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Suisse et nazisme
Féral Thierry
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782747598187
Connu pour ses nombreux travaux sur le national-socialisme et pour avoir contribué à faire découvrir en France les écrivains allemands antinazis Walter Kolbenhoff et Adam Scharrer, le germaniste Thierry Feral montre dans ce petit ouvrage solidement documenté (300 notes de références, 12 pages de bibliographie) que, à l'époque du nazisme, la Suisse -contrairement à une légende fortement ancrée dans les esprits et toujours vivace dans certains milieux -n'a été ni neutre à l'égard de la politique hitlérienne, ni hospitalière à l'égard des Juifs et autres exilés contraints de fuir le troisième Reich. Il établit cependant une différence radicale entre le gouvernement helvétique, soucieux d'une collaboration source de profits considérables, et tout un pan de la population de la Confédération qui eut à cœur de soulager la misère des réfugiés. De page en page, le lecteur découvre un univers kafkaïen : les passeports flétris d'un " J ", les refoulements à la frontière, les camps d'internement, l'acharnement policier envers les antifascistes, mais aussi la résistance clandestine contre le nazisme, le " Comité Allemagne libre " et sa volonté de donner naissance à une union nouvelle, libre et démocratique, sans oublier l'attitude opportuniste de quelques émigrés politiques uniquement centrés sur leur bien-être ou leurs ambitions, et fort peu soucieux du sort de leurs compatriotes alors que tant de citoyens suisses mettaient tout en œuvre pour manifester leur solidarité. Avec ce livre de lecture facile et accessible à tous , c'est en vérité le film d'un &épisode peu connu de l'histoire des années 1933-1945 qui défile devant vos yeux, un film qui certes détruit bien des illusions mais néanmoins offre d'utiles points d'appui pour une réflexion constructive quant à l'avenir.
Pour provocateur que ce titre puisse a priori paraître, il faut pourtant se rendre à l'évidence : le nazisme a été à la base un phénomène culturel. Montrer comment des courants de pensée subalternes bien antérieurs à 1933 se sont progressivement érigés en " culture populaire ", définir cette subculture en tentant de préciser comment elle a pu se faire dominante à la faveur d'un contexte particulier (peur de la modernité mutations liées à la défaite de 1918, mystique nationaliste), tel est l'objet de ce petit essai qui n'a d'autre ambition que d'attirer l'attention sur ce qui se passe peut-être aujourd'hui encore insidieusement dans nos sociétés où l'individu, frustré par un pouvoir inhumain, est fréquemment la proie de rêves redoutables que des manipulateurs sans scrupules sont toujours à l'affût d'exploiter.
Inlassable " passeur ", acharné depuis 1980 à nous faire comprendre comment le nazisme a été possible et à nous livrer des textes de première main puisés à la source même du phénomène, Thierry FERAL nous entraîne dans ce nouvel ouvrage à la rencontre de l'écrivain Adam SCHARRER (1889-1948). Militant antinazi de la première heure, émigré à Prague puis en URSS dont il reviendra en 1945 pour s'établir à Schwerin, cet auteur - inconnu du public français et peu considéré en Allemagne - a centré toute son œuvre sur la vie des paysans de Franconie, région d'où il était originaire. Le dernier chapitre de son roman Les Taupes - écrit en exil en 1933 et dont on trouvera ici une adaptation en français - s'ouvre sur l'arrivée de Hitler au pouvoir. Dans ce témoignage poignant sur le sort d'une petite communauté rurale confrontée à l'établissement de la dictature, SCHARRER ne se contente pas de décrire. Il anticipe avec lucidité sur une évolution dont les Allemands et le monde ne prendront réellement la mesure qu'au cours des douze années à venir. Il évoque la mise au pas de la société, les camps de concentration, les combattants de l'ombre, la persécution des Juifs, la rivalité entre SA et SS, la guerre inévitable. Un important appareil de notes précise le contexte.
Le docteur Henri Brunswic naît allemand en 1913 à Heidelberg sous le nom de Heinrich Braunschweig. En 1933, parce que d'origine juive, il se voit - comme l'ensemble de sa famille - contraint à l'exil par le troisième Reich. Il se réfugie en France puis à Amsterdam. De vieille souche alsacienne, il parvient à obtenir la nationalité française en 1936. " Réintégré de plein droit ", il peut alors poursuivre ses études médicales à Paris. Après la " drôle de guerre ", durant laquelle il a été affecté au service de santé des armées, il séjourne à Clermont-Ferrand et Lyon où il milite efficacement au sein de l'OSE (Œuvre de Secours aux Enfants juifs). Début 1943, il rejoint par l'Espagne les Forces françaises libres en Afrique du Nord. Membre du corps expéditionnaire d'Italie (CEFI), il est blessé à Monte Cassino. Cet ouvrage, rédigé peu avant sa mort en septembre 2004, retrace les multiples aventures d'un " banni de Hitler ". On y apprend énormément sur la vie quotidienne des Juifs à l'époque de la République de Weimar, durant l'émigration, dans la France pétainiste et post-pétainiste où l'antisémitisme restait encore virulent. Grand humaniste, directeur d'une maison de retraite pour rescapés de la Shoah, responsable des publications de l'Association des médecins déportés et internés de la Résistance, vice-président de la Fédération nationale des médecins du front, fortement engagé dans le processus de réconciliation franco-allemande, fondateur de la Ligue internationale pour la promotion de l'éthique médicale dont il assurera la présidence, le docteur Henri Brunswic apporte par sa vision personnelle et son style particulier un éclairage important sur des aspects souvent négligés de l'histoire des " années brunes ".
Amar Hanania Alain ; Féral Thierry ; Gillet Michel
Penser le nazisme ? Sans doute peut-il paraître peu admissible, voire révoltant, d'accoler deux termes aussi incompatibles ! Et pourtant un tel travail, pour être ambitieux, n'en est pas moins nécessaire. En effet, tenter de donner du sens au passé - sans pour autant le justifier-, n'est-ce pas la seule façon de construire l'avenir? L'unique prétention des articles qui composent ce volume est de fournir des éléments de discussion sur une problématique à laquelle nul ne devrait se soustraire, à moins de concevoir que, après tout, le monde peut parfaitement régresser dans la barbarie et en fin de compte - pourquoi pas ? - se passer carrément de l'Homme...
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.