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Matemale, les pieds sur terre
Bouda Ferhat ; Vergès Thierry
LOUBATIERES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782862668154
Ferhat Bouda est né en 1976 en Kabylie (Algérie). Photographe documentaire reconnu, régulièrement publié dans la presse internationale, il est distribué par l'agence VU'. Depuis les années 2000, il enregistre la vie quotidienne, chez les Touaregs du Sahara, chez les habitants de la casbah d'Alger ou avec les voyageurs du train de l'Outback en Australie... "Ferhat Bouda s'inscrit clairement dans une tradition de la photographie documentaire, de la narration, de l'essai et de l'engagement. Témoigner, donner à voir, de préférence en noir et blanc, pactiser avec le temps pour aller au-delà des apparences, se faire accepter pour à la fois respec¬ter ceux qu'il représente et livrer des clés qui dépassent l'anecdote, telles sont les bases de ses enquêtes au long cours". Christian Caujolle, directeur artistique et fondateur de l'agence VU'. A la demande de l'association Les pieds sur terre de Matemale, dans le Parc naturel régional des Pyrénées catalanes, il a effectué un long reportage étalé sur les quatre saisons de l'année 2021. Il a arpenté le territoire de cette commune agricole vouée à l'élevage, rencontré ses habitants, saisi dans son objectif la vie du village. Une exposition et cet ouvrage de photographies témoignent de son travail.
Résumé : A quoi servent les immenses empires édifiés par l'Europe colonisatrice en Amérique, en Asie, en Afrique et en Océanie entre le XVIe et le XXe siècle? Les avantages et les gains qu'ils génèrent sont-ils suffisamment importants et durables pour entraîner et soutenir la réussite économique de l'Europe? Ces empires ne seraient-ils pas plutôt de simples béquilles, commodes en temps de crise, mais inutiles lors des embellies de la croissance des métropoles? Se pourrait-il encore qu'ils soient des freins et des obstacles au développement de l'Europe expansionniste, pervertissant son corps social et fossilisant ses structures économiques? Chacune de ces thèses pourrait avoir son "heure de vérité" ou son "pays de vérité", pour autant que nous renoncions à considérer l'Europe comme le lieu d'un unique projet colonial et le monde colonial comme un ensemble homogène. C'est à cette condition qu'il devient possible de déterminer dans quelle mesure les empires soutiennent la montée en puissance de l'Europe et de comprendre pourquoi ils apparaissent tantôt comme des sources de richesse et de puissance, tantôt comme des fardeaux et un signe de déclin.
Résumé : Quand Stalen Igrouïev arrive à Moscou dans les années quatre-vingt-dix, il rêve comme tant d'autres de devenir écrivain. Mais il est plus enclin à passer du temps auprès des femmes et à s'adonner à la boisson qu'à se mettre véritablement à écrire. Puis il rencontre celle qui l'inspirera : Phryné. Femme-monde, initiatrice de trente ans son aînée et miracle de la nature, elle devient une compagne idéale et sa muse, et va bouleverser le cours de son existence. Rythmé par mille rebondissements et mené par une voix irrésistible pleine d'humour, ce roman picaresque se lit tout à la fois comme la déclaration d'un amour éternel et une réflexion sur ce qu'est la vie d'un écrivain. Mais il brosse également un formidable tableau de la Russie de la seconde moitié du XX ? siècle, dans sa violence et ses excès, qui résonne particulièrement aujourd'hui.
Les Anglais auraient voulu faire de l'Amérique du Nord une seigneurie féodale et transformer profondément la civilisation des Indes ; les Français étaient persuadés de pouvoir implanter une colonie de peuplement agricole en Algérie ; tous pensaient exploiter sans difficultés les ressources de l'Afrique et y contrôler les systèmes de production... Or, quelle qu'ait été la puissance de ces empires, ils ont dû faire le deuil de leurs ambitions face à l'écart béant entre ce qu'ils avaient imaginé et la réalité des terres qu'ils entendaient dominer. Comment se brisent les rêves des colonisateurs ? Comment, à leur corps défendant, doivent-ils modifier leurs plans d'aménagement des territoires, d'encadrement des populations, et revoir à la baisse leurs prétentions - jusqu'à la déroute et l'effondrement de tout ce qui avait été bâti ? En un essai dense et documenté, nourri d'analyses approfondies des débats politiques et intellectuels du temps, Bouda Etemad en arrive à une conclusion radicale : les empires coloniaux sont illusoires, et cela tient à l'ignorance et à l'esprit de coercition dont font preuve leurs bâtisseurs, lorsqu'ils prétendent transformer des milieux et des sociétés dont la complexité les dépasse de très loin.
