Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Ouvrir la parole
Fédida Pierre ; Galiani Riccardo
MJW
28,01 €
Épuisé
EAN :9791090590199
L'oeuvre de Pierre Fédida interroge les conditions du langage dans la psychanalyse et dans la psychothérapie : comment aider le patient à parler de lui et à trouver sa voie'' Les textes choisis arpentent les différentes étapes de ses réflexions et de son expérience au sujet de la cure psychanalytique. L'illustre psychanalyste présente un éventail de variantes de discours pathologiques et s'interroge sur les méthodes, l'écoute et l'interprétation. Cela concerne en particulier les mécanismes de la régression induite par la parole prise dans la dynamique du transfert et du contre-transfert. Cette implication dans la relation thérapeutique et le caractère dynamique évoluant d'une séance à l'autre peuvent constituer une difficulté pour se distancier ou pour représenter les processus psychiques. La situation de la supervision permet à Fédida de mieux expliquer les processus de représentation du psychanalyste, et d'éviter les écueils pouvant entraver l'interprétation en maintenant le cadre de la situation analytique. Riccardo Galiani commente son choix des textes de Fédida en les situant par rapport à l'ensemble de l'oeuvre, faisant bénéficier le lecteur d'un éclairage judicieux sur la complexité d'une psychanalyse. Pour l'analyste, la meilleure technique consiste à se concevoir dans une formation continuelle à l'écoute : découvrant son patient à partir d'une rupture de la communication ordinaire, la séance "ouvre la parole". Les exemples de séances donnent à Fédida l'occasion de montrer comment le patient peut prendre conscience de la façon dont il est possédé par la parole : l'effet que celle-ci a sur lui : ou, au contraire. comment il peut se trouver en proie à une incapacité à parler. Quelques inédits enrichissent cette réflexion, ainsi qu'une bibliographie complète de l'oeuvre de Fédida permettant au lecteur de mesurer son importance et de prolonger ses lectures au gré de ses souhaits.
Résumé : Est-il aujourd'hui envisageable de s'intéresser aux progrès des sciences du vivant et des biotechnologies tout en tournant le dos au continent africain ? Est-il seulement pensable de regarder les chiffres des malades et des morts en mettant cette situation catastrophique sur le compte des préjugés culturels et des luttes ethniques ? S'agit-il, en un mot, de génocides cumulés faisant de l'Afrique une gigantesque décharge de la conscience de l'Occident ? Peut-on être vivant en Afrique ? La question de ce Forum se devait d'être brutale car c'est la réalité qui l'est. Et on ne saurait se passer de cette question pour réfléchir sur ce qui se joue dans les avancées des sciences de la vie et dans les transformations des sciences de l'homme. Loin de céder à un catastrophisme, les présentes contributions appellent l'urgence de penser autrement l'avenir du continent qui se renouvelle profondément.
« Avec lhomme tandis que je lécoute, il me faut renoncer au regard. Il me faut accepter léloignement que son visage exige. Et cet éloignement entraîné et réglé par la parole qui parle ici est déjà le mouvement de la découverte dun site laction de cette parole qui le construit. Non seulement le renoncement ôte au regard la moindre prétention à se porter sur le visage, mais il impose le langage réservé au silence. Devenir létranger, cest cela. » « Devenir létranger »: cette formule définit, pour Pierre Fédida, la position singulière de lanalyste face à son patient position qui paradoxalement confine à une absence. Mais cest cette « absentisation » de la présence de la personne de lanalyste, et ainsi la formation de sa neutralité dans la cure, qui permet lavancée positive de cette dernière. En rappelant que labsence, expérience essentielle pour la psychanalyse, ne se réduit pas à la perte dun objet identifiable (un être aimé) ou à ses figures repérables (deuil, castration), mais quelle se niche également au cur du langage, cest à un véritable dépassement des stéréotypes conceptuels que lauteur nous invite, puisant continuellement dans les ressources de la poésie et des mythes.
