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Investissement du Moi et actes manqués. Suivi de Contes. Mythes. Histoire des premiers temps
Federn Paul ; Haussone Catherine ; Lévy Benjamin
ITHAQUE
14,00 €
Épuisé
EAN :9782916120782
Paul Federn (1871-1950) a ouvert la voie à l'abord psychanalytique des psychoses et à la compréhension métapsychologique de ces éprouvés limites du Moi auxquels la clinique ne cesse de nous renvoyer aujourd'hui. Quatrième adhérent de la Société psychologique du mercredi, ce psychiatre de formation devient vice-président de la Société psychanalytique de Vienne en 1924 et le représentant de Freud pour tout ce qui concerne sa pratique clinique. Son lien au fondateur de la psychanalyse fut aussi profond que sa loyauté fut exemplaire, au point que ce dernier le surnomma "l'apôtre Paul". En présentant deux de ses textes jusqu'alors inédits en français, le groupe de recherches Paul Federn, dirigé par Florian Houssier, rappelle ici l'importance historique de ce pionnier auquel Jean Laplanche et Didier Anzieu ont su rendre hommage au fil de leurs travaux. Si le premier texte nous engage à écouter nos patients à travers l'exploration des frontières du Moi dans la psychose, les rêves ou les actes manqués, le second, plus anthropologique, s'inscrit dans la continuité du débat avec Freud à propos de la horde primitive et de l'organisation de la société. Au clinicien contemporain de juger, à l'aune de sa pratique, s'il reprendrait aujourd'hui à son compte l'accusation de "déviationnisme" dont Federn fut l'objet par certains de ses pairs de l'époque.
Federn Paul ; Freud Sigmund ; Lévy Benjamin ; Woer
Sigmund Freud a écrit environ 20 000 lettres ; sa correspondance avec Paul Federn ouvre autant sur l'exhumation de situations cliniques que sur des incises théoriques. Ces lettres offrent également un point de vue sur l'homme Freud, sur sa vie relationnelle et sur ses contacts scientifiques, dévoilant le paysage d'une époque. L'échange épistolaire présenté ici se compose de 143 documents, essentiellement rédigés par Freud, les lettres de Federn ayant été perdues, à quelques exceptions près. Au-delà de la singularité du lien entre les deux hommes, ce sont les débuts de la psychanalyse qui sont revisités. On voit ainsi à quel point Freud a pu s'appuyer sur celui qu'il considérait comme son bras droit pour défendre la cause de l'analyse profane ; par rebond, la publication de ces lettres rétablit la place de Federn dans l'histoire du mouvement psychanalytique. Leurs échanges témoignent de préoccupations qui restent d'une actualité étonnante. Après Investissement du Moi et actes manqués (2017), le Groupe de Recherches Paul Federn, dirigée par Florian Houssier, poursuit, avec la publication de ces lettres, son exploration de l'0euvre d'un pionnier de la psychanalyse et de la thérapie psychanalytique des psychoses.
Nunberg Herman ; Federn Ernst ; Schwab-Bakman Nina
En 1908, la première "société psychanalytique" est officiellement fondée, à Vienne. Mais c'est depuis 1902 que quelques hommes ont pris l'habitude, et le goût, de se réunir chaque semaine au domicile de Freud : les fameuses "séances du Mercredi soir". A partir de 1906, le jeune Otto Rank est chargé d'établir le compte rendu détaillé de ces séances : ce sont les Minutes, soigneusement conservées par Freud, puis par Paul Federn. La métaphore, aujourd'hui si usée, de pionniers de la psychanalyse retrouve ici sa saveur, et le mot, aujourd'hui si généreusement distribué, de séminaire, sa raison d'être. Sous la direction ferme et discrète de Freud, un groupe assez hétérogène de médecins, d'éducateurs, d'écrivains s'avance, avec un mélange d'enthousiasme et de réticence, dans un territoire pour eux à peine défriché et aux frontières encore mal définies. Aussi les questions abordées sont-elles très diverses : troubles de la sexualité, étiologie des névroses, inceste ; mais les exposés suivis d'une discussion - à laquelle chaque participant est tenu de contribuer - peuvent aussi porter sur des oeuvres littéraires ou même être l'occasion d'aveux et de souvenirs personnels. C'est véritablement au lieu d'origine de ce qui deviendra le mouvement psychanalytique que nous sommes conviés. Car si, en ce début du siècle, la chose analytique ne pouvait qu'être identifiée à la recherche longtemps menée en solitaire par Freud, la cause, elle, demandait à être non seulement soutenue, mais mise à l'épreuve en chacun des intéressés.
