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La laïcité, une passion française ? Perspectives croisées
Ferhat Ismaïl ; Poucet Bruno
PU ARTOIS
20,00 €
Épuisé
EAN :9782848323374
La laïcité est-elle une spécificité irréductible du "modèle politique français" (Pierre Rosanvallon) ? Ne peut-on pas confronter le modèle français à d'autres modèles nationaux, et notamment aux formes de relation entre Etat et Eglises adoptés par certains pays de culture latine (Amérique latine, péninsule ibérique) où les conflits ont été historiquement nombreux ? De même, il peut être évoqué l'Afrique de l'Ouest francophone, qui est marquée par le paradoxe d'une stricte laïcité publique et d'une forte religiosité populaire. A partir de ces trois situations culturellement, géographiquement et politiquement différentes, la notion de la laïcité telle qu'elle est pratiquée en France sera interrogée dans une perspective comparatiste. Est-elle un principe transnational et "exportable" ? Quels compromis entre celle-ci et les réalités locales ont été élaborés ? Cette tension entre idéal universaliste et la nécessité de composer avec des systèmes éducatifs différents - et changeants - sera au coeur de ce volume.
Pourquoi le Parti socialiste, longtemps qualifié de "parti d'enseignants", rencontre-t-il des tensions répétées avec ce milieu professionnel depuis la fin des années 1990 ? Cet ouvrage, tiré d'une thèse soutenue en 2013, analyse les racines de cette crise. Il étudie l'alliance entre ce parti et la principale organisation syndicale des personnels éducatifs jusqu'en 1992, la Fédération de l'Education nationale. Ce lien a constitué un facteur central de la proximité entre les enseignants et les socialistes. Il a aussi été une des causes de leur éloignement progressif des années 1970 au début des années 1990. L'ouvrage s'appuie sur des sources en grande partie inédites et une approche interdisciplinaire, liant histoire, sciences de l'éducation et science politique.
On se dit tout à demi-mot, car des mots pleins seraient trop lourds, et ils menaceraient de faire couler cet endroit... " Céline, Shan, Hailàng et les jeunes jumeaux Naïa et Marvin ne savent rien du bâtiment sous-marin dans lequel ils habitent. Ils ne fréquentent que les deux étages les plus proches de la surface et n'ont jamais pu aller plus bas. Mais les réserves de nourriture se vident, et il faut obligatoirement se mettre en mouvement en direction des profondeurs, car au-dessus, l'air de la surface est un poison. Ils ne savent pas jusqu'où s'enfonce ce bâtiment qu'on nomme le Nérée 2. Ils ne savent pas combien de générations se sont succédé ici. Ils ne savent pas qui est le dormeur, un vieil homme qui vit avec eux, mais qu'ils n'ont jamais vu éveillé. Ils ne savent pas si d'autres humains ont survécu là-dessous. Pour l'heure, ils ne connaissent ni l'IA Nausicaa, ni les Factotums, ni la déesse Ino. Nombreux sont les secrets qui les attendent en eux-mêmes, dans les abysses, et plus profondément encore...
Ferhat Bouda est né en 1976 en Kabylie (Algérie). Photographe documentaire reconnu, régulièrement publié dans la presse internationale, il est distribué par l'agence VU'. Depuis les années 2000, il enregistre la vie quotidienne, chez les Touaregs du Sahara, chez les habitants de la casbah d'Alger ou avec les voyageurs du train de l'Outback en Australie... "Ferhat Bouda s'inscrit clairement dans une tradition de la photographie documentaire, de la narration, de l'essai et de l'engagement. Témoigner, donner à voir, de préférence en noir et blanc, pactiser avec le temps pour aller au-delà des apparences, se faire accepter pour à la fois respec¬ter ceux qu'il représente et livrer des clés qui dépassent l'anecdote, telles sont les bases de ses enquêtes au long cours". Christian Caujolle, directeur artistique et fondateur de l'agence VU'. A la demande de l'association Les pieds sur terre de Matemale, dans le Parc naturel régional des Pyrénées catalanes, il a effectué un long reportage étalé sur les quatre saisons de l'année 2021. Il a arpenté le territoire de cette commune agricole vouée à l'élevage, rencontré ses habitants, saisi dans son objectif la vie du village. Une exposition et cet ouvrage de photographies témoignent de son travail.
Que savons-nous des discriminations et des comportements racistes dont sont victimes les musulmans de France ? C'est à cette question sensible que répond l'enquête de la Dilcrah et de la Fondation Jean Jaurès, réalisée par l'Ifop en 2019. S'appuyant sur les résultats et les enjeux de cette étude menée après trente ans de passions hexagonales sur l'islam depuis "l'affaire des foulards", cet ouvrage s'attache à mieux saisir la réalité du quotidien des musulmans dans notre pays.
