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Contre la vie mutilée. Considérations d'un germaniste à l'attention des lycéen(ne)s
Féral Thierry
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782296053496
La conviction de l'auteur de ces "considérations" est que la réflexion à partir de la culture allemande, dans ce qu'elle a produit de pire comme de meilleur, est appropriée à révéler aux jeunes générations des voies susceptibles de conduire vers ce pays encore fort lointain où la vie - sans pour autant être "paradisiaque" comme l'ont fait miroiter des utopies qui se sont à l'expérience avérées sans lendemain voire mortifères - ne serait plus "mutilée". Motiver, par-delà les aliénations multiples, à se situer en "actant" et non plus en "acté", et donc à se constituer un arsenal d'analyse, de compréhension critique et - pourquoi pas? - de transformation raisonnée de la société, tel fut durant toute sa carrière le "moteur" des cours "de Thierry Feral, tant en lycée qu'en faculté. C'est aussi l'ambition de ce petit essai, assorti d'un commentaire du psychiatre, expert-rapporteur à la Haute Autorité de Santé, Hanania Alain Amar. Biographie: Thierry Feral, 61 ans, est germaniste. Professeur agrégé honoraire, auteur de nombreux travaux, on lui doit d'avoir contribué à faire connaître en France les écrivains antinazis Adam Scharrer et Walter Kolbenhoff. Il a fondé et dirige depuis octobre 1997 la collection" Allemagne d'hier et d'aujourd'hui "aux éditions L'Harmattan."
Amar Hanania Alain ; Féral Thierry ; Gillet Michel
Penser le nazisme ? Sans doute peut-il paraître peu admissible, voire révoltant, d'accoler deux termes aussi incompatibles ! Et pourtant un tel travail, pour être ambitieux, n'en est pas moins nécessaire. En effet, tenter de donner du sens au passé - sans pour autant le justifier-, n'est-ce pas la seule façon de construire l'avenir? L'unique prétention des articles qui composent ce volume est de fournir des éléments de discussion sur une problématique à laquelle nul ne devrait se soustraire, à moins de concevoir que, après tout, le monde peut parfaitement régresser dans la barbarie et en fin de compte - pourquoi pas ? - se passer carrément de l'Homme...
Connu pour ses nombreux travaux sur le national-socialisme et pour avoir contribué à faire découvrir en France les écrivains allemands antinazis Walter Kolbenhoff et Adam Scharrer, le germaniste Thierry Feral montre dans ce petit ouvrage solidement documenté (300 notes de références, 12 pages de bibliographie) que, à l'époque du nazisme, la Suisse -contrairement à une légende fortement ancrée dans les esprits et toujours vivace dans certains milieux -n'a été ni neutre à l'égard de la politique hitlérienne, ni hospitalière à l'égard des Juifs et autres exilés contraints de fuir le troisième Reich. Il établit cependant une différence radicale entre le gouvernement helvétique, soucieux d'une collaboration source de profits considérables, et tout un pan de la population de la Confédération qui eut à cœur de soulager la misère des réfugiés. De page en page, le lecteur découvre un univers kafkaïen : les passeports flétris d'un " J ", les refoulements à la frontière, les camps d'internement, l'acharnement policier envers les antifascistes, mais aussi la résistance clandestine contre le nazisme, le " Comité Allemagne libre " et sa volonté de donner naissance à une union nouvelle, libre et démocratique, sans oublier l'attitude opportuniste de quelques émigrés politiques uniquement centrés sur leur bien-être ou leurs ambitions, et fort peu soucieux du sort de leurs compatriotes alors que tant de citoyens suisses mettaient tout en œuvre pour manifester leur solidarité. Avec ce livre de lecture facile et accessible à tous , c'est en vérité le film d'un &épisode peu connu de l'histoire des années 1933-1945 qui défile devant vos yeux, un film qui certes détruit bien des illusions mais néanmoins offre d'utiles points d'appui pour une réflexion constructive quant à l'avenir.
Inlassable " passeur ", acharné depuis 1980 à nous faire comprendre comment le nazisme a été possible et à nous livrer des textes de première main puisés à la source même du phénomène, Thierry FERAL nous entraîne dans ce nouvel ouvrage à la rencontre de l'écrivain Adam SCHARRER (1889-1948). Militant antinazi de la première heure, émigré à Prague puis en URSS dont il reviendra en 1945 pour s'établir à Schwerin, cet auteur - inconnu du public français et peu considéré en Allemagne - a centré toute son œuvre sur la vie des paysans de Franconie, région d'où il était originaire. Le dernier chapitre de son roman Les Taupes - écrit en exil en 1933 et dont on trouvera ici une adaptation en français - s'ouvre sur l'arrivée de Hitler au pouvoir. Dans ce témoignage poignant sur le sort d'une petite communauté rurale confrontée à l'établissement de la dictature, SCHARRER ne se contente pas de décrire. Il anticipe avec lucidité sur une évolution dont les Allemands et le monde ne prendront réellement la mesure qu'au cours des douze années à venir. Il évoque la mise au pas de la société, les camps de concentration, les combattants de l'ombre, la persécution des Juifs, la rivalité entre SA et SS, la guerre inévitable. Un important appareil de notes précise le contexte.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.