Dans ce treizième tome de L'Europe et la Profondeur, à partir d'analyses, tant picturales (Cézanne, Van Gogh, Lascaux, Vermeer, Picasso) que poétiques (Rimbaud, Hôlderlin, Rilke), Pierre Le Coz ne tente rien de moins que de raconter l'histoire des rapports que, depuis son origine, l'espèce humaine entretient avec l'image. Et cela comme si la capacité de cette espèce à "fabriquer des images" constituait, avant même peut-être le langage, sa véritable essence : de signature donc, non tant d'abord "poétique" que picturale. L'homme, avant que d'être l'homo sapiens de notre moderne anthropologie, serait-il cet homopictor : la créature qui, pour avoir loisir de configurer le chaos phénoménal d'un "univers sans images" (Rimbaud) en un monde de/du sens, doit faire passer cet univers au filtre de l'élaboration - par traitement préalable de celui-ci en "motifs" - de telles images ? Il faut donc lire ce Paradis des orages comme une sorte de plongée généalogico-pensive dans l'abîme du temps en direction de l'origine de notre propre espèce : comment l'homme est devenu "humain" par cette faculté qu'il a développée de tirer-"figure"-de/isoler-en-"motifs" les choses qui l'environnent. Faculté toutefois, qui, tout en ayant fait de lui ce "configurateur-de-monde" (Heidegger), trouve aujourd'hui sa sanction comme "hubristique" - en le mouvement de l'oubli de cette même essence picturale - dans cette inflation du procédé de l'image qui semble être comme la signature de notre époque. Ce pour quoi ce Paradis - de tonalité le plus souvent, dans le cours de sa rédaction, analytico-picturale - s'achève par un long examen du concept debordien de "Spectacle", avatar moderne- marchand de l'ancienne idolâtrie. Par quoi l'ouvrage, après cette exploration de l'origine ontologico-iconique de l'humanité, revient à des questions, elles, très actuelles et, pour cette humanité-là : la nôtre, tout ce qu'il y a de plus crucial : celles qu'avaient déjà abordées - quoique par des biais, selon, plus "philosophiques" ou plus "théologiques", voire très "politiques" - les tomes précédents du "grand récit" de Pierre Le Coz.
Le "Traité du Même" constitue le deuxième tome de "L'Europe et la Profondeur" publié en 2007 aux Nouvelles Editions Loubatières. Ici, en bien des points, la philosophie cède le pas à la théologie; la métaphysique à l'histoire, à la politique et à la critique sociale. Il s'agit maintenant de tirer les conséquences pratiques de ce qui, dans "L'Europe et la Profondeur", n'était encore qu'une "généalogie" de l'Occident. Des thèmes nouveaux ou seulement ébauchés dans le premier livre sont abordés de front, pour certains débouchant sur des analyses de l'actualité la plus brûlante sinon la plus vulgaire de notre monde. C'est ainsi qu'à côté de relectures des grands textes de la tradition littéraire (Dante, Kafka, Chrétien de Troyes, Shakespeare, Dostoïevski, Saint-Simon, Proust, etc.), on trouvera dans ce "Traité du Même" des examens approfondis de phénomènes très modernes tels que le système néo-libéral, la laïcité, le sionisme, le mouvement caritatif, le persistant malaise de l'école, le "Spectacle" et les émissions de télé-réalité - examens qui, menés dans une lumière historico-théologique, risquent d'en surprendre plus d'un. Si notre temps est celui d'une détresse maximale, il offre aussi, en contrepartie, la possibilité d'assister au dégagement de la signification profonde des choses. En particulier, ce deuxième livre répond à une question qui, jusqu'ici, n'avait trouvé aucune réponse satisfaisante: pourquoi le capitalisme et l'industrie moderne sont-ils nés en Europe? Dans la dernière partie, enfin, une longue analyse de l'oeuvre du romancier de science-fiction Philip K. Dick ("les Variations ubikiennes") introduit à la méditation autour de la kénose christique, vrai noyau de l'ouvrage: au "dieu qui se retire" de "L'Europe et la Profondeur" répond le "dieu qui se vide" de ce "Traité", et, en ce "videment", permet l'envoi d'une guise nouvelle de l'être dont la guise technique, aujourd'hui planétairement dominante, n'est que l'ombre portée. C'est leur confrontation de plus en plus visible à mesure que l'époque va vers sa fin - confrontation qui prend l'aspect d'une rivalité entre les deux figures de "l'Empire et du Royaume" - qui confère aux temps modernes leur tonalité nettement apocalyptique, expression à entendre ici au sens d'une "mise à découvert" de ce qui est en route depuis le commencement de la piste temporelle ouverte par l'Evénement de la Révélation.
