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Place des Minorités ; Le Monologue de l'exil
Fayez Aiat
L ARCHE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782851819260
Dans ce recueil, Aiat Fayez entrelace les thématiques essentielles de son oeuvre : l'exil et le deuil, la mémoire et la langue, l'étranger. Dans Place des Minorités, la représentation desdites minorités sur scène est abordée de front. Le même couple est dépeint à trois différentes périodes de sa vie : de l'allégresse en passant par le doute, jusqu'aux chancellements, quand l'un des partenaires, confronté au racisme latent qui s'exerce à son encontre dans le milieu théâtral, frise la paranoïa d'être persécuté. Au terme d'une longue recherche qui l'a mené dans différents pays d'Europe, le meilleur ami du narrateur du Monologue de l'exil se suicide. Qui était ce jeune homme en quête d'une "terre où vivre serait possible" ? Jusqu'où peut-on approcher la vérité d'un acte ? Aiat Fayez s'inscrit avec ce recueil dans la lignée des écrivains européens de l'exil, de leur tragique destinée et d'une quête de soi par l'écriture.
Le mythe de l étranger connaît comme chaque mythe mille et une versions. Aiat Fayez fut un étranger en France et il l est resté après avoir quitté ce pays. Le regard de l étranger reste toujours un regard différent de celui des autochtones. Même avec la meilleure volonté, il parle avec un accent, s habille différemment ou bouge autrement et, surtout, ne peut se défaire de sa peau. Il est marqué et tous ceux et celles qui le rencontrent le savent tout de suite: « D où vient votre petit accent? » Les autochtones ne lui sont pas hostiles, ce serait une hypothèse trop facile. Mais ils sont conditionnés, réagissent comme on les a éduqués, ce qui est simplement humain, n est-ce pas?... Voici quatre scènes qui jettent une fascinante lumière sur cette incompatibilité. Sous quatre angles successifs, Aiat Fayez observe des choses que nous ne pouvions voir avec nos yeux. C est pour cela que nous avons besoin des siens.
La patrouille du Caporal Samba va livrer son premier combat aérien piloté par le jeune et intrépide Lieutenant Georges-Marie Guyemer (1894-1917), héros légendaire de l'aviation française durant la première guerre mondiale.
L'étranger aujourd'hui ne peut plus sortir de chez lui. S'il sort de chez lui, l'étranger est torturé rien qu'à l'idée de la haine qui l'entoure. Pour marcher dans la rue, l'étranger doit baisser la tête, se faufiler pour ne pas se faire remarquer. Pour arriver dans sa rue, pour atteindre sa maison, l'étranger en vient à marcher à quatre pattes. Le mieux serait qu'il reste entre les murs de sa maison, s'il ne veut pas recevoir la répugnance des Français en plein visage. Mais l'étranger aussi doit pouvoir sortir prendre l'air voir le monde. L'étranger aussi doit pouvoir comme tout le monde jouir de la vie s'adonner au plaisir accomplir objectifs et ambitions. Mais l'effroyable réalité le guette au coin de chaque désir. Et l'étranger à chaque rencontre balbutie devant la haine qui scintille dans les yeux de son interlocuteur.
Les graffitis sont comme un cri muet." (Omar Fathi, graffeur, alias Picasso) La situation instable que connaît l'Egypte depuis 2011 a engendré une prise de parole populaire : la jeunesse s'est levée pour crier son mécontentement et sa révolte contre l'injustice et la corruption. Silencieux et pacifique, le street art est ici une expression artistique et politique. Les murs se parent de fresques engagées et de portraits des martyrs d'une révolution au sourire figé. Sur les murs du Caire les graffitis sont éphémères. Contrariant les autorités égyptiennes par leur spontanéité et leur imagination, ils sont rapidement effacés. Ce livre pérennise ces temps de révolte et constitue un témoignage poignant des révolutions arabes. C'est aussi le prolongement d'un documentaire qui y est encarté, un film tourné en mars 2013 dans les rues du Caire, alors que les manifestations battaient leur plein.
Ce qu'il faut dire est une invitation à habiter ses spiritualités. Dans un monde où les nominations sont enjeux de domination, Léonora Miano invite à prendre ses responsabilités et ses distances quant aux assignations, véhiculées par la langue et les grands récits nationaux. Sa parole, d'une puissance poétique incisive, exhorte à la reconquête des mémoires pour Etre Tout simplement Soi. Requiem pour une vieille Europe des privilèges, ces trois chants sont à lire à voix haute, comme un hymne à la connaissance de soi.
Fo Dario ; Cecchinato Toni ; Colchat Nicole ; Rame
Le nouveau dirigeant est arrivé et il nous a dit : "Bravo, vous avez bien fait de désobéir la dernière fois à l'autre dirigeant, qui après tout n'était qu'un révisionniste, un contre-révolutionnaire Vous avez bien fait ! Il faut toujours avoir les tigres avec soi quand l'ennemi est là. Mais à partir de maintenant, ce n'est plus nécessaire. L'ennemi est en fuite... Ramenez immédiatement les tigres dans la forêt." "Comment, encore ?" "Obéir au parti !" "Question de dialectique ?" "Evidemment !" "Bon, suffit !"
Cette trilogie de Léonora Miano regroupe trois pièces, Révélation, Sacrifices et Tombeau qui se conçoivent comme une tragédie en trois volets, où il est question d?un sujet peu, voire jamais, abordé sur nos scènes françaises, celui de la traite esclavagiste. La langue puissante et musicale de l?auteure s?y déploie dans toute sa force et sa virtuosité.
Sous le nazisme, la peur et la misère affectaient toutes les couches de la société allemande, l'intelligentsia, la bourgeoisie, la classe ouvrière. Il y a certes le courage de la poignée de militants qui, au mépris de tous les dangers, publient une littérature illégale. Mais il y a aussi la capitulation, face à la terreur, d'une trop grande part de l'intelligentsia. C'est ce qu'a voulu montrer Brecht, d'abord à ses compatriotes exilés, autour des années 1938, en écrivant la trentaine de courtes scènes, inspirées de la réalité même, de Grand-peur et misère du IIIe Reich. La pièce naît en 1934 de la volonté de Brecht et de Margarete Steffin, de rassembler un matériau composé de coupures de presse et de témoignages sur la vie quotidienne en Allemagne sous la dictature hitlérienne. Le titre fait allusion au roman Splendeurs et misères des courtisanes de Balzac, et inscrit donc la pièce dans une lignée de peintures naturalistes de la société allemande de l'avant-guerre, brossant un large tableau allant du monde ouvrier à la magistrature en passant par la petite bourgeoisie. La création de huit scènes aura lieu en mai 1938 à Paris devant un public essentiellement composé d'émigrés. Certaines scènes seront également publiées dans des revues d'émigrés visant à alerter l'opinion publique sur la réalité de la dictature en Allemagne et signalant le danger d'une guerre imminente. On y voit tour à tour la bourgeoisie, le corps médical, la justice, les enfants, les prisonniers, etc. évoluer face au régime. Ce n'est cependant qu'après la Seconde Guerre mondiale que la pièce rencontre son succès, car elle montre, comme le disait Brecht lui-même, "la précarité évidente du IIIe Reich, dans toutes ses ramifications, contenue uniquement par la force". Aujourd'hui encore, Grand-peur et misère du IIIe Reich résonne comme un avertissement contre toute forme de système absolu et reste l'un des textes clés du vingtième siècle et au-delà. C'est un manifeste qui invite à lutter contre toute forme politique basée sur la discrimination et sur la crainte.