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Aux marges de la médecine. Santé et souci de soi, France (XIXe siècle)
Faure Olivier ; Carol Anne
PU PROVENCE
20,00 €
Épuisé
EAN :9791032000311
Parmi les nombreux écrits consacrés depuis près de quarante ans à l'étude des relations entre les populations, la santé, la médecine et les médecins dans la France du XIXe siècle, on a choisi ici délibérément de ne retenir qu'une partie de ceux qui traitent des marges du système sanitaire. On y trouvera donc peu de chose sur les médecins, sauf s'ils sont hétérodoxes, ni sur l'accès aux soins médicaux, mais d'abord des chapitres consacrés aux sages-femmes, aux religieuses soignantes, aux officiers de santé et aux pharmaciens. D'autres traitent des comportements sanitaires populaires peu conformes aux injonctions médicales, comme l'usage du médicament ou celui des eaux minérales. Quelques uns présentent la face cachée de l'histoire hospitalière avec ses petits établissements et ses pensionnaires plus pauvres que malades. Une dernière série souligne le rôle des patients dans les médecines marginales comme l'homéopathie et quelques autres. Au-delà de la diversité des thèmes abordés, ce recueil ne se contente pas de réévaluer le rôle de certains acteurs méconnus ; il tente de démontrer que nos actuelles attitudes face à la maladie et à la santé ne sont pas seulement le fruit d'une médicalisation imposée du haut mais aussi le reflet des aspirations populaires. Enfin, il laisse entrevoir ce qu'aurait pu être un système de santé dans lequel les patients et les professions intermédiaires auraient eu toute leur place aux côtés des médecins.
Peut-on encore faire de l'histoire sociale ? Dans cet essai alerte et incisif, Olivier Faure ouvre le débat : il démontre à quel point l'histoire culturelle a progressivement pris l'ascendant sur les méthodes et la démarche de l'histoire sociale. Ce texte se veut un plaidoyer pour une histoire qui mette au premier plan les conditions concrètes dans lesquelles vivent les individus et les groupes. Il invite ainsi à multiplier les échelles et à utiliser des concepts issus de la sociologie, tout en remettant en cause certaines idées reçues (l'exode rural, l'existence de classes homogènes...). Un petit ouvrage utile pour guider tous ceux et celles qui s'intéressent à l'histoire, dans le choix de leur sujet de recherche, de leur problématique et de leur méthode.
Chirurgien-accoucheur et professeur à l'école de médecine de Lyon, Fleury Imbert fut une personnalité intellectuelle et militante tout à fait originale. Disciple direct et héritier du fondateur de la phrénologie, Franz Joseph Gall, Imbert n'hésita pas à critiquer la pratique de la Société de phrénologie de Paris. Fouriériste après avoir été saint-simonien, il ne fut pas le leader local du mouvement mais un adhérent original et critique. Fleury Imbert est l'auteur d'une doctrine médicale qui ramène la santé, la maladie et la médecine à la connaissance du système nerveux (encéphale, moelle, nerfs). Il est également l'inventeur d'une "physiologie de l'histoire" dans laquelle il distingue trois phases dans l'évolution de l'humanité (barbarie, christianisme, raison) en se fondant sur le schéma phrénologiste, et prédisait, comme Fourier, l'entrée de l'espèce humaine dans l'âge de l'harmonie. De sa vie intime à sa carrière médicale en passant par son oeuvre et son engagement, ce livre lève le voile sur un médecin largement méconnu, qui certes ne fut pas un des disciples de théories en vogue, mais qui se considérait bien comme un prophète annonçant une science nouvelle et des temps heureux.
On croit volontiers que les cliniques privées, qui occupent une place majeure dans le paysage hospitalier français, sont nées après la Seconde Guerre mondiale, uniquement dans le sillage des progrès de la chirurgie. Sans négliger ces questions techniques ni l'essor des "Trente glorieuses", ce livre montre aussi que les cliniques et hôpitaux privés ont une longue histoire dans laquelle les facteurs sociaux et politiques jouent un rôle majeur dans ce qu'il faut bien appeler leur extraordinaire succès. Décrire les cliniques amène forcément à évoquer l'histoire et les politiques hospitalières, celle de la mutualité et des congrégations religieuses et plus largement à revisiter l'histoire politique et parlementaire des IVe et Ve Républiques. Dès la Révolution et pendant tout le XIXe siècle, des établissements privés variés (commerciaux, mutualistes, confessionnels) répondent aux besoins croissants d'hospitalisation que l'hôpital public ne peut, ne veut ou ne sait satisfaire. En 1930, leur rôle est déjà si grand que l'on autorise les assurés sociaux à les fréquenter. Désormais devenues concurrentes des hôpitaux publics, les cliniques accélèrent leur développement, en particulier grâce à une organisation syndicale efficace qui sait se faire entendre des pouvoirs publics. l)e ce dialogue émerge un compromis original qui voit des entreprises privées de plus en plus étroitement associées à une oeuvre de santé publique.
Pour la première fois dans l'histoire de la BD, la politique nous est racontée de l'intérieur par l'un de ses acteurs. Tout commence le 29 mai 2005 quand la France dit non au traité constitutionnel européen. Ce jour-là, la campagne pour la désignation du candidat PS à la présidentielle démarre vraiment. Ce jour-là, Olivier Faure, directeur adjoint du cabinet de François Hollande, se met à " croquer " ses camarades socialistes. De l'irruption de Ségolène Royal à sa victoire devant les militants le 16 novembre 2006, rien ne manque. Entrez dans les coulisses de Solférino et découvrez les clefs de la campagne du PS pour la présidentielle.