Plus qu'un traité de philosophie ou de théologie, L'Europe et la Profondeur doit être lu comme un "roman philosophique" - une enquête quasi-policière à travers la peinture, la littérature, l'histoire et la géographie, pour revenir à la source du destin de l'Occident. Celui-ci est pensé à partir de l'événement cardinal du départ du Christ et dé la détresse en laquelle il plonge l'homme européen, cette détresse induisant notamment les catégories nouvelles d'espace et de temps qui régissent aujourd'hui le monde. Dans sa première partie (Espace et lieu), s'aidant d'une réflexion sur la perspective considérée comme une méditation en actes autour de l'Incarnation, il est montré comment l'espace moderne - c'est-à-dire celui où l'étendue prend le pas sur le lieu - se met en place, espace libéré par le retrait du Christ, ce "dieu qui se dérobe", et, en ce dérobement, déracine et désenchante. Dans la deuxième partie (Temps et vérité) est étudié plus spécialement le phénomène dit de "la fuite des essences" pointé par Hölderlin dans l'hymne Patmos qui évoque justement le moment précédant le départ du Christ ; et comment ce phénomène signe le temps moderne, torrentueux et brisé, à la tonalité élégiaque. Enfin, dans la troisième partie (Histoire et Profondeur) apparaît véritablement le concept de Profondeur, car si espace et temps eux-mêmes changent, il faut bien qu'ils le fassent dans l'élément d'une dimension plus originelle qu'eux ; et cette dimension - appelée ici Profondeur et qui se déploie dans l'histoire - est ouverte par le seul christianisme. La "pensée la plus profonde" de l'ouvrage est que le christianisme agit dans l'histoire à la manière d'un nihilisme, ce qu'avait en son temps bien vu Nietzsche, mais sans aller tout au bout de cette pensée, c'est-à-dire sans aller jusqu'au retournement de l'Apocalypse. Ce nihilisme est un destin et c'est pourquoi toutes les tentatives politico-historiques du XXe siècle pour l'enrayer ont conduit ou conduiront à des catastrophes. La nostalgie d'une permanence qu'elles illustrent est à chaque fois, quoique sous des guises différentes, une apostasie du message christique. En ce sens, le commandement le plus absolu, et peut-être le seul, du christianisme est le Noli me tangere signifié à Marie-Madeleine par le Christ ressuscité, et qui exhorte l'individu à ne pas retenir le divin quittant le monde, mais au contraire à s'engager sans crainte dans la "profondeur sans étoiles" qu'ouvre ce départ. P. L. C.
Une ligne de vie : c'est ainsi qu'est considéré le Train Jaune sur le territoire qui le porte et qu'il irrigue. Véritable emblème identitaire du Parc naturel régional des Pyrénées catalanes, il le parcourt sur toute sa longueur pour mieux le faire découvrir en toutes saisons. Le Train Jaune, c'est aussi ce train qui semble appartenir aux reliques d'époques révolues, mais au-delà du folklore, il demeure avant tout le témoin d'une modernité visionnaire, que ce soit dans les ouvrages d'art qui le constituent ou dans son alimentation en énergie renouvelable, hydroélectricité produite par l'eau des Pyrénées. C'est lui qui a permis de relier au reste du monde le Conflent, la Cerdagne et le Capcir, l'essor touristique qui s'en est suivi, la possibilité pour des générations d'étudiants de rentrer chez eux en fin de semaine. A chaque fois qu'il a été menacé dans son existence, ceux qui le conduisent, l'entretiennent, accueillent les usagers et même ceux qui l'utilisent l'ont défendu âprement comme un joyau sang et or inaliénable. C'est l'histoire de cette épopée, qui fête son centenaire mais qui s'écrit encore au présent, qu'a voulu raconter le Parc naturel régional des Pyrénées catalanes qui a pour vocation première de faire vivre et fructifier le patrimoine de son territoire. Le Parc a pour cela fait appel aux talents d'un photographe de renom, Noël Hautemanière, et d'une ethnologue, Alexia Rossel, qui, avec la finesse et la sensibilité qu'ont leur connaît, ont su mettre en lumière et en mots les liens réciproques qui unissent le Train Jaune aux vallées et plateaux qu'il enlace et enchante. A la lecture de cet ouvrage, vous ne resterez pas insensible à l'émotion qui se dégage de cette ligne de vie.