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L'Europe et la Profondeur. Tome 2, Traité du même
Le Coz Pierre
LOUBATIERES
29,00 €
Épuisé
EAN :9782862665894
Le "Traité du Même" constitue le deuxième tome de "L'Europe et la Profondeur" publié en 2007 aux Nouvelles Editions Loubatières. Ici, en bien des points, la philosophie cède le pas à la théologie; la métaphysique à l'histoire, à la politique et à la critique sociale. Il s'agit maintenant de tirer les conséquences pratiques de ce qui, dans "L'Europe et la Profondeur", n'était encore qu'une "généalogie" de l'Occident. Des thèmes nouveaux ou seulement ébauchés dans le premier livre sont abordés de front, pour certains débouchant sur des analyses de l'actualité la plus brûlante sinon la plus vulgaire de notre monde. C'est ainsi qu'à côté de relectures des grands textes de la tradition littéraire (Dante, Kafka, Chrétien de Troyes, Shakespeare, Dostoïevski, Saint-Simon, Proust, etc.), on trouvera dans ce "Traité du Même" des examens approfondis de phénomènes très modernes tels que le système néo-libéral, la laïcité, le sionisme, le mouvement caritatif, le persistant malaise de l'école, le "Spectacle" et les émissions de télé-réalité - examens qui, menés dans une lumière historico-théologique, risquent d'en surprendre plus d'un. Si notre temps est celui d'une détresse maximale, il offre aussi, en contrepartie, la possibilité d'assister au dégagement de la signification profonde des choses. En particulier, ce deuxième livre répond à une question qui, jusqu'ici, n'avait trouvé aucune réponse satisfaisante: pourquoi le capitalisme et l'industrie moderne sont-ils nés en Europe? Dans la dernière partie, enfin, une longue analyse de l'oeuvre du romancier de science-fiction Philip K. Dick ("les Variations ubikiennes") introduit à la méditation autour de la kénose christique, vrai noyau de l'ouvrage: au "dieu qui se retire" de "L'Europe et la Profondeur" répond le "dieu qui se vide" de ce "Traité", et, en ce "videment", permet l'envoi d'une guise nouvelle de l'être dont la guise technique, aujourd'hui planétairement dominante, n'est que l'ombre portée. C'est leur confrontation de plus en plus visible à mesure que l'époque va vers sa fin - confrontation qui prend l'aspect d'une rivalité entre les deux figures de "l'Empire et du Royaume" - qui confère aux temps modernes leur tonalité nettement apocalyptique, expression à entendre ici au sens d'une "mise à découvert" de ce qui est en route depuis le commencement de la piste temporelle ouverte par l'Evénement de la Révélation.
Sous des manières et approches différentes, chacun des récits qui composent L'Autre Versant du jour raconte la même histoire : celle d'un homme ou d'un couple à la recherche d'un lieu où vivre et, qui le temps de la fiction, croit l'avoir trouvé avant d'en être débouté et de renouer avec l'exil. C'est ce balancement entre errance et séjour qui confère sa cohérence au recueil, comme il constitue aussi la trame secrète de tout le travail littéraire de l'auteur, inspiré de bout en bout par la question de l'habitation humaine. Ce qui se présente à moi lorsque je commence à écrire ce sont des paysages, des situations, des atmosphères ; l'intrigue, les personnages ne viennent qu'ensuite, et bien souvent, ils ne sont inventés que pour mettre en lumière certains aspects des lieux traversés. C'est pourquoi les fictions relatées empruntent presque toujours le fil narratif d'un voyage ou d'une dérive urbaine : on y marche beaucoup, on y rêve et, plus encore, on s'y souvient. De là aussi la tonalité résolument poétique, sinon lyrique et élégiaque de l'écriture de Pierre Le Coz, conteur devant mener la barque de son récit entre les deux écueils du poème en prose et de la pure ou plate fiction. . . Pierre Le Coz est né en 1954 dans le Finistère. Ses premiers textes - des proses poétiques urbaines - ont paru en 1993 dans la revue NRF. Il a publié depuis de nombreux ouvrages, essentiellement des romans et des récits de voyage. L'Autre Versant du jour est son premier recueil de nouvelles.
Résumé : Le narrateur revient dans son pays d'Afrique après une guerre civile où tous les siens ont été massacrés. Il y fait la connaissance d'une jeune Européenne qui se dit journaliste et qui désire enquêter sur le génocide. Ensemble, ils vont tenter d'en comprendre les raisons, d'en dérouler les fils qui plongent dans le c?ur des belligérants, y compris celui des victimes. Récit d'une descente aux enfers, Les Bords du monde est aussi le récit d'une guérison : celle de la haine qu'éprouve le narrateur envers l'ethnie adverse par l'amour d'une femme.
A la suite d'une rupture amoureuse, le narrateur part à la recherche du nom de la lumière, "l'invisible élément où baignent nos vies". Mais cette quête, de prime abord poétique voire métaphysique, se déroule tout entière à l'intérieur d'un roman noir où surnagent les figures archétypales de la prostituée au grand coeur et du voyou philosophe. A mesure que la saison s'écoule, le narrateur comprend que s'il veut parvenir au terme de sa recherche, il doit accepter l'épreuve d'une traversée des ténèbres. Récit initiatique, aux accents parfois théologiques, "Le Nom de la lumière" est d'abord l'histoire d'une folie et de sa rédemption par l'amour.