Le père, loin de n'être qu'un géniteur, est devenu, grâce à "la religion monothéiste" selon Freud, le héros d'une aventure spirituelle ; celle-ci fait de la paternité un "progrès dans la spiritualité" . Cette valeur nouvelle repose sur la parole qui engage celui qui se reconnaît comme père auprès d'un enfant, en reconnaissant cet enfant comme le sien ? Première déclaration d'amour pour son enfant, qui ne tient qu'aux mots, qui échappe aux sens, qui, de géniteur, le rend père de cet enfant à qui il donne son nom. Mais que devient le nouage entre le père et la paternité quand la conception religieuse du monde s'éclipse au profit de la conception scientifique, et des bouleversements dans la filiation ? Si la paternité est viable sans le soutien d'une religion, comment se met en place la dissociation souvent observée entre un père et sa paternité, comment les errements et les égarements des pères l'auront-ils annoncée et préparée ? Quel est le secret de ce lien que la paternité constitue, différent en fonction du sexe de l'enfant ? A la fin de son enseignement, Lacan considère que le père oedipien garant des histoires de famille et de la norme sexuelle est devenu un symptôme dans notre modernité, parmi d'autres pères-symptômes voués à faire tenir ensemble leur parole et leur jouissance, mais aujourd'hui loin des codes associés à l'hétérosexualité. Comment le penser ? Désormais qu'est-ce qu'un père, et même à quoi sert-il, si la représentation de son meurtre ne parvient plus à mettre en scène et à donner sens à la mort ? De quelle fiction peut-il être le garant dans un temps, le nôtre, où la discordance entre le monde et l'homme devient assourdissante ?
Colloque de Cerisy sur la psychanalyste Nathalie zaltzman, avec les contributions de J. Altounian, G. Barbieri, G. Brisac, J. -F. Chiantaretto, A. Cohen de Lara, E. Corin, B. De Rosa, N. Durr, C. Ferrié, G. Gaillard, J. -M. Hirt, M. -F. Laval Hygonenq, I. Lasvergnas, A. Lecoq, G. Levy, C. Matha, R. Minjard, J. -P. Pinel, E. Tysebaert, M. Vacquin, F. Villa.
En reprenant des thèmes qui lui sont chers - notamment la théorie du champ et la théorie de la narrativité, les fonctions de la rêverie et de l'onirisme, la place et les enjeux de l'interprétation, la transformation des émotions -, Ferro revient sur le coeur de sa pratique pour en dégager des perspectives cliniques nouvelles. Il soutient que les productions en séance sont des co-constructions entre le patient et l'analyste, mettant en évidence la pertinence de la rêverie qui permet de transformer les contenus bruts, non traités par la psyché, en représentations symbolisables sous la forme de récits de vie. Les facteurs de guérison sont ainsi décrits comme le déploiement d'une capacité nouvelle à contenir une sensorialité qui peu à peu, au fil des séances, peut se transformer en image puis en récit. Ferro aborde également des thèmes souvent négligés par les textes analytiques traditionnels, tels que les enjeux concernant des ruptures du cadre par l'analyste, le vieillissement des psychanalystes, la place des supervisions dans la formation analytique.
La psychanalyse reste-t-elle une méthode de cure valable pour les patients du troisième millénaire ? Dans un style informel et provocateur, Antonino Ferro, l'un des psychanalystes contemporains les plus influents, confirme ici toute la vitalité de la discipline inventée par Freud, et expose, point par point, sa vision du travail analytique : l'utilisation du divan ou du face à face, la durée des séances et de la thérapie, le paiement, le transfert érotique, l'autisme, le mensonge... Il en résulte un "guide" stimulant pour le thérapeute qui souhaite s'aventurer au-delà de la pure orthodoxie, et pour les patients qui s'engagent avec curiosité et intérêt dans cet espace de créativité partagée.