Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Marquis de Turbilly. Un gentilhomme cultivateur
Ferault Christian ; Frétigné Jean-Yves
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782336574042
Dans le concert des agronomes du XVIIIe siècle, Turbilly a occupé une place à part. Ni "savant" ni économiste, ce "gentilhomme cultivateur" a d'abord montré par l'exemple les effets positifs de ses défrichements au sein de son vaste domaine angevin, puis par écrit ses méthodes et résultats avant d'élargir son propos à bien des réformes nécessaires en vue d'améliorer la condition des paysans. Son Mémoire sur les défrichements constitue une oeuvre très originale aux conséquences importantes. Il a, par ailleurs, en permanence cherché à promouvoir l'émulation autant par les comices que par la création de prix. Conseiller écouté et proche du Contrôleur général Bertin, il a joué un rôle déterminant dans la constitution des Sociétés d'agriculture. Au sein de celle de Paris, membre du Bureau dès sa création en 1761, il en a été l'un des plus actifs responsables mais en a fui les honneurs. Il fut un homme de grande influence sur ces questions et créations.
La quête de la sécurité alimentaire a une histoire aussi longue que celle de l'humanité. Les grandes civilisations ont toutes été marquées par le souci des dirigeants à assurer la disponibilité de grains (blé, riz, ou maïs) pour leurs peuples, conscients des risques de troubles violents générés par le défaut de nourriture. Famines et émeutes de la faim n'ont cessé, depuis des millénaires, de jalonner l'histoire du monde. Très longtemps, la sécurité alimentaire a été définie en termes de quantité de nourriture accessible. Au tournant des années 1990, avec la crise de la vache folle en Europe, puis avec les pandémies imputables aux maladies chroniques d'origine alimentaire, est apparue une composante qualitative de la sécurité alimentaire. Dans un contexte contemporain d'insécurité alimentaire, cet ouvrage a pour objet de caractériser les différents paramètres, politiques, institutionnels, économiques, sociaux et technologiques de la sécurité alimentaire et de poser un diagnostic de la situation à l'échelle mondiale et par grande filière agricole et agroalimentaire. Il propose également des visions prospectives et des éléments d'action pour aller vers plus de sécurité alimentaire dans les prochaines décennies. Cette publication collective fait suite aux analyses d'un groupe de travail de l'Académie d'agriculture de France à travers les contributions de 34 auteurs, membres de l'Académie ou spécialistes du sujet auditionnés.
L'Académie d'agriculture de France vient de fêter ses 260 années d'existence sous un idéal toujours maintenu : "Une passion, connaître, une ambition, transmettre" . Elle réfléchit sur les progrès, explique les enjeux de tous ordres et éclaire la Société et les décideurs. Créée sous Louis XV par un arrêt du Conseil du roi en date du 1er mars 1761, sous le titre de "Société d'agriculture de la Généralité de Paris" , elle a connu bien des époques, nombre de régimes politiques, mais a toujours maintenu un cap ferme : favoriser et encourager les avancées de l'agriculture, puis de l'alimentation et des sciences touchant à l'environnement. Sa réussite pour ces objectifs est évidente, en dépit d'aléas historiques et des conséquences associées à des périodes plus difficiles. Cet ouvrage présente succinctement ce qui s'est passé de sa création jusqu'en 1815 et de montrer des résultats de ses activités et leurs effets sur l'évolution agricole, rurale et sociétale.
Printemps 1944, R D, jeune ouvrier normand déjà engagé dans quelques actions d'information et de renseignement, rejoint les rangs de la Résistance et participe à la constitution et à la vie d'un maquis dans le nord de la Mayenne. Ses carnets imaginaires, appuyés sur des événements réels et précisément rapportés, ont permis de retracer son parcours, ses espoirs et ses réflexions sur ces quelques mois de Résistance.
Dans la seconde moitié du XIXe siècle en Picardie, un Institut supérieur d'agriculture est créé à Beauvais. Il se développe rapidement, associant, sous une forme originale, religieux et laïcs, initiative privée et soutiens publics. L'un de ses professeurs - le frère Eugène-Marie (Eugène Chanoine) - en sera le second directeur. C'est un autodidacte passionné, entreprenant et visionnaire qui fera évoluer la structure avec un grand succès en lui donnant une dimension «Enseignement supérieur, Recherche et Développement» de niveau international. Chercheur et expérimentateur de premier plan, cet Agronome publiera beaucoup dans les Annales de l'Institut puis dans celles de la Station agronomique de l'Oise, créée sous son impulsion, puis développée sous sa direction à partir de 1873. Ses articles consacrés à la pomme de terre, la betterave et les graminées fourragères constituent des références qui lui confèrent la dimension d'une figure scientifique nationale et internationale. Par ailleurs, il aura eu «la main heureuse» en créant la variété de pomme de terre «Institut de Beauvais», encore inscrite au Catalogue officiel cent cinquante-huit années plus tard. On propose ici d'analyser son oeuvre écrite et de la replacer dans son époque et dans les connaissances actuelles afin de montrer sa qualité avec le regard critique qui sied à une telle entreprise.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.