Du funiculaire de Valparaiso à l'île de Chiloé, du phare des Evangélistes aux rues de Santiago, sur les traces d'un écrivain disparu ou d'un ancien passage à travers les glaces, ces onze nouvelles de Mireille Picaudou-Arpaillange nous plongent dans un monde où les lieux isolent autant qu'ils protègent, dans lequel le passé se vit au présent, les rêves sont réels et le fantastique vrai. Les personnages, absorbés dans leur histoire, se croisent et se frôlent, à la fois étrangers aux autres et reliés par une mémoire et une terre communes.
L'exposition qui se tient du 28 septembre 2019 au 23 février 2020 au Musée de Lodève et le catalogue qui l'accompagne invitent à un cheminement sensible sur les sentiers de l'art belge à travers une sélection de quatre-vingt-dix chefs-d'oeuvre des collections du Musée d'Ixelles-Bruxelles. Ce panorama offre un éclairage sur les principaux courants développés en Belgique de la fin du XIXe siècle au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et illustre la densité, la richesse et la singularité de cette épopée artistique. Oscillant entre des influences internationales et des caractéristiques spécifiquement locales, entre un profond attachement à l'égard du réel et une propension féconde à l'imaginaire, l'art belge se révèle telle une ode à la modernité, à la liberté et au non-conformisme.
Résumé : Alfred Nakache était un phénomène. Adolescent, il quitte son Algérie natale pour aller s'entraîner à Paris et entamer une brillante carrière de nageur. Très vite, il collectionne les podiums et les records. Il devient un champion, une vedette. La guerre survient, puis l'exode en zone "non occupée", l'arrestation à Toulouse et les camps. Toute sa vie est bouleversée mais lui ne change pas : humain dans les bassins, humain dans la vie, humain dans les camps. Le retour à la liberté est difficile - sa femme et sa fille ne reviendront pas de Buchenwald - mais sa force vitale est hors du commun. Il la mobilise tout entière en vue de la reconquête de ses titres. Et il y parvient. Titres et records pleuvent à nouveau : deux records du monde, un record d'Europe, deux records de France ; et il est champion de France à cinq reprises. La trace que Nakache laisse sur la terre dépasse largement le domaine sportif, il est à lui tout seul un symbole de vie.
L'Algérie à l'ombre de Maria " En 1954 [début de l'insurection algérienne], j'ai deux ans. Le 5 juillet 1962, l'Algérie accède à l'indépendance. Entre ces deux dates : huit années de guerre et toute mon enfance. " Ainsi commence le récit de Luce Rostoll. Une enfance passée dans la maison familiale située dans l'enceinte de l'hôpital d'une petite ville de l'Oranie. Hôpital qui est pour elle " un lieu initiatique, un paradis et un enfer. J'apprends comment les femmes enfantent, comment des hommes perdent la vie et donnent la mort. " Une enfance entre des parents qui pensaient avoir leur place en Algérie, des pieds-noirs qui refusaient d'être assimilés à la figure du colon. Eux-mêmes enfants d'exilés espagnols, ils portaient en eux une Méditerranée mythique. " En famille, nous ne parlions plus de la guerre. La nostalgie de l'Algérie restait suspecte pour mes parents. A leur tour ils nous léguèrent un territoire intérieur, imaginaire hors du temps et des frontières. Ma mère créait autour de sa table un "chez nous" d'odeurs et de saveurs. L'Algérie s'entendait dans les silences de mon père. " Luce Rostoll a su reconstituer les fragments de la mémoire de son enfance algérienne avec justesse. Ce faisant, elle fait écho aux souvenirs de tous les enfants d'Algérie.
Résumé : Ce n'est qu'une fois rassemblés dans leur intégralité que les neuf livres constituant le projet Homo Sacer prennent leur véritable signification. Le jeu des renvois internes, la reprise et le développement des thèmes abordés composent une vaste architecture, articulée en quatre sections. La première dresse le programme d'une mise en question de toute la tradition politique occidentale à la lumière du concept de vie nue ou de vie sacrée : Le Pouvoir souverain et la vie nue (1997) ; la seconde développe ce programme à travers une série d'enquêtes généalogiques : Etat d'exception (2003), La Guerre civile. Pour une théorie politique de la Stasis (2015), Le Sacrement du langage (2009), Le Règne et la Gloire (2008), Opus Dei (2012) ; la troisième soumet l'éthique à l'épreuve d'Auschwitz : Ce qui reste d'Auschwitz. L'archive et le témoin (1999) ; la quatrième élabore les concepts essentiels pour repenser depuis le début l'histoire de la philosophie occidentale : forme de vie, désoeuvrement, pouvoir destituant (De la très haute pauvreté, 2011, L'Usage des corps, 2015).
Découvrez les 500 citations les plus importantes de la philosophie, dans un format très pratique à emporter partout ! 500 citations, depuis l'Antiquité jusqu'à l'époque contemporaine. Un classement selon les notions au programme de l'épreuve de philosophie du baccalauréat : le sujet, la culture, la raison et le réel, la politique, la morale. Un index des philosophes cités.
Une brève histoire de la philosophie : De sa naissance en Grèce antique aux mouvements de pensée postmodernes, en passant par le courant de l'humanisme ou celui des Lumières. Les grands débats de la philosophie, avec 50 grandes questions : Les classiques : l'homme est-il un loup pour l'homme ? En quoi le langage est-il spécifiquement humain ? L'Etat est-il l'ennemi de la liberté ? Les actuelles : l'embryon est-il une personne ? Y a-t-il un devoir de mémoire ? Peut-on dire qu'une civilisation est supérieure à une autre ? Faut-il protéger ou respecter la nature ? La morale a-t-elle sa place dans l'économie ? Un dictionnaire des auteurs et des concepts : Plus de 700 entrées consacrées aux philosophes, de Hannah Arendt à Ludwig Wittgenstein, et aux notions philosophiques majeures, d'absolu à vivant.