Résumé : " Qu'est-ce qui guérit dans la psychothérapie ? ", la question prend ici une forme naïve, pour interroger la psychanalyse sur son processus thérapeutique et sur la place qu'elle vient à donner aujourd'hui à la pratique psychothérapique. Le débat ouvert - entre psychanalystes - par ce Forum évite les réponses convenues sur la magie de la parole, sur le transfert, sur la levée du refoulement... Il prend appui sur l'expérience clinique de la résistance à la guérison et entraîne ainsi à de nouvelles élaborations tant techniques que théoriques qui ne sont pas sans questionner l'idée même de guérison. Et plutôt que de chercher à opposer psychanalyse et psychothérapie, les auteurs de ce volume se préoccupent de réévaluer la pratique psychothérapique à partir des transformations qui sont à l'?uvre dans le champ de la pensée psychanalytique contemporaine. Pierre Fédida
La psychanalyse est, par essence, une expérience de l'absence. Absence à laquelle les psychanalystes s'empressent habituellement de donner une cause: l'objet perdu. Ou bien ils la réduisent à des figures repérablesla séparation, le deuil, la castration. Mais la moindre de nos "représentations" n'est-elle pas déjà la relique d'une absence? Tout ce que nous appelons psychisme est tissé par l'absence. Pierre Fédida interroge cette absence irréductible à un absent assignable et pourtant constitutive du sujet humain. Sa méditation porte principalement sur l'"écrire" et l'"entendre" du psychanalyste, sur la dépression et la mélancolie, sur le jeu et la métaphore, la dissymétrie et l'intervalle.
Dans ce tome 5 sont abordés des sujets fondamentaux envisagés tant sur le plan pratique que sur le plan théorique. Celui-ci se termine par des photos rares, la plupart recueillies lors de rencontres scientifiques. Arthur Tatossian convie le lecteur à réfléchir sur des problèmes de la vie de tous les jours et les contacts avec Autrui, la mémoire et la crainte engendrée par ses troubles, les évènements biographiques et leurs conséquences d'une part chez le sujet exempt de troubles psychiques par exemple en cas de Deuil et, d'autre part, chez le sujet malade, ici l'alcoolique chronique, dont sont évoqués les rapports avec ses proches et avec son ou ses médecins. Les notions de réalité et de temps vécu, l'approche des psychoses et de leur décompensation éventuelle sont présentées de façon simple permettant de comprendre ce qu'est la phénoménologie et ce qu'elle peut apporter au praticien pour aider son patient. Sur un plan plus théorique, une remarquable présentation de la phénoménologie de la schizophrénie confirme l'intérêt du point de vue phénoménologique tant sur le plan théorique que pratique. L'étude de la quotidienneté, en hommage à Guiseppe Campailla, met en évidence que "le problème de la quotidienneté est la référence constante de la pensée phénoménologique" et que le lebenswelt du Husserl tardif révèle le rôle majeur que joue l'intersubjectivité dans la réalité quotidienne. Une étude comparative très intéressante des Pratiques traditionnelles en cas de maladies mentales — en Afrique et à la Réunion — et des méthodes utilisées en psychiatrie en Occident permet à A. Tatossian de revenir sur un thème qui lui est cher, celui de la chronicisation de la maladie mentale, et de montrer que les conceptions sur l'origine du trouble mental dans ces sociétés, la bonne tolérance du malade par celles-ci, le soutien du malade par le groupe auquel il appartient, permettent, dans une large mesure, d'éviter le passage à la chronicité. L'auteur estime que l'utilisation de certaines de ces pratiques traditionnelles, adaptées à nos méthodes, peuvent être très efficaces puisque, comme il l'a toujours préconisé, elles permettent d'utiliser au maximum le potentiel qui reste au malade, et il en reste toujours. Quelques réflexions sur la grève de la faim permettent de distinguer les motivations non pathologiques des motivations discutables, souvent pathologiques. Le vécu du sujet cancéreux adolescent est présenté par Tatossian, à titre d'introduction, aux Journées de l'Association Psychologie et cancer de 1984. Pour terminer l'auteur nous entraîne dans une brillante étude comparative de l'OEdipe dans les oeuvres de Kafka, Musil et Freud qui ne peut qu'inciter à lire ou relire les textes de ces auteurs.
