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Adam Scharrer. Ecrivain antifasciste et militant paysan
Féral Thierry
L'HARMATTAN
14,00 €
Épuisé
EAN :9782747527439
Inlassable " passeur ", acharné depuis 1980 à nous faire comprendre comment le nazisme a été possible et à nous livrer des textes de première main puisés à la source même du phénomène, Thierry FERAL nous entraîne dans ce nouvel ouvrage à la rencontre de l'écrivain Adam SCHARRER (1889-1948). Militant antinazi de la première heure, émigré à Prague puis en URSS dont il reviendra en 1945 pour s'établir à Schwerin, cet auteur - inconnu du public français et peu considéré en Allemagne - a centré toute son œuvre sur la vie des paysans de Franconie, région d'où il était originaire. Le dernier chapitre de son roman Les Taupes - écrit en exil en 1933 et dont on trouvera ici une adaptation en français - s'ouvre sur l'arrivée de Hitler au pouvoir. Dans ce témoignage poignant sur le sort d'une petite communauté rurale confrontée à l'établissement de la dictature, SCHARRER ne se contente pas de décrire. Il anticipe avec lucidité sur une évolution dont les Allemands et le monde ne prendront réellement la mesure qu'au cours des douze années à venir. Il évoque la mise au pas de la société, les camps de concentration, les combattants de l'ombre, la persécution des Juifs, la rivalité entre SA et SS, la guerre inévitable. Un important appareil de notes précise le contexte.
Ce livre est une efficace introduction à ce que fut le national-socialisme. Construit selon un concept original et vivant, doté d'un riche corpus bibliographique situé méthodiquement en bas de page et permettant d'enrichir la réflexion, facile à manipuler grâce à un index détaillé et un sommaire précis, il rendra de grands services à toute personne soucieuse d'une information sérieuse sur la sinistre réalité du système hitlérien et par-delà, de ne pas se laisser manipuler par des illusions idéologiques fondées sur la mystification biologique et l'obscurantisme.
Le docteur Henri Brunswic naît allemand en 1913 à Heidelberg sous le nom de Heinrich Braunschweig. En 1933, parce que d'origine juive, il se voit - comme l'ensemble de sa famille - contraint à l'exil par le troisième Reich. Il se réfugie en France puis à Amsterdam. De vieille souche alsacienne, il parvient à obtenir la nationalité française en 1936. " Réintégré de plein droit ", il peut alors poursuivre ses études médicales à Paris. Après la " drôle de guerre ", durant laquelle il a été affecté au service de santé des armées, il séjourne à Clermont-Ferrand et Lyon où il milite efficacement au sein de l'OSE (Œuvre de Secours aux Enfants juifs). Début 1943, il rejoint par l'Espagne les Forces françaises libres en Afrique du Nord. Membre du corps expéditionnaire d'Italie (CEFI), il est blessé à Monte Cassino. Cet ouvrage, rédigé peu avant sa mort en septembre 2004, retrace les multiples aventures d'un " banni de Hitler ". On y apprend énormément sur la vie quotidienne des Juifs à l'époque de la République de Weimar, durant l'émigration, dans la France pétainiste et post-pétainiste où l'antisémitisme restait encore virulent. Grand humaniste, directeur d'une maison de retraite pour rescapés de la Shoah, responsable des publications de l'Association des médecins déportés et internés de la Résistance, vice-président de la Fédération nationale des médecins du front, fortement engagé dans le processus de réconciliation franco-allemande, fondateur de la Ligue internationale pour la promotion de l'éthique médicale dont il assurera la présidence, le docteur Henri Brunswic apporte par sa vision personnelle et son style particulier un éclairage important sur des aspects souvent négligés de l'histoire des " années brunes ".
La conviction de l'auteur de ces "considérations" est que la réflexion à partir de la culture allemande, dans ce qu'elle a produit de pire comme de meilleur, est appropriée à révéler aux jeunes générations des voies susceptibles de conduire vers ce pays encore fort lointain où la vie - sans pour autant être "paradisiaque" comme l'ont fait miroiter des utopies qui se sont à l'expérience avérées sans lendemain voire mortifères - ne serait plus "mutilée". Motiver, par-delà les aliénations multiples, à se situer en "actant" et non plus en "acté", et donc à se constituer un arsenal d'analyse, de compréhension critique et - pourquoi pas? - de transformation raisonnée de la société, tel fut durant toute sa carrière le "moteur" des cours "de Thierry Feral, tant en lycée qu'en faculté. C'est aussi l'ambition de ce petit essai, assorti d'un commentaire du psychiatre, expert-rapporteur à la Haute Autorité de Santé, Hanania Alain Amar. Biographie: Thierry Feral, 61 ans, est germaniste. Professeur agrégé honoraire, auteur de nombreux travaux, on lui doit d'avoir contribué à faire connaître en France les écrivains antinazis Adam Scharrer et Walter Kolbenhoff. Il a fondé et dirige depuis octobre 1997 la collection" Allemagne d'hier et d'aujourd'hui "aux éditions L'Harmattan."
Pour provocateur que ce titre puisse a priori paraître, il faut pourtant se rendre à l'évidence : le nazisme a été à la base un phénomène culturel. Montrer comment des courants de pensée subalternes bien antérieurs à 1933 se sont progressivement érigés en " culture populaire ", définir cette subculture en tentant de préciser comment elle a pu se faire dominante à la faveur d'un contexte particulier (peur de la modernité mutations liées à la défaite de 1918, mystique nationaliste), tel est l'objet de ce petit essai qui n'a d'autre ambition que d'attirer l'attention sur ce qui se passe peut-être aujourd'hui encore insidieusement dans nos sociétés où l'individu, frustré par un pouvoir inhumain, est fréquemment la proie de rêves redoutables que des manipulateurs sans scrupules sont toujours à l'affût d'exploiter.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.