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Je suis un grand menteur. Entretien avec Damien Pettigrew
Fellini Federico ; Pettigrew Damien
L ARCHE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782851813404
Avec la souveraineté et la liberté qui caractérisent toute son œuvre, Fellini parle de sa manière de faire des films. Une question se trouve au centre du discours : quelle est la source de sa créativité ? Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les films de Fellini ne sont pas construits à partir de souvenirs, d'anecdotes. Il a, comme il l'explique, inventé ses "souvenirs", en disposant d'une mémoire plus vaste, plus universelle, faisant partie de sa propre mémoire mais aussi de celle du monde entier. L'art pour Fellini est une tentative de créer de l'ordre à partir du désordre. Un ordre illusoire peut-être, mais un ordre néanmoins. Il est une phrase de Delacroix que Fellini ferait aisément sienne : "Les choses qui sont les plus réelles pour moi sont les illusions que je crée par ma peinture. Tout le reste n'est que du sable mouvant".
Fellini parle de Fellini... Au cours de ces entretiens habilement conduits et orientés par Giovanni Grazzini, le critique cinématographique du Corriere della sera, l'homme et le metteur en scène se racontent avec une extraordinaire volonté de franchise et une humilité à la fois orgueilleuse et sincère. Que ce soit la politique, la guerre, la religion, l'Italie ou l'argent, tous les thèmes sont sujets à évocation spontanée, mais superbement réfléchie et formulée. Et c'est une succession de séquences passionnantes, qui font de cet ouvrage un nouvel Amarcord infiniment attachant. Fellini et l'enfance, Fellini et la musique, Fellini et Jung ou Freud, Fellini et le sport, Fellini et les enfants, Fellini et le terrorisme, Fellini et la Rome de la Dolce Vita, et bien sûr, Fellini et le cinéma, de ses débuts auprès de Rossellini à la maturité de Et vogue le navire: voici une éblouissante succession de confidences qui dessinent magistralement la personnalité de l'un des plus grands cinéastes de notre temps.
La force d'un texte est parfois de rendre visibles les images mêmes auxquelles il a donné naissance. Tel est le pari de ce livre, où Jacqueline Risset, avec l'amicale complicité de Fellini, a essayé de restituer dans ses langues multiples et dans la force de son imaginaire toute la richesse d'une oeuvre. Intervista ou l'interview redoublée, la plongée dans le mystère créateur du cinéma. Fellini, interrogé par une télévision japonaise, explique l'univers de Cinecittà, et se souvient de lui-même, adolescent lorsqu'il allait rencontrer, en pleine époque fasciste, une diva du cinéma impérial. Prétextes divers à multiplier les plans entre le réel et la mémoire ; l'Amérique de Kafka, les éléphants de carton et les stars des années quarante se bousculent avec d'autres images : Mastroianni, en Mandrake douteux, fait revivre la magie de la Dolce Vita, toutes les fictions mêlent leur ombre à la vie, entre le jeu et la gravité, le spectacle et le rire. On retrouvera dans ce texte toute la puissance d'émotion et la drôlerie du film.
Ce qu'il faut dire est une invitation à habiter ses spiritualités. Dans un monde où les nominations sont enjeux de domination, Léonora Miano invite à prendre ses responsabilités et ses distances quant aux assignations, véhiculées par la langue et les grands récits nationaux. Sa parole, d'une puissance poétique incisive, exhorte à la reconquête des mémoires pour Etre Tout simplement Soi. Requiem pour une vieille Europe des privilèges, ces trois chants sont à lire à voix haute, comme un hymne à la connaissance de soi.
Résumé : Deux épopées de l'intime sur la force vive du souvenir et l'ordinaire des jours. Dans 21 rue des Sources, deux revenants s'amusent et philosophent dans la maison familiale abandonnée. On rit. On se souvient. Tout se détraque dans L'Arbre après une terrible tempête. Gaby et Linette traînent leur amour comme un mal en patience. On se blesse. On ne sait pas aimer. Aurait-il fallu ne pas couper l'Arbre ?
L'Amour de Phèdre semble occuper une position singulière parmi les pièces de Sarah Kane et il est de fait très rare qu'un auteur anglais adapte une pièce classique. L'adaptation s'intègre parfaitement dans l'univers de l'auteur : réapparaissent notamment la dissection d'une émotivité masculine malsaine et nihiliste, tout comme la question de Dieu et les conséquences de la violence.
Olivier Aurélie ; Delaume Chloé ; Chiambretto Soni
21 grands noms de la scène poétique francophone se racontent. Ces lettres racontent leur parcours, leur intimité, leur place dans la société des lettres. Dans ces billets, mots d'humeur, mots d'ordre pour un nouvel ordre du monde, elles prennent le contre-pied d'un lyrisme classique. La femme n'est pas (seulement) Muse, mais Poète, Musicienne, Inspiratrice, Agente de son propre désir. Poésie verticale et adressée, ces lettres racontent les combats, les dialogues et les rencontres qui font de l'écriture une matière politique. Une chair à vif, une matière spirituelle inflammable, une sensualité sans contraintes. Dotées d'une virulence poétique radicale et troublante, ces lettres racontent une soif de partage, un désir de transmission, un rêve de l'autre, l'histoire d'une reconquête de soi. s.