Résumé : Si l'on devait résumer Manchester aujourd'hui, les mots-clés seraient sûrement : musique et football. Cependant, l'histoire musicale de Manchester n'a pas eu le développement typique qu'ont connu d'autres villes du pays. Son essor est intimement lié à la crise de la désindustrialisation des années soixante-dix et à la récession des années 1980. Buzzcocks, Joy Division, The Fall, New Order, The Smiths, Happy Mondays, Stone Roses, The Charlatans ou Oasis, Factory Records et l'Haçienda, autant de noms évocateurs inhérents à la culture mancunienne dans l'histoire musicale britannique contemporaine. Ces derniers ont tous contribué à inscrire Manchester sur le planisphère des villes culturelles de premier plan grâce à leur détermination. Avant 1976, Manchester était l'archétype d'une ville ouvrière que la révolution industrielle avait bâtie pour asservir la classe ouvrière dans ses usines. Il a suffi de deux concerts des jeunes punks Sex Pistols, invités par deux étudiants de Manchester, pour que sa jeunesse cherchant une échappatoire aux fractures sociales et éprise d'une volonté révolutionnaire, attrape le train en marche afin de redorer la réputation de leur ville à l'international et confirmer sa créativité avant-gardiste dans l'industrie musicale nationale. Dans la deuxième moitié des années quatre-vingts, Manchester devint un symbole des musiques électroniques en Europe, particulièrement grâce à l'acid house qui fit vibrer ses clubs de légende. Ce terreau unique développa l'empreinte Madchester. De la fin des années soixante-dix jusqu'au tournant du millénaire, la ville s'est totalement métamorphosée. Manchester est aujourd'hui une métropole à l'urbanisme moderne, centrée sur le monde des affaires, où l'économie est florissante et la culture foisonnante. Cette histoire est étroitement liée au contexte politique et économique particulier de l'Angleterre du dernier quart du XXe siècle, marqué par les gouvernements Thatcher et Blair. C'est grâce à sa scène musicale que Manchester est aujourd'hui devenue une ville incontournable dans l'histoire des musiques populaires occidentales.
En amour, nous pensons être à l'abri de manipulations... la société est là pour s'en charger. L'auteur, ethnologue, enquête sur un événement qui provoque l'émotion dans ce village de nomades de la mer, les Badjos d'Indonésie. Il interroge les habitants, consulte les chamans, fini par découvrir une forme inhabituelle d'éthique, déterminante. Pourquoi cette société interdit-elle les désirs qui portent atteinte à l'ordre social, et malgré tout offre les moyens pour les réaliser ? Comment l'individu se retrouve-t-il ? Bientôt, à la fois les lettres de son amie et sa vie dans le village, le conduisent à une introspection : comment ne plus être complice des règles imposées par l'amour ? Lentement, l'ethnologue se fait explorateur du psychisme dans ces deux civilisations, si loin l'une de l'autre. Les conclusions de son enquête sont étonnantes. S'y révèle un chefd'oeuvre de l'art badjo : celui de créer une société équilibrée et solidaire. Avec justesse, et non sans subjectivité, à travers des situations de la vie quotidienne, l'auteur réussit à nous transmettre l'âme de cette culture unique. L'ouvrage ouvre sur des questions, qui sont les nôtres : quelle place une société donne-t-elle aux contraintes de l'amour ? La conscience morale peut-elle cohabiter avec le vice et la tentation ? La magie avec le marivaudage ?