise, écossaise, irlandaise, galloise, scandinave, sans oublier les témoins en biélorusse, grec, tchèque, néerlandais ou latin) est analysée afin de mettre en évidence les rythmes propres à chaque espace et les dynamiques d'échanges entre les aires. Avec le soutien de l'Institut universitaire de France.
Arthur a-t-il existé? Si la réalité historique d'Arthur fait débat,c'est que ce roi est avant tout une figure légendaire portée parune tradition littéraire ancienne et complexe, dont les échosnourrissent encore notre imaginaire. Les témoignageslittéraires sont nombreux et contradictoires. Par ailleurs, aucuntexte médiéval ne raconte la vie d'Arthur, de sa naissance à samort. C'est donc à partir de divers récits qu'est reconstituée iciune biographie de ce roi né de la passion adultèred'Uterpendragon, servi par Merlin, et tué par son filsincestueux, Mordred, lors de la bataille de Salesbières.
Arthur a-t-il existé? Si la réalité historique d'Arthur fait débat, c'est que ce roi est avant tout une figure légendaire portée par une tradition littéraire ancienne, puissante et complexe, dont les échos nourrissent encore notre imaginaire. Les témoignages littéraires sont nombreux et contradictoires. Par ailleurs aucun texte médiéval ne choisit de raconter la vie d'Arthur, de sa naissance à sa mort. C'est donc à partir de divers récits, parfois divergents, qu'est reconstituée ici une biographie de ce roi né de la passion adultère d'Uterpendragon, servi par Merlin le devin, et tué par son fils incestueux, Mordred, lors de la bataille de Salesbières, crépuscule tragique du monde arthurien.
La femme sauvage est une figure qui hante les arts et les lettres, du Moyen Age au monde contemporain. Marquée par l'altérité, la femme sauvage est souvent marginalisée. Parfois valorisée, quand elle promet un Age d'or ou un paradis idyllique, fréquemment inquiétante quand elle met en cause les normes qui émanent souvent d'autorités masculines, tantôt anti-femme, exception, monstre, tantôt femme essentielle, elle connaît des infléchissements notables, avec le christianisme et la redistribution des genres qu'il suppose, la découverte de l'Amérique et des " Indiens ", les Lumières et leur questionnement sur la classification des espèces, le XIXe siècle, son exaltation, mais aussi son questionnement du progrès et de la civilisation, le XXe siècle et l'époque actuelle, avec le féminisme, la psychanalyse mais aussi l'écologie (qui redessine les contours du monde sauvage).
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?