Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les Cliniques privées. Deux siècles de succès
Faure Olivier ; Dessertine Dominique
PU RENNES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782753519985
On croit volontiers que les cliniques privées, qui occupent une place majeure dans le paysage hospitalier français, sont nées après la Seconde Guerre mondiale, uniquement dans le sillage des progrès de la chirurgie. Sans négliger ces questions techniques ni l'essor des "Trente glorieuses", ce livre montre aussi que les cliniques et hôpitaux privés ont une longue histoire dans laquelle les facteurs sociaux et politiques jouent un rôle majeur dans ce qu'il faut bien appeler leur extraordinaire succès. Décrire les cliniques amène forcément à évoquer l'histoire et les politiques hospitalières, celle de la mutualité et des congrégations religieuses et plus largement à revisiter l'histoire politique et parlementaire des IVe et Ve Républiques. Dès la Révolution et pendant tout le XIXe siècle, des établissements privés variés (commerciaux, mutualistes, confessionnels) répondent aux besoins croissants d'hospitalisation que l'hôpital public ne peut, ne veut ou ne sait satisfaire. En 1930, leur rôle est déjà si grand que l'on autorise les assurés sociaux à les fréquenter. Désormais devenues concurrentes des hôpitaux publics, les cliniques accélèrent leur développement, en particulier grâce à une organisation syndicale efficace qui sait se faire entendre des pouvoirs publics. l)e ce dialogue émerge un compromis original qui voit des entreprises privées de plus en plus étroitement associées à une oeuvre de santé publique.
Résumé : Dans un livre qui alterne entre récit intime, politique sur sa rencontre avec le socialisme, coulisses des grands moments de la gauche depuis 2022, nationaux et européens, Olivier Faure relate avec une franchise rare les combats qui ont à nouveau fait du Parti socialiste une force politique de premier ordre. Bataille des retraites, alliances et affrontements avec LFI, péripéties de la dissolution ratée, querelles de la non-censure, portraits de nombreuses personnalités qui ont fait l'actualité des dernières années : Benoît Hamon, Martine Aubry, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Manuel Valls, Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann, Emmanuel Macron, François Bayrou... Dans un dialogue avec son père que la mort est venue interrompre, Olivier Faure rêve de convaincre tant de Français déçus, allés grossir les rangs de l'extrême droite. La sincérité est le fil rouge de ce témoignage politique inclassable.
Chirurgien-accoucheur et professeur à l'école de médecine de Lyon, Fleury Imbert fut une personnalité intellectuelle et militante tout à fait originale. Disciple direct et héritier du fondateur de la phrénologie, Franz Joseph Gall, Imbert n'hésita pas à critiquer la pratique de la Société de phrénologie de Paris. Fouriériste après avoir été saint-simonien, il ne fut pas le leader local du mouvement mais un adhérent original et critique. Fleury Imbert est l'auteur d'une doctrine médicale qui ramène la santé, la maladie et la médecine à la connaissance du système nerveux (encéphale, moelle, nerfs). Il est également l'inventeur d'une "physiologie de l'histoire" dans laquelle il distingue trois phases dans l'évolution de l'humanité (barbarie, christianisme, raison) en se fondant sur le schéma phrénologiste, et prédisait, comme Fourier, l'entrée de l'espèce humaine dans l'âge de l'harmonie. De sa vie intime à sa carrière médicale en passant par son oeuvre et son engagement, ce livre lève le voile sur un médecin largement méconnu, qui certes ne fut pas un des disciples de théories en vogue, mais qui se considérait bien comme un prophète annonçant une science nouvelle et des temps heureux.
C'est à une passionnante enquête au coeur des archives que nous convie Olivier Faure, entre impasses et découvertes, suspense et rebondissements. Il suit le parcours d'un obscur épicier ambulant de la région de Tarare (près de Lyon) qui, au XIXe siècle, réussit en leurrant les autorités à obtenir le titre d'officier de santé. Au fil du récit, la personnalité complexe de Jean-Pierre Françon se dessine, imprégnée par la société de l'Ancien Régime (en matière de commerce, d'économie, de rapports sociaux...) et poussée par un caractère fort et une intelligence sociale qui vont lui permettre d'échapper au déterminisme et de s'élever au-dessus de sa condition. C'est également le portrait d'une profession qui se révèle : celle des officiers de santé, qui n'ont pas suivi les études nécessaires pour devenir médecins et parcouraient les campagnes pour apporter les soins qui faisaient défaut à la population, parfois de façon peu orthodoxe ou aux dépens des malades eux-mêmes. Tout comme celui du Pinagot d'Alain Corbin en son temps, le cheminement du Françon d'Olivier Faure vient éclairer l'histoire de France et de son peuple d'une nouvelle lumière, certes ténue mais désormais essentielle.
Résumé : Crise après crise, la reproduction sociale opère un tri implacable entre ceux qui peuvent faire des études, ceux qui réussissent, et les autres. Il en ressort un paradoxe antiredistributif ? : aux fortunés, les études longues et prestigieuses ? ; aux modestes, l'échec scolaire ou, dans le meilleur des cas, l'accès à des filières courtes. Comment remédier à cette injustice persistante en raison de l'origine sociale, à cette iniquité des chances à l'entrée de la vie active ?? Comment sortir de cette situation qui conduit les moins aisés à financer les études des enfants les plus dotés ?? En créant, nous propose Olivier Faure dans cet essai percutant et concret, un "? capital républicain ? ", sous forme de dotation universelle à la naissance indexée sur les études suivies et mobilisable tout au long de la vie par ceux qui ont quitté le système éducatif prématurément. Ainsi, chacune ou chacun, quels que soient son point de départ, son parcours et ses aspirations, pourra bénéficier d'un engagement, non pas identique, mais équivalent de la part de la puissance publique. Et de nouveau croire en la promesse républicaine. Olivier Faure est député de Seine-et-Marne et premier secrétaire du Parti socialiste.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.