L'homme est un être à part parce qu'il pense, affirme-t-on communément, mais c'est oublier une autre de ses spécificités, tout aussi étonnante : l'homme est le seul animal à boire sans soif. De là vient l'ivresse, compagne de l'homme depuis toujours, présence que la littérature a largement reflétée, suivant des modalités qui diffèrent selon les époques et les cultures. Il est donc utile de mener une réflexion approfondie sur le phénomène de l'ivresse, que la recherche littéraire a jusqu'ici beaucoup moins exploré que d'autres thèmes en apparence davantage empreints de " dignité ". Pourtant, l'ivresse possède depuis longtemps ses lettres de noblesse. Mythes et croyances nous enseignent qu'au voisinage étroit du breuvage qui enivre se tiennent amour, poésie, connaissance suprême, divination, furor... Reprenant ces pistes, les études présentées ici en français s'appuient sur des textes littéraires issus de cultures variées (anglo-saxonne, chinoise, française, germanique, hispanique, portugaise), d'époques diverses, et font appel à un éventail de sources allant des grands textes fondateurs de la culture occidentale (Écritures...) aux productions de la paralittérature. Cette pluralité qui confronte approches et contenus permet d'enrichir d'analyses originales le débat sur le thème proposé.
Il ne viendrait à l'idée de personne de refuser à l'Angleterre une place essentielle dans l'histoire du protestantisme. En effet, histoire du protestantisme et histoire d'Angleterre furent de tout temps étroitement liées. Pour les réfugiés flamands du XVI' siècle fuyant la répression espagnole, pour les huguenots français au lendemain de la Révocation de l'Edit de Nantes (1685), l'Angleterre fut un refuge salutaire. C'est d'Angleterre, également, que partirent bon nombre de missionnaires protestants, au XIXe siècle, vers de lointaines contrées. C'est en Angleterre, enfin, que s'élabora un protestantisme renouvelé (comme le méthodisme, par exemple) qui correspondait mieux aux nouvelles conditions de vie de l'époque contemporaine. Angleterre et protestantisme sont donc étroitement liés. Et pourtant, le protestantisme anglais occupe une place particulière dans la mouvance réformée. Pour beaucoup, l'idée communément admise fut, et est encore, que " l'anglicanisme " était une sorte de compromis entre catholicisme et protestantisme. Le mot de Voltaire, selon lequel les Anglais allaient au Ciel en empruntant chacun leur voie, laisse entrevoir. par ailleurs, une réalité pour le moins complexe. C'est donc pour tenter de comprendre cette réalité et saisir l'originalité profonde de la Réforme protestante anglaise que l'Université d'Artois organisa deux journées d'études, en février 2000 et février 2001. Cette originalité, les organisateurs de ces journées souhaitèrent qu'elle soit recherchée dans les domaines les plus variés de la politique, de la sociologie et de la culture sans oublier, bien sûr, le champ du religieux. Le choix d'inscrire cette recherche dans une progression chronologique fut suggéré par la difficulté à situer dans le temps l'apparition du terme (et donc du concept ?) " anglicanisme " (XVIIIe-XIXe siècle...), difficulté révélant, peut-être, une " identité " en permanente redéfinition...
Il n'existe pas pour l'instant de volume spécifiquement consacré à Joris-Karl Huysmans critique d'art des primitifs allemands et flamands. Ce volume veut réparer cet oubli en accordant une place prépondérante aux Trois Primitifs, et en particulier à l'analyse du retable d'Issenheim de Grünewald. Cet essai qui ne veut pas se contenter d'être un bilan, une somme, se livrera à une analyse détaillée de l'imaginaire dermographique de la critique d'art huysmansienne (d'où le titre du livre évidemment). Dans son désir de sublimation Huysmans veut toujours exténuer les intériorités physiologiques pour les faire passer sur l'extériorité épidermique. C'est cette fort complexe opération que mettra à jour le livre, montrant qu'à cet égard il existe une véritable solidarité, pour le moins inattendue, entre les premiers textes consacrés aux impressionnistes et ceux consacrés aux primitifs après la conversion. Mais en vérité s'agit-il encore vraiment de peinture une fois que Huysmans a rejoint l'église ?
Les petites filles ont-elles une histoire ? Et si oui, comment est né cet objet d'intérêt, ce nouveau sujet qui traverse les classes et les trames ? Vers 1850 apparaissent des textes qui deviendront des classiques de la littérature : Alice au pays des merveilles, en Angleterre, Les Malheurs de Sophie, en France, Les Quatre filles du docteur March, en Amérique. Un peu plus tard, Freud élabore une théorie de la séduction, prémisse du complexe d'?dipe. Même l'Eglise s'intéresse aux visions des petites filles pour en faire des bienheureuses. Un siècle plus tard, le mythe s'incarne en Lolita, une version amère et désespérée de la femme fatale et de l'amour en Occident. La petite fille a donc bien une histoire, et l'on peut en suivre les méandres dans la littérature, du modèle de la jeune fille accomplie de la période pré-révolutionnaire, en passant par l'âge romantique qui réévalue l'enfance et la femme, jusqu'au triomphe de la littérature enfantine, pour arriver au lendemain de la seconde guerre mondiale. On peut suivre l'itinéraire de l'enfance féminine, chez Mme de Staël et Jane Austen, Percy et Mary Shelley, Byron, Charlotte Brontë, Mme de Ségur, George Sand, Victor Hugo, Marie Bonaparte, Vladimir Nabokov, sans oublier les figures extra-littéraires qui ont eu prise sur l'imaginaire comme Eugénie de Montijo ou Bernadette Soubirous.